‹ Le Larousse pour tousChapitre 876 sur 979 · Tourniquet compteur ; 2. Tourniquet ordinaire · texte numérisé non relu

Tourniquet compteur ; 2. Tourniquet ordinaire

un chemin, à l'entrée d'un spectacle payant, pour ne laisser passer que les piétons ou une personne à la fois. Petit morceau de Dois tournant, qui sert à

Jeu du tourniquet.

sol, et sur lequel il s'agit de se maintenir en équilibre jusqu'à ce qu'on ait pu atteindre un objet placé au-dessus. Mar. Rouleau mobile sur lequel on fait rouler les cordages. Phys. Appareil de cabinet de physique qui est mis en mouvement par la réaction d'un fluide. Péch. Syn. de moulinet. Milit. Poutre horizontale armée de pointes de fer, dont on se servait pour fermer les ouvertures ménagées dans une palissade. Chir. Instrument pour comprimer les artères, dans certaines opérations. Zool. Nom vulgaire des gyrins.

— Encycl. Phys. Tourniquet hydraulique. C'est un vase de verre en forme de toupie et susceptible de tourner autour d'un axe vertical. Le vase étant plein d'eau et le robinet supérieur ouvert, le liquide s'écoule par deux tubes horizontaux ayant leurs extrémités recourbées horizontalement et en sens contraire ; les jets qui s'échappent provoquent une réaction ; le couple de forces qui en résulte imprime à l'appareil un mouvement de rotation très rapide.

Tourniquet électrique. Il comprend une chape centrale, autour de laquelle sont fixés des rayons divergents en fils de laiton, ces rayons étant recourbés dans le même sens à leurs extrémités et terminés en pointes. La chape étant placée sur un pivot vertical fixé à une machine électrique, le tourniquet se met à tourner en sens contraire de la direction des pointes dès que la machine est chargée.

tournis [ni] n. m. (de tourner). Maladie des bêtes ovines et bovines, occasionnée par le développement d'un cœnure à la surface ou dans l'intérieur du cerveau.

— Encycl. Le tournis attaque les animaux jeunes plus souvent que les adultes et plus fréquemment les agneaux que les veaux. Les symptômes d'apparition sont la diminution d'appétit, la tristesse, le refus de la mamelle, la marche paresseuse, la diminution ou la perte de la vue ; après que le ver esl très développé, les accidents sont plus graves et s'accompagnent encore de renversement de la tête en arrière, mouvements rapides, grincement de dents, progression rectiligne, puis en cercle, suivant le siège occupé par le cœnure. Le cœnure est un cysticerque, qui provient de l'ingestion par le jeune mouton d'anneaux de taenia évacués sur l'herbe par un chien atteint de taenia cœnurus.

tournisse [ni-se] n. f. (de tourner). Poteau qu'on établit entre une sablière et une décharge de cloison, et qui sert de remplissage.

tournoi n. m. (de tournoyer). Fête guerrière, où l'on combattait à armes courtoises et à cheval. Fig. Assaut, concours : tournoi individuel.

— Encycl. La mode des tournois est très ancienne ; il en est question dès le xn« siècle. A partir du xiv« siècle, on distingue les joutes où l'on combattait à la lance et les tournois, où les champions se servaient de l'épée sans tranchant ni pointe et de la masse ou massette de bois. Les cérémonies précédant le tournoi étaient nombreuses et réglées par un strict cérémonial. Les vainqueurs étaient menés en pompe par les dames et demoiselles vers les reines du tournoi : ainsi appelait-on les dames qui présidaient la fête- Ils recevaient alors les prix : vases, robes, armes, etc. Les tournois furent délaissés dès le milieu du xvi» siècle, surtout après la mort de Henri II, tué au tournoi de l'hôtel des Tournelles.

tournoiement [not-man] ou tournoîment

[man] n. m. Action de ce qui tournoie : tournoiement de l'eau. Fig. Mouvement entraînant, vertigineux. Art vétér. Syn. de tournis.

toumoir n. m. Bâton avec lequel le potier d'étain met son tour en mouvement.

tournoire n. f. Moulin à carton qui contient la pile, l'arbre à diviser la matière et le branchage auquel on attelle le cheval-

tournois [noi] adj. (du lat. turonensis, de Tours). S'est dit, en France, de la monnaie frappée jusqu'au xvme siècle à Tours, puis de la monnaie royale frappée sur le modèle de celle de Tours : la livre tournois valait vingt sous tournois, et le sou tournois douze deniers; la monnaie tournois était d'un quart inoins forte quelamonnaie parisis. N. m. : un tournois.

tournoise [noi-ze] n. f. Etoffe à tissu circulaire plan.

