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TUB

Ituse. Pathol. Qui concerne les tubercules morbides. N. Phtisique : envoyer un tuberculeux dans un sanatorium.

tUberCUlide [bèr] n. f. Lésion de la peau, très voisine du tubercule cutané, mais qui ne contient jamais de bacille de Koch.

tUberculifère [bèr] adj. Zool. Qui porte des tubercules, des saillies noueuses.

tuberculiforme [bèr] adj. Qui a la forme d'un tubercule.

tuberculination ou tuberculini sation

[bèr, za-si-o?i]n. f. Action d'injecter de latuberculine diluée aux bovidés que l'on veut éprouver pour le diagnostic de la tuberculose. (V. tuberculose, art véter.)

tuberCUline [bèr] n. f. Extrait d'une culture de tuberculose.

tuberculiner [6èr,né]ou tuberculiniser

[bèr, zé] v. a. Pratiquer la tuberculination sur : tuberculiner toutes les vaches d'une établc.

tuberculisable [bèr, za-ble] adj. Qui peut être atteint de tuberculose.

tUberCUlisatiOIl [bèr, xasi-on] n. f. Formation du tubercule.

tllberCUliser [bèr, zé] v. a. Produire des tubercules. Se tuberculiser v. pr. Devenir tuberculeux.

tuberculose [bèr-ku-lô-ze] n. f. (de tubercule). Maladie produite par un bacille spécifique et qui attaque plus spécialement les poumons.

— Encycl. La tuberculose est une maladie infectieuse, contagieuse, qui se généralise rarement, sauf chez les jeunes enfants, mais qui peut se localiser dans tous les organes de l'économie. Elle est caractérisée au point de vue microscopique par la présence d'un microbe (v. ce mot) et, au point de vue macroscopique, par la réaction organique qui produit le tubercule.

Le microbe, dit bacille de Koch, résiste à la chaleur sèche à 100", même après trois heures ; l'ébullition, au contraire, le détruit en quelques minutes. La putréfaction, la salaison, la congélation, etc., n'ont aucune action sur sa vitalité ; le soleil, le grand air l'atténuent rapidement, ainsi que divers antiseptiques (sublimé, formol, etc.).

La contagion se fait surtout par les voies respiratoires, l'ingestion, l'inoculation par la peau, les relations sexuelles, etc. Le cas le plus fréquent de contagion est dû aux crachats qui se dessèchent, se réduisent en poussières, et sont alors inhalés ; les bacilles pénètrent dans les poumons, s'y localisent, ou, entraînés par la circulation sanguine ou lymphatique, vont infecter les ganglions du cou ou du thorax, le larynx, les articulations, les os, la plèvre, le péritoine, le testicule, etc., ou provoquent dans la peau le lupus. V. adénite tuberculeuse,

LARYNGITE, PÉRITONITE, TUMEUR BLANCHE, COXALGIE, MAL DE POTT, LUPUS, etc.

Tuberculose pulmonaire. Causes. Pour que la maladie se développe, il faut des causes prédisposantes. C'est ainsi que la tuberculose est plus répandue dans les villes que dans les campagnes, qu'elle apparaît plus fréquemment partout où l'air et la lumière manquent. Les personnes dont les parents sont morts de la tuberculose sont plus facilement atteintes, non pas que l'on naisse tuberculeux [cas très rare), mais Ion naît tuberculisable; enfin, il existe des prédispositions individuelles, reconnaissables à la blancheur de la peau, aux pommettes rouges, à l'étroitesse de la poitrine, à la couleur blond vénitien des cheveux ou de la barbe, etc.

Evolution de la maladie. Une fuis l'organisme infecté, avant l'apparition des symptômes nets, on a noté : la phosphaturie, des névralgies, des troubles menstruels, des troubles digestifs, l'amaigrissement, les palpitations, etc. Puis, la toux apparaît, sèche, bTève, un peu convulsive, s'accompagnant bientôt de crachats peu abondants qui contiennent des bacilles; parfois déjà l'hémoptysie se produit. L'examen du thorax doit être fait avec grand soin : la percussion, l'auscultation, permettent de faire le diagnostic et de suivre l'évolution de la maladie.

Le tuberculeux se cachectise rapidement ; son amaigrissement devient extrême et le malade succombe. L'évolution de la maladie est variable : très longue chez certains héréditaires, plus rapide chez des individus sans prédisposition, elle peut affecter la forme galopante (phtisie aiguë), qui évolue en deux ou trois mois, ou la forme granulique, qui ne dure que quelques semaines.

Le pronostic est grave, mais n'est pas forcément fatal, si le malade veut se soumettre à un modus Vivendi qui peut se résumer dans les trois indications suivantes : Vivre à l'air pur, se reposer, se suralimenter.

