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TOT

de la même espèce et des hommes du clan. Il se distingue du fétiche en ce qu'il ne comporte ai cun pouvoir magique, et des divinités ordinaires en ce qu'il ne représente aucune force de la nature. On a pu considérer comme d'origine totémique le culte des animaux en Egypte, où chaque tribu semble avoir eu sou totem spécial (crocodile, serpent, taureau, etc.).

totémique adj. Qui concerne le totem, le to- •misme.

totémisme [»Hs-me]n. m. Croyanceauz totems.

totémiste [mis-té] adj. et n. Qui pratique le totémisme.

totémistique [mis-ti-ke] adj. Qui a rapport au totémisme.

TÔteS, ch.-l. de c. (Seine-Inférieure), air. et à 28 kil. de Dieppe; 750 h. — Le cant. a 2G connu, et 10.120 h.

tôt-fait [tô-fé] n. m. Sorte de pâtisserie souflée, qui se fait très rapidement. PI. des tôt-faits,

Totila, roi des Ostrogoths d'Italie de 541 à 552. Brave et habile, il rendit quelque force à la monarchie ostrogothique, mais fut défait et tué par Narsès.

toton n. m. (du lat. totum, tout, mot marqué sur une des faces des anciens totons).

Sorte de toupie marquée de différentes lettres ou signes sur ses six faces latérales et tournant sur un pivot. Nom donné à toutes les petites toupies qu'on fait tourner avec le pouce et l'index. Fig. Faire tourner quelqu'un comme un toton, le faire aller et venir, agir a sa volonté.

Tott (François, baron de), diplomate et général français, né à Chamigny, près La Ferté-sous-Jouarre, m. en Hongrie (1733-1793). Fils d'un gentilhomme hongrois réfugié en France, il entra au service du sultan, réorganisa l'armée et la marine ottomane et par ses mesures de défense, obligea les Russes à renoncer à l'attaque des Dardanelles.

totus in illis, mots lat. signif. : Tout entier à ces choses. Fin d'un vers d'Horace [Satires, I, 9, 2) :

Neseio quid méditons nwjarum, totus in illis, c'est-à-dire Songeant à je ne sais quel/es bagatelles qui absorbaient toute ma pensée.

tOUage n. m. Action de touer. Prix payé par un bateau toué.

— Encycl. Le touage est un système de traction applicable à la navigation des cours d'eau. Il comporte une chaine reposant librement

sur le fond du chenal que parcourent les bateaux, et cette chaine est fixée à chacune de ses extrémités. Les bateaux sont halés par un bateau spécial, nommé toueur, muni d'un appareil disposé pour saisir la chaîne au passage et exercer sur elle une traction qui le fait avancer. Cet appareil laisse retomber la chaine dans l'eau à l'arrière, à mesure que le bateau avance.

touaille [«, Il mil., e] n. f. (du germ. tivahan, laver). Essuie-mains suspendu à un rouleau et sans discontinuité dans sa longueur. (Vx.) Pièce de toile blanche qui servait autrefois de nappe pour la communion. (Vx.)

tOUaillon[7oua,Mmll.]n.m.Petitelouaille.(Vx.)

TouamOtOU ou PomotOU, archipel de la Polynésie, à l'E. de Taiti, appelé aussi Clés Basses; possessions françaises ; 7.300 h. Cocotiers.

tOUanse n. f . Tissu de soie brochée, d'origine chinoise, enusageauxvne et auxvm' siècle. Syn.TOUANTE.

Touareg, peuple nomade, de race berbère, habitant le Sahara, entre les Maures à l'O. et les

et faible, et qui vivent dans les forêts de l'Amérique tropicale. (En général, on désigne sous ce nom tous les oiseaux de la famille des ramphastidés.)

toucailg [lan] n. m. Bateau de pêche du détroit de Malacca, ressemblant aux chasse-marée.

touchable adj. Qu'on peut toucher : effet touehable.

touchant 'clian] prép. Concernant, au sujet de : touillant vos intérêts.

touchant [ckan], e adj. Qui touche, émeut le coeur: discours touchant. N. m. Ce qui est propre à toucher : le touchant île l'histoire.

ToUChard-LafoSSe (G), littérateur et journaliste français, né à La Châtre, mort à Paris (1780-1847), auteur de compilations anecdotiques : Chroniques île l'Œil-de-Bœuf, Chroniques de l'Opéra, les Réverbères, etc., où dominent les histoires scandaleuses.

touchau ou touchaud ou toucheau

[chô] n. m. Etoile d'or ou d'argent, dont chaque branche est à un titre déterminé, et qui sert aux essais des métaux précieux. V. essai.

touche n. f. (subst. verb. de toucher). Action de toucher. Essai de l'or au moyen d'une pierre particulière. Pierre île touche, variété de jaspe noir que l'on emploie pour distinguer l'or du cuivre. Fia. Moyen d'épreuve : l'adversité est la pierre de touche de l'amitié. Pop. Tournure, allure : avoir une drôle de touche. Peint- Manière dont la couleur est appliquée sur la toile : touche hardie, fine, légère. Par ext. Style d'un écrivain- Gaule dont on se sert pour faire avancer les bœufs. Troupeau de bœufs gras, que l'on mène au marché. Au billard, action de toucher, avec sa bille, la bille sur laquelle on vise directement. Manque de touche, action de ne toucher aucune des deux billes; fig., échec faute d'habileté. Petite baguette crochue en ivoire pour lever les jonchets. Electr. Opération consistant à aimanter une tige ou une barre de fer doux en la frottant dans le sens de sa longueur contre un aimant puissant. Mus. Chacune des petites pièces d'ébène ou d'ivoire qui composent le clavier d'un orgue, d'un piano. Feuillet d'ébène collé le long du manche d'un violon à l'endroit que touchent les cordes sous la pression du doigt; au fig., coté sensible de l'âme, impressionnabilité. Pfich. Manière spéciale dont chacun des poissons mord à l'esche (on dit aussi toucher n.m.).

tOUChe-à-tOUt [tou-cha-tou] n. et adj. invar.

Touareg.

Tibbous à l'E. [Touareg est le pluriel de Targui.) Les Touareg se partagent en un certain nombre de confédérations, dont les principales sont les Azgher, les Ahaggar et les Aouellimiden. Ce sont des pillards dont les coups de main rendent peu sûre la traversée du Sahara.

Touât, grouped' oasis du Sahara central, au S.-O. de Laghouat, arrosé par l'oued Saoura; v. pr. Insalah. Occupé par la France depuis 1901 . Riches palmeraies.

Toubouaï, croupe le plus méridional des iles de la Société (Taiti,; 2.000 h, A la France. Coton, manioc, canne à sucre.

toucan n. m. (m.

des indigènes du Brésil). Genre d'oiseaux grimpeurs, caractérisés par un bec énorme, mais léger

Toucan.

Touage : A, chaîne de louage : 13. remorqueur et toueur.