Armes do Tournon.

et à 25 kil.

- Le cant. a

TOU

Toumoil, ch.-l.d'arr. (Ardéche),surle Rhône ch. de f. P.-L.-M. ; à 53 kil. N.-E. de Privas; 5.00U h Tournonais). Soieries, vins, mar- (rons et bois de construction. — L'arr. a 11 cant., 126 tomm., 143.400 h. Le cant. a 10 comm.

et 15.820 h.

Toumon (François , cardinal de), homme d'Etat et diplomate français, né à Tournon, m.

à Paris (1490-1562) ; il présida le colloque de Poissy (1561). Il protégea les savants, les gens de lettres, et créa le Collège de Tournon.

Tournon- d' Agenais

[ni:], ch.-l. de c. (Lot-et-Garonne), ar: de Villeneuve-sur-Lot; 910 h. Prunes 9 comm. et 4.860 h.

Tournon-Saint-Martin, ch.-l. de c. (Indre).

arr.et à 16 kil. de Blanc; 1-560 h. Sur la Creuse. — Le cant. a 10 comm. et 7.630 h.

tournoyant [noi-

i-an], e adj. Qui tournoie : des eaux tournoyantes.

tournoyer [noi-U]

v. n. (de tour. — Se conj.

comme aboyer.) Tourner en faisant plusieurs tours sur soi-même : les feuilles mortestoumoientausouffle de l'automne. Errer ça et là sans s'écarter beaucoup. Fig. Biaiser ou différer de conclure : l'irrésolu ne fait que tournoyer.

iournoyeur [noi-

ieur] n. m. Chevalier qui prenait part à un tournois.

tournure n. f. (îat.

pop. tornatura). Manière dont une chose s'avance vers le but : affaire qui prend une bo7ine tournure. Manière dont une ■chose est présentée : donner une certaine tournure à sa conduite. Manière dont une personne est faite : avoir unejolietour-

nure. Bouffant élastique, que les dames mettent par derrière sous leur jupe. Manière d'agencer les mots dans une phrase : tournure incorrecte. Etat d'une boisson ou d'un aliment tourné, corrompu. Action de tourner, de façonner au tour : courbure donnée à un fer à cheval. Déchet métallique, détaché d'une pièce pendant le tournage. Bande d ecorce qu'on détache des fruits ou des légumes en les tournant.

TOUrnUS [nu], ch. -l.de c. (Saône-et-Loire), arr. et à 30 kil. de Màcon ; 4.850 h. (7'ournusiens). Sur la Saône ; ch. de f. P.-L.-M. Vins, volailles, carrières. Patrie de Greuze. — Le cant. a 14 comm. et 1.4260 h.

touroir n.m. Lieu où les brasseurs font sécher l'orge germée.

tOUTOn n. m. Petite pâtisserie de dessert, aux amandes et aux avelines.

TOUrOUVre, ch.-l. de c. (Orne), arr. et à 12 kil. de Mortagne; 1.590 h. (Tourouvrains). Ch. de f. O. Verrerie. — Le cant. a 15 comm. et 5.220 h.

tourque n. f. Mesure de capacité conventionnelle, employée pour charger les minerais que l'on verse ensuite dans un haut fourneau.

tOUrrache n. m. Zootechn. V. tourache.

Tours [tour], ancienne capit. de la Touraine, ch.-l. du dép. d'Indre-et-Loire, sur la Loire ; ch. de f. Orl. et Et-, à 236 kil. S.-O. de Paris ; 61.600 h. ( Tourangeaux).

Archevêché, école préparatoire de médecine et de pharmacie.

Vins, eaux-de-vie, fruits secs, «ire, chanvre, rillettes ; fabrication de soieries, de galons de «oie, de tapis ; imprimerie. Patrie des peintres Fr. Clouet et Jean Fouquet, de Boucicaut, Grécourt, Destouches, H. de Balzac. Très belle cathédrale. Des Etats généraux y furent convoqués en 1308, 1468, 1484 et 1506.

En 1870, la délégation de la défense nationale y siégea. — L'arr. a 11 cant., 127 comm., 196.380 h. Le cant. centre a 1 comm.et 23.620 h. ; le cant. Nord, 10 comm. et 14.960 h. ; le cant. Sud, 12 comm. et 57.910 h.

Tours-SUT-Meymont, comm. du Puy-de- Dôme, arr. et à 51 kil. de Clermont-Ferrand ; 1.670 h.

tourte n. f. (bas lat. torta). Pâtisserie de forme circulaire, contenant un mets : tourte au poisson. Tarte. (Vx.) Gâteau de marc de divers fruits ou graines, servant d'engrais. Masse homogène, en forme de pain, que l'on obtient après avoir réduit le minerai d'argent en pouo^-e. Plaque d'argile qui supporte le creuset du verrier. Pièce ronde de la lanterne d'un moulin. Pop. Béte, imbécile. Tête.

tourteau [tô] n. m. (de tourte). Gâteau rond. [Vx.] Gros pain de forme ronde. Masse formée d'un résidu de graines, de fruits, dont on a exprimé l'huile, le suc, et qu'on donne comme aliment aux bestiaux ou qu'on emploie comme engrais : un tourteau d'olives. Blas. Figure circulaire toujours en émail (à l'inverse du besant. qui est toujours en métal). [V. la planche blason.] Disque de bois pour broyer le salpêtre. Plafond de la lanterne d'un moulin. Sorte de crabe.

— Encycl. Agric. Les tourteaux, résidus solides de la fabrication des huiles (colza, œillette, olive, navette, noix, faines, arachides, coprah, sésame, etc.), peuvent être donnés comme aliments aux animaux (soit à l'état sec, soit en barbotages, soit encore mélangés à des pulpes, à des racines, etc.), à l'exception cependant des vaches laitières, car ils communiquent souvent au lait un mauvais goût. On les utilise encore comme engrais azotés dans les terres légères et perméables.

tourtelé, e adj. Blas. Semé de tourteaux, en parlant d'un écu ou d'une pièce.

tOUrtelet [le] n.m. Pâtisserie en feuille mince.

tourtelette [li-tc] n. f. Vieille corde ou mèche a canon, dont on se sert pour faire un tourteau.

Petite tourte.

tourtereau [rô] n.

m. Jeune tourterelle encore au nid. Fig. Amant, mari jeune et tendre.

Au pi. Jeunes gens qui s'aiment tendrement.

tourterelle [rè-ie]

n. f. (lat. turtur). Genre d'oiseaux colombifor- T.o.ri.r.11..

mes, répandus dans les régions paléarctiques. — Encycl. Les tourterelles (turtur) sont des colombidés de taille moyenne, à livrée gris bleuâtre, ou fauve isabelle, variée de brun, de noir et de blanc. La tourterelle commune (turtur turtur) est

Armes de Tours.

Tournoi (xvi* siècle).

répandue en Europe, en Asie et en Afrique. Sa chair est comestible.

tOUrterellette [rè-lé-te] n. f. Petite tourterelle.

Tourteron, ch.-l.de c. (Ardennes), arr. et à 24 kil. de Vouziers, sur le Saint-Lambert ; 470 h. — Le cant. a 10 comm. et 3.260 h.

tourterrière [tè-ri] n. f. Gros rouleau d'atelier pour le transport des fardeaux très lourds.

tourtia [si-a] n. m. Miner. Poudingue siliceux des mines de la Flandre.

tourtière [ti] n. f. Ustensile de cuisine pour faire cuire des tourtes.

tOUrtillon [Il mil.] n. m. Petit tourteau.

tourtoire n. f. Baguette avec laquelle on bat les haies et les buissons pour envoyer le gibier aux tireurs.

tOUrtOUSe [tou-ze] n. f. Arg. Corde.

tOUrtOUSer [zé] v. a. Arg. Lier, attacher.

tourtre n. f. (lat. turtur). Tourterelle. (Vx.)