Fam. Personne qui touche à tout. Personne qui se mêle de tout.

touchement [man] n. m. Action de toucher de l'argent.

toucher [ché] v. a. (germ. tuhhan). Mettre une partie de son corps ou un objet que l'on tient ou qu'on lance, au contact de : toucher un objet du doigt. Recevoir : toucher de l'argent. User de : jurer de ne plus toucher une bouteille. Se servir de la touche pour faire avancer un animal : toucher les bœufs. Jouer, en parlant d'un instrument : toucher l'orgue, la guitare. Traiter, exécuter : ce peintre touche supérieurement des sujets très divers. Dire : je lui en toucherai un mot. Effleurer : se borner à toucher les faits principaux. Etre au contact de : son pied touchait la terre. Atteindre à l'escrime : toucher son adversaire. Fig. Avoir rapport, regarder : cela ne me touche en rien. Intéresser, émouvoir : son sort me touche. Recevoir, percevoir : toucher ses appointements. Cautériser : toucher un ulcère. Essayer avec la pierre de touche, en parlant de l'or et de l'argent. Toucher de la main, des mains, atteindre. Toucher la main à quelqu'un, mettre sa main dans celle de quelqu'un en signe d'amitié, d'accord. Touchez là, touchez-moi dans la main. Toucher au doigt, toucher du doigt, voir ou comprendre clairement. 2 oucher au but, arriver au résultat auquel on aspirait. Toucher une corde, traiter un sujet de conversation. Toucher au vif, atteindre en un endroit sensible. Toucher de près, être proche parent. Toucher juste, dire exactement ce qui est vrai. Ne pas toucher terre, danser ou courir avec une grande agilité. V. n. Toucher à, manier, porter la main sur. Atteindre : toucher à xtne chose, au plafond. S'attaquer à, se mêler dans : toucher aux convictions de quelqu'un. S'emparer : ne touchez jamais à un dépôt. Modifier : toucher aux lois. Etre contigu à : maison gui touche au rempart; plaine qui touche d la mer. Etre sur le point d'atteindre : toucher au port, à sa fin. Absol. Aborder : le vaisseau a touché. Toucher de, jouer de certains instruments : toucher du piano. Fig. N'avoir pas l'air d'y toucher, n'avoir pas l'air de s'intéresser à une chose, de se proposer un but. Toucher au port, être tout près d'y arriver; ftg., être tout près d'être sauvé, de réussir. Allus. hist. : Ne touchez pas à la reine, allusion à une loi de l'étiquette, à la cour d'Espagne: tout homme qui, par une cause quelconque, touchait le pied de la reine, était condamné à mort et immédiatement exécuté. V. hache.

tOUCher [ché] n. m. (du précéd.). Celui des cinq sens par lequel on connaît, par le contact de certains organes, la forme et l'état extérieur des corps : le toucher s'exerce surtout par les doigts de la main. Manière de jouer de certains instruments : toucher brillant, délicat. Pèch. Syn. de touche.

TOUChes (Les), comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 33 kil. de Châteaubriant ; 1.890 h.

TOUChet [chè] (Marie), dame de Bei.levii.i.e, fille d'un magistrat d'Orléans, née à Orléans, m. à Paris (1549-1638], favorite de Charles IX, dont elle eut deux enfants; l'un mourut en bas âge, l'autre fut Charles, duc d'Angouléme, qui fit souche princiére. En 1758, elle épousa d'Entragues et en eut deux filles, dont l'une, la marquise deVerneuil, devint la maîtresse de Henri IV. Marie Touchet était d'une beauté remarquable et d'une grande douceur.

tOUChette [chè-te] n. f. (de toucher). Chacune des petites barres d'ivoire incrustée dans le manche de la guitare, et qui permet de donner les tons et les demi-tons.

TOU

tOUCheur n. m. (de toucher). Conducteur de bestiaux. Escr. Personne qui en touche une autre en faisant des armes. Celui qui prétend guérir un mal par attouchement. Impr. Rouleau encreur.

ToUCOUleurs [leur], nom donné au Sénégal, aux métis de Foulbé et de nègres ou de Maures, D'une intelligence vive, ils sont agriculteurs et commerçants. Ils avaient fondé, au temps d'Hadj-el- Omar, un grand empire sur tout le Soudan occidental.

Toucy, ch.-l. de c. (Yonne), arr. et à 2', kil. d'Auxerre, surl'Ouanne; 3.250 h. (Toucyquois). Çh. de f. P.-L.-M. Patrie de Pierre Larousse. — De canton a 12 comm. et 10.700 h.

ToudOUZe (Gustave), journaliste et romancier français, né à Paris en 1847, auteur de Madame Lamballe, le Miroir tragique, etc. — Son frère, Edouard Toudouze, peintre, né et m. à Paris (1848-1907), se consacra à la peinture d'histoire, puis à la peinture de genre, enfin à la composition décorative (la Femme de Loth changée en statue de sel, Prédication de Savonarole, etc.).

toue [toû] n. f. (de touer). Action de touer. Bateau plat, qui sert de bac sur certaines rivières. Petite embarcation à fond plat servant au va-et-vient entre un navire et la côte.

Ancre de toue, ancre qui retient la chaîne avec laquelle on toue.

[tou-é] n. f. (de

touer). Slar. ~

» , Toue.

Longueur de

chaine filée en mouillant l'ancre. Longueur des

remorques. Action de touer. Câble de 120 brasses.

touer [tou-é] v. a. (orig. scand.). Faire avancer un navire, un bateau, en tirant une corde à force de bras ou à l'aide d'un cabestan. Remorquer un bateau à l'aide d'une chaîne mouillée au fond de l'eau.

toueur, euse [eu-ze] adj. Qui toue. Bateau toueur, celui qui sert à touer les navires. N. m. Individu qui toue; bateau toueur.

tOUeUX [eu] n. m- Mar. Ancre de touée.

toufan n. m. Sorte de bourrasque très violente mais très circonscrite, sur les côtes de l'Arabie.

touffe [tou-fe] n. f. (orig. germ.). Assemblage de choses de même nature, minces, légères, rapprochées et formant une sorte de bouquet : une touffe d'herbe. Econ. rur. Maladie dangereuse des vers à soie, qui est causée par une chaleur trop forte ou trop soudaine.

touffer [tou-fé] v. a. Agric. Faire croître par touffe. V. n. Prendre la forme d'une touffe.

touffeur [tou-feur] n. f. (rad. étouffer). Exhalaison qui saisit en entrant dans un lieu très chaud.

Toufflers, comm. du Nord, arr. et à 16 kil. de Lille; 1.980 h.

tOUffu [tou-fu], e adj. (de touffe). Epais, formé d'un grand nombre d'objets : cheveux touffus. Garni de touffes d'arbres : collines touffues. Fig. Encombré de trop de détails : roman touffu.

tOUg n. m. V. thoug.

Touggourt [gourf] ou Tuggurt, oasis

d'Algérie, dans le Sahara oriental (dép. de Constantine), ch.-l. de cercle et d'une commune indigène; 77.500 h. (Touggouitins).

touillage [tou, Il mil.] n. m. Action de touiller la soude brute afin de la purifier. Action de brasser les fécules à la touille, pour les blanchir.

touille [tou, Il mil., e] n. f. (de touiller). Sorte de pelle creuse à l'aide de laquelle on opère le touillage des fécules.

touille-bœuf n. m. Pèch. Nom que les pêcheurs des côtes de Vendée donnent à une variété de squales.

touiller [tou, Il mil., é] v. a. (du lat. tudiculare, de tudicula, spatule). Mêler, agiter, remuer.

touilloir [Il mil.] n. m. Spatule à touiller la poudre.

touin n. m. Pèch. Nom vulgaire ancien d'un poisson des côtes de France, le cycloptère tomps.

toujours [jour] adv. (de tout, et jour). Sans cesse, sans fin : on n'est pas toujours heureux. Encore à présent : malgré ses erreurs passées, je l'aime toujours. En tout état de cause : il en restera toujours quelque chose. Néanmoins, du moins : si je n'ai pas réussi, toujours ai-je fait mon devoir. Pour toujours, à toujours, d'une façon définitive. Ant. Jamais.

TOUl, ch.-l. d'arr. (Meurthe-et-Moselle), sur la Moselle. Ch. de fer E. ; à 25 kil.

O. de Nancy; 13-tiCO h. (Toulois).

Broderies, chapellerie, faïence.

Camp retranché Patrie de Gouvion-Saint-Cyr, de l'amiral de Rigny. Toul fut autrefois l'un des Trois évechés indépendants des ducs de Lorraine. En 1552, Henri II l'occupa grâce au duc de Guise, et le traité de Westphalie(1048) en confirma la possession à la France. — L'arr. a 5 cant., 119 comm., 67.050 h. Le cant.

Nord a 19 comm. et 23.660 h.;

19 comm. et 17.650 h.

Toula, v. de la Russie d'Europe, eh.-l. de gouvernement, sur l'Oiipa; 115.000 h. Célèbre manufacture d'armes. — Le gouv. a 1.420.000 h.

TOUlaud [16], comm. de l'Ardèche, arr. et à

20 kil. de Tournon ; 1.3G0 h.

tOUlette [lè-té] n. f. Poulie ou bobine du métier à faire du filet pour la pêche-

tOUline n. f. (angl. towlinc). Ensemble des cordages servant à la manœuvre des bateaux de petit tonnage.

Touiller [lou-li-é] ( Charles -Bonaventure- Marie), jurisconsulte français, né à Dol, m. à Rennes (1752-1835) ; auteur d'un célèbre Traité de droit civil, continué par Duvergier.

Armes de Toul.

le cant. Sud a

TOU

es do Toulon.

Armes de Toulouse.

Toulon, ch.-l. d'arr. (Var). sur la Méditerranée ; oh. de f. l'.-L.-M. ; à 01 kil. s.-O. de Draguignan; 103.330 h. (Toulonnais). Ch.-l. du G« arr. maritime , arsenal maritime de i dre. Vins, blés, fruit, savon. En 1193, les royalistes livrèrent ce port, ses arsenaux et ses navires aux Anglais; mais l'armée de la .Convention, grâce à Bonaparte, reprit cette place de guerre la même année. — L'arr.

ail cant., 32 comm., 107.200 h. Le 1" cant. a t comm. et 33.290 h. ; le 2» cant., 1 comm. et 27.570 h.; le 3« cant., 1 comm. et 40.V90 h. ; le 4« cant., li comm. et 10.300 h.

TOUlongeon [jon] ( Emmanuel - François , comte de), général, historien et homme politique français, ne à Champlitte (Haute-Saône), m. à Paris 1748-1812). On lui doit une Histoire île Fiance depuis la résolution de il 89.

Toulon-sur-Arroux [rou], ch.-l. de c.

(SaÔnc-ct-Loire), arr. et à 3* kil. de Charolles; 2.060 h. Ch. de f. départemental. — Le cant. a 8 comm. et 12.080 h.

TOUlOUgeS, comm. des Pyrénées-Orientales, arr. et à 6 kil. de Perpignan ; 1 .310 h.

tOUlOUpe n. f. (m. russe). Peau d'agneau préparée en Tartarie pour l'exportation. Tunique en peau de mouton, dont la laine est en dedans, et qui constitue le vêtement d'hiver du moujik russe.

Toulouse, ancienne capit. du Languedoc, ch.-l. du dép. de la Haute-Garonne, sur la Garonne; ch. de f. M. et Or]., à 713 kil. S. -S.-O. de Paris, 149.000 h. (Toulousains). Archevêché, cour d'appel ; académie, université; école vétérinaire. Académie des Jeux floraux; arsenal.

Céréales, farines, pâtes alimentaires, laine, bestiaux, etc. Patrie de Pibrac, Cujas, Baour-Lormian, Palaprat, Legendre, Esquirol, de Villêle, Falguiere, Mercié, etc. Toulouse fut une des villes principales des 'W'isigoths; elle fui impliquée dans les vicissitudes de la guerre des albigeois (xii" s.), et Simon de Xlontfort fut tué en faisant le siège de la ville (1218). En 1632, Richelieu y fit décapiter le duc de Montmorency. Le 10 avril 1814, bataille indécise entre Soult et Wellington. — L'arr. a 12 cant., 131 comm., 217.000 h. Le cant. Centre a 9 comm. et 49.570 h. ; le cant. Nord, 8 comm. et 48.820 h.; le cant. Ouest. 9 comm. et 27.870 h.; le cant. Sud, 11 comm. et 41.600 h.

Toulouse ( Louis-Alexandre r>E Bourdon, comte de), fils légitimé de Louis XIV et de M"" de Montespan, né à Versailles, m. à Rambouillet (1678- 1737). Amiral de France, il se distingua dans la guerre de la succession d'Espagne.

ToUlX-Saillte-CroiX, comm. de la Creuse, arr. et à 9 kil. de Boussac; 1.220 h.

toundra [toun'] n. f. Nom donné aux prairies arctiques qui se développent sur les côtes basses de la Russie, de la Sibérie, de l'Amérique du Nord : la végétation des toundras ne comprend guère que des mousses.

TounenS (et non Tonneins, Antoine de), aventurier français, né à à Chourgnac (Dordogue), m. à Tourtoirac (1820-1878). Avoué à Périgueux, il se rendit en Araucanie et se fit proclamer roi des Araucans et des Patagons sous le nom d'Orélie- Antoine 1er (1861). Emprisonné par les Chiliens, il fut mis en liberté grâce à l'intervention de la France et tenta vainement de reconquérir sa couronne.

ToungOUSes, peuple de la Sibérie, entre la mer d'Okhotsk, l'Iénisséi et les monts Iablonoi. De petite taille, à peau jaune, de race nettement mongolique, les Toungouses sont bons cavaliers, bons tireurs, pêcheurs sur le littoral, chasseurs dans la région des forêts , éleveurs dans la région des steppes. Leur religion est le chamanisme.