ToUTVeS, comm. du Var, arr. et à 12 kil. de Brignoles; 1.460 h. Ch. de f. P.-L.-M. Marbres.

Tourville (Anne Hilarion de Costentin, comte de), marin français, né à Tourville (Manche), m. à Paris (1042-1701); il fit la guerre de course contre les pirates barbaresques, servit sous Duquesne, vainquit près de Wight la flotte anglo-hollandaise (1690), essuya un glorieux échec à La Hogue (1692) et remporta en 1693 la victoire du cap Saint-Vincent, faisant ensuite éprouver au commerce anglais d'énormes pertes.

Toury, comm. d'Eureet-Loir, arr. et à 48 kil. de Chartres; 1.730 h.

Tourzel (Louise- Elisabeth DE CrOY-d'HaVRÊS, lourviue.

duchesse de), gouvernante des enfants de Louis XVI, née à Paris, m. à Montfort-l'Amaury (1749-1832). Elle accompagna la famille royale en captivité.

tOUS pluriel de tout.

touselle [zë-le] n. f. (provenç. tosela). Variété de blé dont l'épi est dépourvu de barbe.

Toussaint [tou-sin] n. f. Fête de tous les saints (1er nov.) : célébrer la Toussaint.

Toussaint (La), tableau d'Em. Friant (1889), au

La Toussaint, d'après Friant.

musée du Luxembourg, représentant une famille en deuil qui se rend au cimetière et fait l'aumône à un pauvre aveugle.

LAR. P. TOUS

TOU

Toussaint (Rtanoois-Vincent), littérateur français, né à Paris vers 17111, m. à Berlin en 1772. 11 collabora à l'Encyclopédie pour le droit, et publia sous le pseudonyme de Panaoe le livre des Ma » -, un des premiers essais de morale indépendante.

Toussaint ( François - Christophe - Armand ), statuaire français, né et mort à Paris (1800-1862), auteur de bas-reliefs appréciés à l'église Sainte-Clotildc (Paris) et au Palais de la Bourse (Marseille).

Toussaint Louverture. v. Louverh

Toussenel (Alphonse), publiciste français de l'école fouriériste, né à Montreuil-Bellay, m. à\Paris (1803-1885). Il a laissé de curieux et savants ouvrages d'ornithologie et un livre très populaire : l'Esprit des bêtes, plein d'aperçus piquants.

tOUSSer [tottsi] v. n. (de toux). Chasser l'air des poumons involontairement, convulsivement et avec bruit : la fumée fait tousser. Imiter volontairement ce bruit : tousser pour avertir quelqu'un.

tOUSSerie [tou-se-rî] n. f. Action de tousser, toux répétée et fatigante.

tOUSSeur, euse [tou-seur, eu-ze] n. Fam. Qui tousse souvent.

tOUSSOter [tou-so-té] v. n. Tousser souvent, mais faiblement chaque fois.

tOUt [ta-ouf] n. m. (m. angl. signif. espion). Individu qui espionne les chevaux de course et tâche d'avoir sur eux des informations ignorées des autres.