TOUngOUSka, nom de trois rivières de la Sibérie occidentale, affl. de l'Iénisséi : la Toungouska inférieure (2.700 kil.), la Toungouska moyenne (1.300 kil.) et la Toungouska supérieure (2.848 kil.). Tous trois coulent sous un climat très froid et dans des régions très faiblement habitées.

toupe n. f. Caboteur malais portant deux mâts et un foc et gréant des voiles de chasse-marée.

toupet [pi] n. m. (du vx fr. loup, touffe de cheveux; d'orig. germ.). Petite touffe de poils, de crin ou de cheveux. Spécialem. Touffe de cheveux relevés au-dessus du front. Touffe de crins placée en haut du front du cheval et faisant partie de la crinière. Faux toupet, petite perruque qui ne couvre que lo sommet de la tête. Fig. et pop. Avoir du toupet, avoir de l'effronterie, de l'audace.

toupie [pi] n. f. (peut-être même orig. que toupet). Jouet en forme de poire avec une pointe en fer, qu'on lance à l'aide d'une ficelle enroulée ou au moyen d'un ressort :

jouera latoupie. Toupie d'Allemagne, sorte de toupie creuse et percée d'un côté qui fait du bruit en tournant. Sorte de tour conique servant à tailler des moulures dans le bois ouïe métal.

Outil de plombier en forme de cône, en bois.

Fig. Personne sans vo lonté, qu'on fait tourner â son gré. Pop. Tète.

Terme injurieux, mais vague à l'adresse d'une femme. Tourner comme une toupie, tourner rapidement sur soi-même. Toupie qui dort, toupie qui tourne rapidement, mais sans changer de place, et semble immobile. Ronfler comme une toupie, faire du bruit, par la respiration, en dormant.

toupillage [Il mil., a-je] n. m. Action de toupiller.

toupiller [pi, Il mil., é] v. n. Tourner sur soimême comme une toupie. Aller et venir d'un air affairé et sans motif réel. V. a. Tailler à l'aide du tour appelé toupie.

Toupies.

toupilleur [Il mil.] n. m. Ouvrier chargé de illler.

toupillon [Il mil.] n. m. (de toupet). Petite touffe de poils, de plumes. Bouquet de branches mal es sur un arbre.

toupin n in .!/.</•. Syn. de couciioir.

tOUpinier [ni-ê\ n. m. Petit escompteur, qui fait faire, pour quelques sous, des signatures d'endossement.

toupiole n. f. Bol. Nom vulgaire du sceau de Sûlomon.

toupras [pra] n. m. A Terre-Neuve, amarre qui tient l'arrière d'un bateau dirigé vers la terre.

touque [fou-/i"c] n. f. Bâtiment qui pêche du hareng.

Touques (la), fi. côtier de France, dép. de l'Orne et du Calvados. Il traverse la vallée d'Auge, se jette dans la Manche à Trouville; 108 kil.

Touques [lie], comm. du Calvados, arr. et à 10 kil. de Pont-1'Evêque; 1.130 h. Petit port au fond de l'estuaire de la Touques. Ch. de f. Etat-

tour n. f. (lat. turris . Construction en hauteur sur plan circulaire ou polygonal dominant un édi-

Tour ; I. Ronde, flanquante, chaperonnée; 2. Réduit (donjon crénelé) ; 3. De guet, octogonale ; 4. Isolée, carrée ; 5. D'église ; G. De phare, conique.

fiée, faisant partie d'un ensemble fortifié ou d'une combinaison monumentale : les châteaux forts portaient en général d leurs angles de hautes tours. Pièce du jeu d'échecs, en forme de tour crénelée. Machine de guerre en forme de tour.

Mar. Tour balise, balise en fer , en maçonnerie , ayant la form'e d'une tour'. Tour des Vents, petit monument octogonal construit à Athènes par Andronicos (i" s. av. J.-C); il subsiste encore aujourd'hui. Chaque faceoffre une figure (l en relief représen-

A, tour balise ; B, tourelle balise l'ian focal; 2. Haute mer; 3. fiasse mer).

tant tel ou tel vent. Des cadrans solaires sur ses faces et un triton mobile qui le couronnait faisaient office à la fois d'horloge et de girouette. Fig. Personne forte, robuste, d'un grand embonpoint. Allus. litt. :

Tour d'ivoire, expression par laquelle Sainte-Beuve a caractérisé la distinction réservée et discrète d'Alfred de Vigny.

tour n. m. (du lat.

tornus, tour à tourner). Mouvement circulaire complet : tour de roue. Mouvement en ligne courbe : les tours et détours de la Seine.

Action de parcourir la périphérie de ; faire le tour de la ville. Promenade , voyage , migration : faire un tour de promenade. Circuit, circonférence ; le tour des yeux. Vêtement ou armement qui enveloppe une partie du corps : tour de cou. Toute action qui exige de l'agilité, de la force, de l'adresse, de la subtilité : tour de gobelets. Trait d'adresse ou de friponnerie ; jouer un bon, un mauvais tour. Tournure, apparence, marche : l'affaire a pris un bon tour. Manière de présenter une idée ou un fait: tour gracieux, original- Rang successif, moment où une chose se fait après une autre : parler à son tour. A tour de bras, de toute la force du bras. En un tour de mains ou mieux en un tournemain, en un instant. Tour de reins, rupture ou foulure dans la région lombaire. Tour de bâton, profit, le plus souvent illégitime, que l'on fait en dehors du traitement que l'on reçoit. Le sang ne lui a fait qu'un tour, il a été saisi d'une émotion, d'une colère soudaine. Tour de cheveux, faux cheveux bouclés que l'on maintient

Tour des Vents.

Armes de Touraina.

TOU

par un cordon autour de sa tête. Tour d'esprit, manière de comprendre, d'exprimer les choses. 7'our de faveur, privilège qui fait passer quelqu'un avant son tour régulier. Tour de lit, draperie entourant un lit et attachée à la partie supérieure du bois. Faire son tour il<: France, parcourir la France en exerçant son métier. Chir. Tour de maître, manœuvre usitée dan» le cathétérisme de l'urètre pour faire passer la sonde sous le pubis. Mar. Face courbe d'une pièce de bois. Chacune des façons distinctes que le boulanger donne à la pâte. Machine-outil sur laquelle on dispose des pièces auxquelles on imprime des mouvements de rotation, tandis qu'on les travaille avec divers instruments. (On distingue les four» «pointe», les tours en l'air, les tours parallèles, les toun à chariot, etc.) Vétér. Tour de bateau, chez le cheval, syn. de LUMBAGO. Machine qui porte certains outils du lapidaire, et que l'on met en mouvement à l'aide d'une roue. Espèce d'armoire ronde et tournante, posée dans l'épaisseur d'un mur, dans les monastères et les hôpitaux, pour recevoir ce qu'on y dépose du dehors. Appareil analogue, placé autrefois à l'entrée des hospices d'enfants trouvés et destiné à recevoir les enfants qu'on voulait y introduire sans être vu : les tours ont été supprimés de 1838 à 1860. Fig. Fait au tour, très bien fait. Tour H tour, alternativement. A tour de rôle, dans l'ordre! d'inscription sur le rôle. Pêch. Enceinte circulaire. des bourdigues.