tout [tou devant une consonne, tout' devant une voyelle], toute ; pi. masc. tOUS [tou ou tous; suivant les cas : tous (tou) les hommes sont mortels, mais : ils sont tous (touss) mortels] adj. (lat. totust. Exprime l'universalité des parties qui constituent un ensemble ; tous les hommes. Se dit d'une chose considérée dans son entier: employer tout son pouvoir. Chaque : toute peine mérite salaire. Unique : cet enfant est toute ma joie. Accompli, parfait : une statue de toute beauté. Est invariable devant un nom de ville au fém., quand il signifie : « tout le peuple » : tout Rome l'a vu ; mais on dira : toute Rome est couverte de monuments. Tous deux ou tous les deux, les deux à la fois. Tout un, la totalité d'un. Tout autre, un autre quel qu'il soit. Tout à tous, s'accommodant au caractère, aux besoins de tous. Je suis tout à l'ous, je suis à votre disposition. De tout point. de toute façon. Une fois pour toutes, d'une façon définitive. Toutes les semaines, une fois par semaine. Tout le monde, l'universalité des hommes en général. Tout ce qu'il y a de, l'universalité de. Fam. Tout-ci, tout-ça, diverses choses comme celles qu'on va dire. Tout yeux, tout oreilles, tout occupé à regarder; à écouter. Tout pron. indéf. L'universalité des choses : qui sait tout, abrège tout. Chaque individu, chaque chose : tout ce qui naît meurt. Tous, tous les hommes en général. Tous tant que, l'universalité des personnages que. Tout ou partie, la totalité ou une partie seulement. Après tout, en définitive. Comme tout, extrêmement. En tout et partout, en toutes choses et dans toutes circonstances. En tout, en comprenant l'universalité des objets. A tout prendre, en somme, en considérant toute chose. C'est tout dire, ce n'est rien dire de plus. Du tout au tout, complètement. N. m. Ensemble, objet divisible pris en son entier : le tout est plus grand que la partie (dans ce sens, le pluriel est touts). L'universalité des choses : le grand tout. Fig. L'important, le principal : le tout est de réussir. Objet unique de l'affection : il est son tout. Le tout, tout cela. Risquer, jouer le tout sur le tout, hasarder de tout perdre pour tout gagner. Blas. Sur le tout, v. brochant. Mon tout, le mot entier d'une charade. Ant. Rien. Adv. Entièrement, complètement : ils sont partis tout contents; cette personne est tout heureuse, une vie tout entière ; je vous le dis tout net. Tout,... que, quelque, si : tout aimable qu'est la vertu, et non que soit. (On écrira: femme tout en larmes, mais enlise toute en feu.) Tout, adv., varie devant un adj- fém. commençant par une consonne ou par un h aspiré ; elle était toute honteuse; toutes vieilles qu'elles sont. Tout est invar, dans les locutions : tout yeux, tout oreilles, tout en larmes, tout en sang, tout ardeur, etc. Tout suivi de autre varie lorsqu'il détermine le nom qui suit l'adjectif autre : je répondrai à toute autre question (à toute question autre que celle que vous me posez). Tout est invariable s'il modifie l'adjectif autre et quand il est accompagné de un, une r ceci est tout autre chose, c'est une tout autre chose (une chose tout à fait autre). Pour tout de bon, sérieusement. Tout un, identique. C'est tout un, cela revient au même. Est aussi explétif : tout doucement, tout au plus. Loc. adv. : Du tout, nullement. Tout à fait, entièrement. En tout, tout compris. Tout autant, autant. Tout plein, beaucoup, une grande quantité. Tout juste, pas plus ; fam. précisément. Tout de même, malgré cela, néanmoins. Tout au plut, en portant la chose au plus haut degré possible. V. COUP, DOUX, HEURE.

Tout est bien qui finit bien, comédie de Shakspeare. Hélène, jeune fille de condition moyenne, obtient du roi, qu'elle a guéri d'une maladie grave, d'épouser Bertrand, comte deRoussillon, qu'elleaime. Mais Bertrand abandonne sa femme, qu'il dédaigne, le jour même de son mariage; cependant l'amour d'Hélène arrive à le reconquérir grâce à un ingénieux stratagème (1598).

Toute la Lyre, recueil devers posthumes de V. Hugo (1888-18931, qui comprend des pièces appartenant à toutes les époques de la vie du poète.

tOUt-à-1'égOUt n. m. Mode de vidange des cabinets d'aisances, qui consiste à envoyer les matières fécales directement à l'égout au moyen d'une chasse d'eau.

tOUt-beaU interj. Cri par lequel un chasseur arrête un chien d'arrêt qui est près de se laisser emporter.

tout-blanc n. m. Bot. Nom vulgaire du narcisse multiflore.

tOUt-COi interj. Véner. Avertissement par lequel le valet de chiens empêche le limier de crier dans les voies.

tout -connaissant, toute - connais -

Santé adj. Qui connaît toute chose.

toute-bonne [>»<>', n. f. Sorte de sauge. Variété de poire. PI. des toutes-bonnei.

toute-bonté n. f. Bonté infinie de Dieu.