Tour (ordre militaire de la) et de l'épée, ordre portugais institué en 1439 par Alphonse V. remanié en 1808 et 1832. Destiné spéciale- gg ment a récompenser le mérite mi- I litaire. Quatre classes : ruban bleu. ^|

Tour de Londres (la), v. Londres.

tourache adj. et n. Nom donné autrefois à la variété de bovidés qu'on appelle aujourd'hui comtoise.

tOUraCO n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs, de l'Afrique tropicale.

touraillerra.Wmll-.e]n f. (de . °rire °"\HV" tour). Etuve en forme de tour car- ■)« 1. Tour de 1 ép*.. rée.dans laquelle le brasseur sèche le grain pourarrê ter la germination. Grain que l'on sèche dans l'étuve.

tOUraillon [ra, Il mil., e] n.

m. Germe d'orge séché à la touraille : le touraillon s'emploie comme engrais pour la nourriture du bétail.

Touraine [rè-ne], ancienne prov. de France, annexée au domaine royal en 120:1, par Philippe Auguste, et réunie définitivement à la couronne en 1584, sous le règne de Henri III ; capit. Tours. Elle a formé le départ. d'Indre-et-Loire. (Hab.

Tourangeaux.) Bons vins. Ardoisières. Sa fertilité, la douceur de son climat lui ont valu le nom de Jardin de la France.

TOUran. Géugr. V. Turkestan.

Tourane ou ChO-Han, v. d'Annam. port militaire sur la superbe baie de Tourane; 10.000 h. Houille, riz, coton.

tourangeau, elle [jô, è-le] adj. et n. De la

Touraine ou de Tours.

tOUrangette [jè-te] n. f. Nom générique de plusieurs espèces de draps très légers, qui se fabriquaient anciennement dans l'Orléanais et le pays char train.

Touranien, enne [ni-in, è-né] nom appliqué

par les Aryens et les Iraniens aux populations établies à l'entour de l'Iran, et par lequel on peut spécialement désigner les Tores de l'Asie moyenne occidentale. (C'est un terme vague et peu scientifique.) N. m. Nom donné aux langues ouralo-altaïques. Adj. : nomade touranien.

tOUraya [ra-ia] n. f. Grande lanterne de ferblanc, avec un grand nombre de petits verres à huile, l'on suspend, en Egypte, devant les maisons les jours de fête.

tourbag© n. m. Exploitation de tourbe.

tourbe n. f. (orig. german.). Combustible forml par des matières végétales plus ou moins carbonisées. Alchim. Tourbe des philosophes, grande solution du grand œuvre qui est la réduction d'un métal en mercure.

— Encïcl. La tourbe est d'autant plus combustible qu'elle est plus pure, c'est-à-dire moins chargée de terre et d'eau. Ce sont principalement des mousses (sphagnum) qui forment la tourbe: ces mousses se développent dans l'eau par la partie supérieure et meurent par la base, qui s'épaissit progressivement, se carbonisant ainsi à l'abri de l'air. A la partie supérieure des couches (tailles) apparaît de la tourbe incomplètement formée (tourbe mousseuse ou fibreuse), puis au fur et à mesure qu'on enfonce, la tourbe devient de plus en plus compacte.

On extrait la tourbe au printemps, en découpant les tailles en mottes parallélépipédiques à l'aide de bêches appelées louchets, et on l'utilise, une fois sèche, comme combustible dans les pays où la houille et le bois sont peu abondants; on s'en sert également comme litière pour les animaux et comme matière absorbante pour les fosses d'aisances. Certaines tourbes fibreuses, nettoyées, passées au filtrepresse et à l'étuve, constituent ce qu'on appelle la laine ou ouate de tourbe, susceptible d'être tissée, et que l'on emploie soit à confectionner des vêtements hygiéniques, des matelas, soit, dans la thérapeutique humaine, au traitement des plaies. Enfin, la tourbe sert encore à la dénaturation des mélasses de sucreries, destinées à l'alimentation du bétail.

tourbe n. f. (lat. turba). Fig. Multitude confuse, surtout en parlant du bas peuple. Foule de gens méprisables : la tourbe des intrigants. Dr. Enquête par tourbe, v. turbe.

tourber [4é] v. n. Exploiter la tourbe. V. a. Recueillir la tourbe de : tourber un 7narais.

tourbeux, eUSe [beu, eu-:e] adj. Qui est de la nature de la tourbe. Qui contient de la tourbe sol tourbeux. Qui croît dans les tourbières.

tourbier [bi-é] n. m. (de tourbe). Ouvrier on propriétaire d'une tourbière.

TOU

tourbier [bi-é] n. m. (de tourbe, foule). Valet de chiens.

tourbière n. f. (de tourbe). Endroit d'où l'on tire la tourbe: les tourbiiresde la vallée de la Somme. Endroit où l'on tient les tourbes extraites des marais.

— En 'ïcl. La plupart des tourbières se trouvent dans des plaines basses, où les eaux n'ont qu'un écoulement lent et forment une nappe d'une faible épaisseur ; telles sont les tourbières des vallées de la Somme, de la Loire, etc. Dans les pays de montagnes, on rencontre aussi de petits fonds marécageux très unis, où la végétation reste verte, mais qui constituent néanmoins des tourbières. Pour mettre en culture les terrains tourbeux, il faut soit apporter à leur surface une couche suffisante de terre arable, après avoir assuré l'écoulement des eaux, soit assainir le sol au moyen de fosses et brûler la surface de la tourbière quand elle est desséchée, cette opération étant répétée tous les ans ou tous les deux ans.

— Dr. La loi range les tourbières parmi les minières, et les règles relatives à l'exploitation de ces dernières sont, par suite, applicables en principe à l'exploitation des tourbières.

tourbillon [Il mil] n. m. (lat. turba). Masse d'air qui se déplace impétueusement, avec un double mouvement de translation et de rotation commune : les cyclones sont des tourbillo>is d'un grand rayon Masse d'eau qui tournoie rapidement en forme d'entonnoir. Matières quelconques, emportées avec un mouvement de tourbillon -.tourbillon dépoussière. Fig. Tout ce qui entraîne l'homme : le tourbillon des affaires. Amas confus de souvenirs, d'idées : tout cela est un tourbillon dans ma tête. Philos. Dans le système de Descartes, matière primitive, animée d'un mouvement de rotation autour de plusieurs autres et ayant formé les astres par sa condensation.

tourbillonnaire [il mil., o-nè-re] adj. Qui

appartient aux tourbillons.

tourbillonnant [bi, il mil., o-iimi], e adj.

Qui tourbillonne.

tourbillonnement [bi. Il mil., o-ne-man] n. m. Mouvement en tourbillon. Fig. Action impétueuse, entraînante : le tourbillonnement du vent.

tourbillonner [bi, M mil., o-dé] v. n. Aller en tournoyant : l'eau tourbillonne- Fig. Se livrer sur place à une action rapide et continue.

tourbillonneux, euse [il mil., o-neu, eu-

ze] adj. Plein de tourbillons. (Rare.)

tourbillonniste [bi, il mu., o-nis-té] n. m.

Nom donné par dénigrement aux partisans du système cartésien des tourbillons.