TOUtée (Georges), général et explorateur français, ne a Saint-Furgeau (Yonne) en 1S5:j. Parti île

TOU

Kotonou, il gagna le Niger par terre, parcourant 1.000 kil. (1894 1898). Il fui chargé de la délimitation franco-anglaise entre le Dahomey et le Niger (1900).

toute-épice n. f. Nom vulgaire de la nielle cultivée et du myrte piment. PI. des toutes-épices.

toutefois [fui] adv. Néanmoins, cependant.

toutenagUO [na-ghe] n. f. (du persan toutiyanalc). Alliage blanc de cuivre (40 p. 100), de zinc (28 p. 100), de nickel (31 p. 100) et. très petite quantité, d'arsenic. (C'est le cuivre hluiir dis Chinois.)

toute-présence n. f. Théol. Ubiquité, présence de Dieu en tout lieu.

tOUte-puiSSance n. f. Puissance infinie : la toute-puissaru t <'< Dieu. Pouvoir souverain : arriver à la toute-puissance.

toute-Science n. f. Théol. Spience universelle, un des attributs de Dieu. Syn. omniscience.

toute-table n. f. ou toutes-tables n. f. pi.

Jeu de trictrac dans lequel chaque joueur met ses liâmes dans chacune des quatre tables.

tout-fécond, toute-féconde adj. Théol.

Qui possède la fécondité suprême, universelle.

tOUtier [li-é] n. m. (de toue). Celui qui dirige une toue.

tOUtOU n. m. Chien, dans le langage des enfants.

tOUt-OU-rien n. m. invar. Partie d'une répétition de montre ou de pendule qui règle la marche de l'appareil de répétition, et qui sonne l'heure complète lorsque l'on pousse convenablement le bouton, ou rien.

TOUt-PariS n. m. Fam. Ensemble des personnalités littéraires, artistiques, financières, politiques, etc., que leur notoriété, leur situation, etc. appellent a tigurer dans tous les petits événements de la capitale. Le Tout-Paris des premières, locution devenue légèrement ironique et servant â désigner l'ensemble des plus hautes personnalités de la finance, des arts, des lettres, etc., qui sont censées constituer, à Paris, le public des premières représentations des théâtres.

tout -puissant [pui-san], toute -puissante [i-san-te] adj. Qui a un pouvoir sans bornes : ministre tout -puissant. N. m. Le Tout-Puissant, Dieu. Pi. des tout-puissants, toutes-puissantes.

tOUt-venant [nan] n. m. Houille prise sans triage, avec la poussière et les gros fragments. Ecorces broyées du chêne ou du châtaignier, destinées à être transformées en tan.

TOUVet [vé] (Le), ch.-l. de c. (Isère), arr. et à 27 kil. de Grenoble, au pied du massif de la Grande- Chartreuse ; 1.260 h. — Le cant. a 14 comm. et 9.410 h.

ToUVOiS, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 41 kil. de Nantes ; 2.080 h.

ToUVre, riv. de France, affl. de la Charente, brusque et majestueuse réapparition des eaux de la Tardoire et du Bandiat, qui se perdent dans les calcaires de l'Angoumois ; baigne Ruelle; 10 kil.

tOUX [tou] n. f. (du lat- tussis). Expiration brusque, convulsive et sonore, de l'air contenu dans les poumons.

— Encycl. Méd. La toux est déterminée par l'irritation directe ou sympathique de la membrane qui tapisse la trachée et les bronches et elle a pour but d'expulser les corps étrangers par lesquels est produite cette sensation et en particulier le mucus trop abondant, sécrété par la muqueuse broncho-trachéale.

Généralement, la toux se produit par accès, par quinte d'un caractère convulsif. Elle est très fréquente dans la coqueluche, la pleurésie, la tuberculose pulmonaire, la pneumonie, et elle est en quelque sorte symptomatique des organes de la respiration. Suivant le bruit produit, la toux est dite sèche, humide, quinteuse, nerveuse, croupale, etc.