Tourcoing [koin], ch.-I. de c. (Nord), arr. et à 14 kil. de Lille ; 81.670 h. [Tourquennois). Ch. de f. N. Grandes filatures de laine et de coton, tissages, draps, etc. Victoire des Français sur les Hollandais '1793) et sur les coalisés (1691). — Le cant. Nord a 5 oomm. et 38.000 h.; le cant. Nord-Est, 2 comm. et 40.350 h.; le cant. Sud, 4 comm. et 60.510 h.

tourd [tour] n. m. (du lat.

turdus, grive). Ancien nom des grives. Sorte de poisson de la Méditerranée , appartenant au genre labre. (On dit aussi tour.de,

TOURDELLE, n. f.)

Tour-d'Aigues (La),

comm. de Vaucluse, arr. et a 38 kil. d'Apt ; 1.880 h.

tOUrdille [Il mll.,ej adj.

(espagn. tordillo). Se dit d'une couleur grise particulière : un cheval gris touraille.

Tour-du-Pin (La), ch.-i.

d'arr. (Isère), sur la Bourbre, afft. du Rhône. Ch. de f.P.-L.-M.; à 57 kil. N.-O. de Grenoble; 3.800 h. (Turripinois). Soieries. — L'arr. a 8 cant., 127 communes; 123.720 h. Le cant. a 16 communes et 17.380 h.

tourelé, e adj. Blas. Qui porte des tours. (Se dit surtout de la couronne murale que l'on place en cimier sur les armoiries des villes.)

tourelle [rè-le] n. f. (de tour).

Petite tour, souvent en encorbellement, qui flanque un édifice, un château. Tourelle balise, v. Tour. Tourelle de dôme, lanterne contenant un escalier à vis. Tour blindée, tournante ou fixe, servant à abriter les canons des navires cuirassés et de certains forts. Chacune des parties cylindriques et saillantes dont est t0j formé un buffet d'orgue, et qui imite d'ordinaire une tourelle en encorbellement.

Armea de LaTour-du-Pin.

Tourelle de croiseur.

tourer [ré] v. a. Tourer la pâte à feuilleter, la plier , la replier , l'abaisser Sur un tour avec un rouleau.

touret [ri] n. m. Mécan. Petite roue à gorge, fixée sur l'axe d'un tour et recevant la courroie qui passe sur le volant. Sorte de dévidoir à l'usage des cordiers. Petit tour de graveur en pierres fines. Gros clou à tête ronde, que l'on fixe dans les branches de mors- Tolet d'aviron. Moulinet de ligne à pêcher. Coiffure de femme en usage au xvi« siècle.

Tourgu

Tourie.

Insigne du Touring-club de France.

et qui était une sorte de diadème h bourrelets et à rehauts d'orfèvrerie. Touret dr nez, masque réduit en dimensions, sorte de loup que portaient les femmes de condition au xvi« siècle.

tourette [ré-te] n. f. Genre de crucifères, dont l'unique espèce, tourette glabre, à fleurs d'un blanc jaunâtre, est assez commune en France dans les lieux arides.

Tourgaï, v. de la Russie d'Asie (Asie centrale), ch.-l. île prov. ; 1.000 h. Pelleteries. — La prov. a 453.000 h.

Tourguenev (Ivan-Sergevitchi, romancier russe, né à Orel, m. à Bougival (1818- 1883), auteur de : Récits d'un chasseur, ouvrage composé pour combattre le servage, Pères et enfants, Fumée, Terres vierges. Il est un des meilleurs peintres de la vie populaire russe. Artiste accompli, il écrit dans une forme toujours achevée.

tOUrie [ri] n. f. Grand vase de grès ou de verre, entouré de paille ou d'osier.

tourier [ri-é], ère adj . et

n. Préposé au tour dans un couvent : frère tourier. Sœur tourière, religieuse non cloîtrée, chargée des relations avec l'extérieur.

tourier [ri-é] n. m. Pâtissier qui prépare, façonne la pâte.

tourillon [H mll.J n. m. (de touret). Partie cylindrique, autour de laquelle une pièce reçoit un mouvement de rotation.

Gros pivot sur lequel tourne ^ une porte cochère, une grille, () etc. Morceau de métal rond, (J fixé de chaque côté d'un canon et servant à l'assu- t, tourillon,

jettir sur son affût.

touring [tou-rin'gh'] n. m. Mot anglais signifiant promenade, voyage.

Touring-Club, grande association, fondée en France en 1890, pour développer le tourisme sous toutes ses formes, vélocipédie, automobilisme, camping, yachting, etc.

Tourinnes-la-

GrOSSe, comm. de. Belgique (Brabant, arr. de Nivelles); 1.200 h.

Tourinnes - Saint -

Lambert, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Nivelles) ; 1.880 h.

tourisme [ris-me] n.

m. (de touriste). Goût du déplacement, des voyages : le tourisme constitue un sport très agréable.

touriste [ris-le] n. (de tour). Personne qui voyage pour son agrément : les Pyrénées, les Alpes offrent des sites chers aux touristes.

touristique [ris-ti-ke] adj. Qui a rapport au tourisme : société touristique.

TOUI'landry (La), comm. de Maine-et-Loire, arr- et à 19 kil. de Cholet; 1.230 h.

Tourlaville, comm. de la Manche, arr. et à 4 kil. de Cherbourg; 7.530 h. Ardoisières. Là fut installée par Colbert la première manufacture de glaces.

tOUrlOUroU n. m. Pop. Nom donné par plaisanterie aux soldats de la ligne.

tourmaline n. f. Nom donné à divers borosilicates naturels d'alumine.

— Encycl. Chim. La tourmaline, dont le poids spécifique varie de 2,9 à 3,2, est quelquefois incolore, le plus souvent noire par l'exagération de la couleur verte, violette ou rouge ; la présence du manganèse donne lieu aux variétés rouges (rubellite, sibérite, etc.); le fer en excès donne des variétés bleues (indigolites) ou vertes. Elle cristallise dans le système rhomboédrique.

— Phys. La tourmaline possède des propriétés optiques intéressantes; par exemple, si l'on taille perpendiculairement à l'axe du cristal une lame de tourmaline, elle est opaque pour les rayons qui lui sont normaux dès que son épaisseur atteint 1 millimètre environ. La tourmaline possède aussi de curieuses propriétés électriques (piézo-électricitè), qui ont été utilisées par Curie pour mesurer l'intensité des radiations émises par le radium et les corps radioactifs.

tourment [man] n. m. (lat. tormentum). Torture : mourir dans les tourments. Violente douleur physique : les tourments de la goutte. Violente peine d'esprit ; les tourments de l'attente.

tourmentant [man-tan], 6 adj. Qui tourmente ; qui se plaît à tourmenter.

tourmente [man-te] n. f. (lat. tormentum). Tempête violente, mais de peu de durée : une tourmente de neige. Fig. Troubles violents ; tourmente politique.

tourmenté, e [man] adj. Qui a des irrégularités brusques et nombreuses : sol tourmenté. Violent, excessif dans le mouvement, la pantomime : attitudes tourmentées. Excessif, d'une recherche exagérée : dessin tourmenté ; style tourmenté.

tourmenter [man-té] v. a. (de tourment). Soumettre à des tortures : torturer des prisonniers. Soumettre à de violentes tortures physiques : la goutte le tourmente. Agiter violemment : le vent tourmente le navire. Fig. Causer une peine d'esprit ; son procès le tourmente. Importuner, harceler : ses créanciers le tourmentent. Interpréter d'une façon violente, peu naturelle : tourmenter un texte de loi. Rendre peu naturel par un travail excessif x tourmenter son style. Se tourmenter v. pr. S'inquiéter, se donner beaucoup de peine. Se déjeter, en parlant du bois.

tourmenteur, euse 'man, eu-ze] adj. Qui tourmente. N. m. Bourreau qui appliquait la torture.

TOU

tourmenteux, euss [man-tm, euse] adj.

(de tourmente). Se dit de parages exposés a de fréquentes tempêtes. (Peu us.)

tourmentin [man] n. m. Mar. Petit foc dont on se sert quand la misaine a été serrée, en cas île tourmente.

tournade n. f. v. tornade.

tournage n. m. (de tourner). Action de tourner autouivÇabillot, taquet sur lequel on tourne une manœuvre en sautoir, pour la tenir tendue.

tOurnab.au interj. (de tourne et haut). VéSter, Cri que l'on pousse quand les chiens retournent sur la voie. On dit aussi tournau-

Tournai ou Tournay [né], v. de Belgique,

ch.-l. d'arr. de la prov. du llainaut, sur l'Escaut; 36.720 h. (Tournaisiens). Un des plus grands centres manufacturiers de la Belgique : filatures, bonneterie.

tournaille [na, II mil., e] n. f. Bout d'un champ qu'on est obligé de labourer à la main, la charrue n'y pouvant tourner.

tournailler [na, Il mil., é] v. n. (de tourner). Fam. Aller et venir à droite et à gauche. V. a. Tourner et retourner en divers sens : tournailler sa moustache.

TOUmaiSien, enne [nè-zi-in, è-ne], habitant ou originaire de Tournai. Adj. : population tournaisienne.

Touman, ch.-l. de c. (Seine-et-Marne), arr. et à 26 kil. de Melun ; 2.160 h. Ch. de f. E. — Le cant.

tournant [nom], e adj. Qui tourne : pont tournant. Qui fait des détours : allée tournante. Mouvement tournant, opération par laquelle on tourne les positions de l'ennemi. Table tournante, v. table.

tournant [nan] n. m. Endroit où une chose prend une autre direction. Coin de rue, de chemin ; endroit où une rivière fait un coude. Fig. : les tournants de l'histoire. Moyen détourné pour arriver à son but : prendre des tournants jiour gagner la confiance de quelqu'un. Mar. Endroit où l'eau tournoie continuellement. Roue motrice d'un moulin à eau. Pathol. Syn. de tourniole. N. f. Passementerie circulaire qui entoure le corps de l'épaulette. Fusée qui tourne sur elle-même en montant en l'air.

tournassage [na-sa-je] ou tournasage

[za-je] n. m. Action de tournasser les poteries.

tournasser [na-sé] ou tournaser [zé] v. a.

Façonner sur le tour, en parlant des poteries préalablement ébauchées.

tournasseur [na-sew] ou tournaseur

[«eu?'] n. m. Ouvrier qui tournasse des poteries.

tournassin [na-sin] ou tournasin [zin^

n. m. Nom générique des outils au moyen desquels on tournasse les pièces de poterie.

tournassine [na-si-ne] ou tournasin2

[zi-ne] n. f. Masse de terre placée sur le tour pour y être façonnée.

tournassure [na-su-re] ou tournasure

[zu-re] n. f. Fragments de pâte qu'on détache des pièces ébauchées dans le tournassage.

toumau interj. V. tournauaij. Tournay [né], ch.-l. de c. (Hautes-Pyrénées), arr. et à 18 kil. de Tarbes ; 1.190 h. Ch. de f. M. Filature de laine. — Le cant. a 27 comm. et 8.440 h. tourne n. f. (subst. verb. de tourner). Jeux. Retourne, carte qui indique l'atout : marquer cinq de tourne. Action de façonner et de diviser la pâte. Maladie du vin produite par un mycoderme.

— Encycl. Œnol. La tourne est particulièrement fréquente chez les vins rouges manquant d'acidité et chez ceux qui proviennent de vendange à laquelle un peu de terre était mélangée, ou dont la fermentation n'a pas été complète. Le vin ainsi attaqué devient trouble, abandonne une partie de ses principes colorants et prend un goût fade. On évite cette maladie par des soins minutieux dans la vinification, des soutirages répétés en fûts méchés et, si besoin, par adjonction d'un peu d'acide (acide lartrique, 25 à 50 grammes par hectolitre), collage et soutiragetourné, e adj. Fait d'une certaine façon. Eglise bien tournée, bien orientée, avec le sanctuaire â l'orient. Aigri, altéré, fermenté : lait, vin tourné.

tourneà-gauche

[ghô-che] n.

m . invar.

Levier muni d'un œil qui sert à faire virer une tige sur ellemême. Outil avec lequel

on courbe en sens contraire les dents d'une scie. Outil qui sert à faire des pas de vis. Outil employé pour faire tourner sur elles-mêmes les tiges de sonde.

toumebout [bou] n. m. Sorte de cromorne en bois recouvert de cuir.

tournebride n. m. Sorte d'hôtellerie établie près d'un château ou d'une maison de campagne, pour recevoir les domestiques et les chevaux des visiteurs.

Toume-à-gauche : 1. Pour filière; 2. De tapissier; 3. A contourner le fil ; \* A donner la voie aux scieB.

v— ^" u^ Tournebroche.

tOUmebroChe n. m. Machine qui sert à faire tourner automatiquement la broche à rôtir, d'un mouvement régulier. Petit garçon qui tourne une

TOU

broche. Chien qu'on place dans une sorte de tambour pour faire tourner une broche.

toume-case n. m. Variante du jeu de trictrac dans laquelle chaque joueur n'a que trois dames.

tournedos [^u] n. m. Position assignée, dans certaines halles, à des vendeurs dont la marchandise n'est pas fraîche. Filet de bœuf accommodé en tranches.

tournée [ni] n. f. Voyage à itinéraire déterminé que fait un fonctionnaire dans son ressort, ou un commerçant pour affaires : entreprendre une tournée d'inspection. Pop. Ensemble des boissons offertes et payées par un consommateur. Volée de coups. Péch. Grande senne que deux bateaux tirent ensemble. Enceinte de filets lixés en forme de fer à chei al.

tourne-feuille n. m. Appareil pour tourner aisément et rapidement les feuilles d'un cahier de musique. Agent du timbre, qui est chargé de tourner les feuilles de papier à mesure qu'on les timbre. PI. des tourne-feuilles.

toume-fil n. m. invar. Instrument d'acier dont se sert le fabricant de peignes pour donner le lll aux outils tranchants.