On administre des opiacés (surtout la codéine), de la belladone, des antispasmodiques.

— Art vêtir. La toux s'observe chez tous les animaux domestiques, a les mêmes caractères et est due aux mêmes causes que chez l'homme.

TOUZ Gheul (littéral, tac salé), grande lagune salée de l'Anatolie, à 100 kil. de Konieh ; 1.800 kil. carr. Prof, maximum 0">,70.

Towianski (André), mystique polonais, né en Italie, m. en Suisse (1793-1878). Il eut une grande influence sur certains de ses compatriotes, en particulier sur Mickiewicz, qui exposa les doctrines de son ami dans son cours au Collège de France.

Townshend (Charles, vicomte), homme d'Etat anglais, mort à Rainham (1674-1738), président du conseil de 1729 à 1730.

toxalbumines [tok-sal-bu-mi-nc] n.f. pi. Composés albuminoïdes très toxiques, et que l'on trouve dans le venin des serpents, dans certains végétaux phanérogames (ricine) et dans les cultures microbiennes (tuberruline).

— Encycl. L'activité physiologique de certaines toxalbumines est très grande : parfois de minimes fractions de milligramme suffisent à tuer un animal. L'introduction de très petites doses de ces toxalbumines dans l'organisme provoque la formation d'une antitoxine de pouvoir contraire. Tri est le principe des vaccinations et immunisations (sérum antidiphtérique, sérum antipesteux).

toxalbuminose [tok-sal-bu-mi-nô-se] n.f. Espèce de toxalbumine, dans laquelle la matière protéique fixée à une molécule toxophore donne les réactions des albumines-

toxémie [tok-sê-mi] n. f. (du gr. toxikon, poison, et haima, sang). Ensemble des accidents provoqués par les toxines.

toxicité [lok-si] n. f. (du gr. toxikon, poison). Caractère de ce qui est toxique : la toxicité de l'arsenie. Quotient de la quantité d'une substance nécessaire pour tuer un animal par le poids de cet animal exprimé en kilogrammes.

— Encycl. La toxicité d'une substance varie avec la personne qui l'ingère, son âge, son sexe, son état de santé ou de maladie. Aussi prescrit-on toujours en thérapeutique des doses bien inférieures à la dose toxique.

toxicodendron [din] n. m. Nom scientifique des sumacs vénéreux.

toxiCOgène adj. (du gr. toxikon, poison, et gennân, engendrer). Qui produit une substance toxique.

tOXiCOgraphe n. m. (du gr- toxikon, poison, et graphein, écrire). Auteur d'un traité sur les poisons.

tOXiCOgraphie [fi] n. f. Connaissance et histoire des poisons.

toxicographique adj. Qui a rapport à la toxicographie.

toxicologie [tok-si, ji] n. f. (du gr. toxikon, l, et logoi, discours). Science qui s'occupe de l'étude des poisons et de leur recherche dans le corps humain.

— Encycl. La toxicologie n'est entrée dans la voie scientifique que depuis les découvertes de la chimie moderne et surtout depuis Orfila. C'est ce dernier qui eut l'idée de rechercher le poison, non seulement dans le tube digestif, mais aussi dans les organes (foie, cerveau, etc.) où il a pu se localiser, •iprus son absorption- Parmi les principaux procédés, citons la destruction des matières organiques par la chaleur et les acides, qui permet de rechercher les poisons inorganiques dans le produit de la carbonisation des organes, la méthode de Stas, qui permet d'extraire les corps alcaloïdiques, etc-

toxicologique [tok-si] adj. Qui a rapport à la toxicologie : discussioii toxicologique.

toxicologue [tok-si-ko-lo-ghe] n. m. Celui qui s'occupe de toxicologie.

tOXiCOpnage [/o/.-si]adj. (du gr. toxikon, poison, et phagein, manger). Qui mange des poisons, qui mêle des poisons à ses aliments.