Toumefort [/■«)•] (Joseph Pitton de), botaniste et voyageur français, né à A ix en Provence, m. à Paris (1G56-1708). Il fut longtemps professeur de botanique au Jardin des Plantes et visita une partie de l'Europe. Sa classification du règne végétal fait de lui le précurseur de Linné.

tournef ortie [si]n. f.

Genrede borraginacées originaires du Pérou, et dont une espèce, la tournefortie héliotrope, est cultivée dans les jardins d'Europe pour ses fieurs servant à la décoration des rocailles. Toumefort.

tourne-gants n. m.

inv. Instrument dont on se sert pour retourner et assouplir les gants, afin d'aider à les mettre.

tournel [ncl] n. m. Un des noms vulgaires du sansonnet.

tournelle [nè-le] n. f. Petite tour. (Vx.)

Tournelle, chambre du parlement de Paris dont les juges se prenaient tour à tour et par moitié dans la grand'chambre et la chambre des enquêtes, et qui tint d'abord ses séances dans une petite tour, dite « tour criminelle », parce qu'on y jugeait les causes criminelles. Une Tournelle civile fut créée

Tournelle (pont de la), pont de Paris, reliant la rive gauche de la ville a l'île Saint-Louis.

Tournelles (hôtel des), résidence royale, aujourd'hui détruite, et qui occupait une partie de remplacement actuel de la place des Vosges, à Paris. C'est dans la cour de cet hôtel qu'eut lieu le tournoi dans lequel Henri II fut blessé mortellement par Montgomery.

tournemain [min] n. m. Action de tourner la main. En un tournemain, en un moment. (On dit plus souvent, mais moins justement : en un tour de main.)

tournement [man] n. m. (de tourner). Mouvement d'un objet qui tourne. (Peu us.) Tournement de tête, vertige. (On dit mieux tournoiement.)

Tournemine (le P. René-Joseph de), savant jésuite français, né à Rennes, m. à Paris (1601-1739), un des auteurs du Journal de Trévoux.

toume-oreille n. m. invar. Sorte de charrue dont le versoir se met tantôt d'un côté, tantôt de l'autre. Adjectiv. : charrue tourne-oreille.

tourne-pierre n. m. Genre d'échassiers, renfermant des oiseaux de rivages, dont on connaît deux espèces répandues sur le globe. (Les tournepierre [arenaria] sont ainsi appelés de l'habitude qu'ils ont de retourner les pierres du bout de leur bec pour découvrir les mollusques et les larves Tourne-p.erre. qui se cachent dessous, et dont ils font leur nourriture.)

Toumeppe, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles); 5.670 h. Papeteries.

tourner [né] v. a. (du lat. tornare, façonner au tour.) Mouvoir en rond : tourner une roue, une broche. Changer par un mouvement en ligne courbe la position de : tourner la tète. Mettre une chose dans un sens opposé : tourner le feuillet. Façonner au tour : tourner un pied de table. Examiner, considérer : tourner une affaire en tous sens. Interpréter : tourner en bien ou en mal. Agencer, arranger : bien tourner une lettre. Appliquer, diriger : tourner ses pensées vers Dieu. Eculer d'un côté : tourner ses souliers. Faire le tour pour éviter : tourner une montagne; pour surprendre : tourner les positiotis de l'ennemi. Eluder : tourner la difficulté. Donner une forme aux légumes avec un couteau spécial. Tourner la pâte^la. diviser, après le pétrissage, en fragments ayant la forme des pains. Tourner en, transformer en. Tourner le dos à quelqu'un, marcher en sens contraire, et, fig., le traiter avec mépris. Tourner les talons, s'éloigner. Tourner casaque, changer de parti. Tourner bride, revenir sur ses pas, en parlant d'un cavalier. Tourner en ridicule, rendre ridicule. Tourner en pluisanteric, ne pas traiter sérieusement. Tourner la tète à quelqu'un, le faire changer de bien en mal, le séduire : cette femme lui fait tourner la tète. Tourner le sang (ou les sens) à, causer une émotion violente. Tourner quelquun à son gré, en faire ce qu'on veut. V. n. Se mouvoir circulairement : la terre tourne sur elle-mfime autour du soleil. S'agiter en divers sens : tourner longtemps avant de prendre un parti. Changer de position ou de direction : le vent a tourné. Se transformer : abondance qui tourne » l'excès. Changer d'opinion, de conduite : politicien qui tourne continuellement. S'altérer, se dénaturer : le lait, le vin a tourné. Se colorer,

mûrir : le raisin commence à tourner. Avoir une bonne ou mauvaise issue : l'affaire a mal tourne. Prendre une certaine conduite : ce jeune homme a bit 'i tourné. Avoir une tendance vers : tourner à la dix ,. ii, m. Ilortic. Former sa pomrne, en parlant de la laitue. Peint. Paraître arrondi et saillant. Tourner contre, devenir opposé, contraire. Tourner â tout vent, changer souvent d'opinion. Tourner du côté de quelqu'un, prendre son parti. La tète lui tourne, il a le vertige. La chance a tourné, a passé d'un autre côté. Tourner autour du pot, ne pas aller directement au fait. Tourner court, tourner dans un petit espaoe, et fig., fuir brusquement. Le i ent a tourné (au fig.), la situation est changée; on a changé de sentiment. Pop. Tourner de l'œil, mourir. V. impers. Il tourne cœur, la carte tournée est cœur. Allus. iiist. V. e pur si muove.

toumerie [ri] n. f. Atelier de tourneur.

Tournes (de) ou Détournes, famille d'imprimeurs protestants, originaire de Noyon, établie à Lyon et à Genève.

tOUme-SOC n. m. Agric. Syn. de tourneoreille.

tournesol n. m. (ital. tomasole). Nom de diverses plantes, dont les fleurs se tournent vers le soleil, comme l'héliotrope et l'hélianthe ou granit soleil. Matière colorante extraite de l'orseille ou du croton fermentes avec de l'urine. (Les alcalis la font virer au bleu, et les acides au rouge.)

— Encycl. Bot. Sous le nom de tournesol, on désigne des plantesassez diverses : orseilles, lichens qui fournissent l'orcine et le tournesol ; maurelle ou tournesolie ou croton des teinturiers (chrozophora tinctoria), qui fournit par compression des tiges, un suc que l'on fait fermenter, et dont on imprègne des linges, sur lesquels se dépose une matière colorante bleue (tournesol en drapeaux) ; héliotropes ; taridies ; hélianthes, etc.

tournesolie [H] n. f. Nom

du tournesol des teinturiers.

tOUrnette [nè-<e]n.f.(deiowrner). Sorte de dévidoir tournant sur un pivotvertical. Plateau tournant, au centre duquel on pose les vases quel'on veutpeindreou tourner. Caisse cylindrique dont se servent les photograveurs pour enduire régulièrement de bitume de Judée les plaques de métal à graver. Instrument coupant, dont se servent les relieurs, les vitriers, etc. Plateau numéroté sur lequel tourne une aiguille à pivot, qui,s'arrétant sur un numéro, indique le gain du joueur. (Syn.

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