tOXiCOSe [lok-si-kô-zé] n. f. (du gr. toxikon, poison). Intoxication produite par les substances qu'élaborent soit l'organisme lui-même, soit les parasites qu'il contient.

tOXidermie [tok-si-dir-mi] n. f. (du gr. toxikon, poison, et derma, peau). Eruption cutanée d'origine toxique (mauvaise alimentation ou excrétion défectueuse).

toxifère ou toxicophore [tok-si] adj. (du

gr. toxikon, poison, et du lat. ferre, porter, ou du gr. 2>horos, qui porte). Qui produit du poison.

toxine [tok-si-ne] n. f. (du gr. toxikon, poison). Poison complexe et soluble produit par le fonctionnement des plastides, spécialement des bactéries et des microbes en général, soit dans les organismes vivants, soit dans les milieux artificiels de culture.

— Encycl. C'est aux toxines des bactéries pathogènes que l'on attribue aujourd'hui les accidents généraux et les lésions des maladies infectieuses. Les toxines rentrent dans la catégorie des dérivés immédiats ou voisins des albuminoïdes ; les unes donnent les réactions des albumines (toxalbumines), d'autres celles des nucléines (nucléotoxines) ; les dernières enfin serapprochent des ptomaînes.

Les toxines n'agissent pas indifféremment sur tous les éléments anatomiques du corps des animaux infectés ; la plupart ont une action élective : la toxine tétanique agit sur les neurones par exemple.

tOXinicide [tok-si] adj. (du gr. toxikon, poison, et caedere, tuer). Qui détruit les toxines. N. m. : un toxinicide.

toxique [tok-si-ke] n. m. (du gr. toxikon, poison). Nom générique des poisons. Adjeetiv. Qui a la propriété d'empoisonner : substance toxique.

tOXOCampe [tok-so-kan-pe] n. f. Genre d'insectes lépidoptères noctuéliens, dont une espèce est commune en France pendant l'été.

tOXOdon n. m. Syn. de toxodonte.

tOXOdonteS [tok-so] n.m.pl.(dugr. toron, arc, et odous, odontos, dent). Ordre de mammifères ongulés renfermant des formes fossiles dans les terrains secondaires et tertiaires de l'Amérique du Sud. S. un toxodonte.

tOXOÏde [tok-so] n. m. (du gr. toxikon, poison, et eidos, forme). Toxine atténuée que l'on rencontre dans certains bouillons de culture des bacilles du tétanos et de la!diphtérie.

tOXOne [tok-so-ne] n. f. (du gr. toxikon, poison). Toxine dont le groupe toxophore est atténué.

tOXOphObie [tok-so-fo-M] n. f. (du gr. toxikon, poison, et de phobos, crainte). Peur morbide des poisons.

tOXOphore [tok-so] adj. (du gr. toxikon, poison, et plioros, qui porte). Se dit de la molécule ou de la partie de molécule qui, entrant en combinaison avec les substances d'un plastide ou d'un tissu, détermine la toxicité.

tOXUrie [tok-su-ri] n. f. (du gr. toxikon, poison, et ouron, urine). Présence d'une grande quantité de matières toxiques dans les urines.

Toyama, V. du Japon (Nippon), sur la baie de Toyama, formée par la mer du Japon; 60.000 h. Porcelaine.

toyère [to-iè-re] n. f. Pointe de fer d'une hache qui s'engage dans le manche.

ToyOkOUni, peintre japonais (1769-1825), l'un des plus populaires de l'école réaliste.

tra interj. Mimologisme dont on se sert pour rendre certains bruits, notamment le trot d'un cheval.

trabac [bak] ou trabaccolo [ba-

ko] n. m. Bâtiment de commerce à deux mâts, en usage dans l'Adriatique . Filet employé par les pêcheurs de Cette et des environs.

traban n. m.

(allem. trabant) .

Hallebardier dans la irarde des princes Scandinaves ou dans les armées suisses. Traban:

trabe n. f. (du

lat. trabs, poutre). Hampe d'un drapeau, d'une bannière. Blas. Traverse ou jas de l'ancre.

trabéation [si-on] n. f. (lat. trabeatio). Antiq. rom. Action de revêtir la trabée. Théol. Action de

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