Vie d'un tuberculeux dans un sanatorium ou à la campagne. Le sanatorium doit être établi en plein air. loin d'une agglomération, de préférence sur une hauteur. Le malade doit expectorer dans un crachoir de poche. Sa chambre est ouverte jour et nuit. On se couche vers 10 heures, on se lève à 8.

L'alimentation comporte surtout de la viande, des œufs, des graisses, du lait, etc. La médication se borne à traiter les symptômes : fièvre, toux, hémoptisies ; quant aux corps antibacillaires, aucun n'a donné de résultats suffisants : la créosote seule, administrée en lavement, semble devoir être conservée.

La prophylaxie de cette terrible maladie, n'est pas encore assez poursuivie et elle ne deviendra efficace que lorsqu'on forcera à désinfecter tous les locaux contaminés.

— Art vélér. Phtisie tuberculeuse ( pommeliêre, chez la vache). La tuberculose existe chez quelques animaux domestiques : le cheval, le bœuf, le chien et les volailles. Expérimentalement, on peut la transmettre au mouton, à la chèvre et au porc.

On la décèle aujourd'hui facilement par l'injection sous-cutanée de tuberculine diluée. Cette opération [tuberculination), qui a pour effet de provoquer chez l'animal une élévation de température révélatrice de la maladie, se pratique régulièrement sur toutes les vaches dont on veut connaître l'état de santé au point de vue de la tuberculose.

La tuberculose des volailles est surtout abdominale, et les tubercules, sous forme de nodules blanc jaunâtre du volume d'un grain de millet à celui d'un pois, s'observent dans le foie, dans la rate et dans les ganglions mésentériques. Chez les perroquets, la tuberculose est fréquemment cutanée et produit des végétations caractéristiques.

Tubéreuse.

tubéreuse [reu-ze] n. f. (de tubéreux). Espèce d'amaryllidées du genre polianthe, originaire de Perse, acclimatée en France au xvn» siècle, et qui fait dans le Midi l'objet d'une culture importante pour ses Heurs blanches en grappes d'uue odeur suave et pénétrante.

tubéreux, euse [reu,

eu-ze] adj. (lat. tuberosus; de tuber, tubercule). Qui forme une masse charnue : racine tubéreuse.

tubérifère adj. Syn. de

TUBERCULIFÈRE.

tubériforme adj.(duiat.

tuber, truffe, et de forme). Se dit d'un champignon ayant la forme d'une truffe.

tuberivore adj. (du lat.

tuber, truffe, et de vorare, dévorer). Qui dévore les truffes.

tubéroïde adj. (du lat.

tuber, truffe, et du gr. eidos, forme). Qui ressemble à un tubercule.

Tubéron (Quintus ^Eaius

Tubero), jurisconsulte romain du Ier siècle av. J.-C. Il fut vaincu par Cicéron dans le procès de Ligarius.

tUbérophage adj. (du lat. tuber, truffe, et du gr. phagein, manger). Qui mange les truffes.

tubérosité [si] n. f. (de tubéreux). Tumeur en forme de tubercule.

tubicole adj. (du lat. tubus, tube, et colère, habiter). Zool. Qui vit dans un tube : les larves des phryganes sont tubicoles. N.m. pi. Ordre d'annélides polychètes comprenant ceux qui, comme les serpules, térébelles, etc., vivent dans un tube mou ou rigide formé de différents matériaux (vase, sable, coquillages, etc.). S. un tubicole.

tubieu interj. (autre forme de tudieu). Sorte de jurement familier.

tubifère adj. (du lat. tubus, tube, et ferre, porter). Hist. nat. Qui porte un ou plusieurs tubes-

tubifex [fèks] n. m. Genre d'annélides tubicoles, qui vivent dans la vase des ruisseaux d'Europe.

tubiforme adj. Qui a la forme d'un tube.

Tubingue (en allem. Tubingen), v. duWurtemberg, sur le Neckar; 16.800 h. Université célèbre, fondée en 1477. La faculté de théologie protestante a été illustrée par l'école exégétique de Baur. Librairie, instruments de physique.

tubipore n. m. Genre d'anthozoaires zoanthaires, type d'une famille dite des tubiporidés, et renfermant des polypiers de grande taille, ordinairement rouges, groupés en colonies serrées de tubes qui ont l'apparence de jeux d'orgues, d'où le nom d'orgues de mer qu'on leur donne parfois : les tubipores vivent dans les mers chaudes {mer Rouge, océan Indien, etc.).

tubiste [bis-te] n. m. (de tube). Télègr. Employé chargé de la manipulation des appareils à air comprimé utilisés pour la transmission des cartes télégrammes.

tubitèle ou tubitélaire [lè-re] adj. Zool. Se dît

des araignées qui construisent une toile munie d'un tube. N. m. pi. Sous-ordre d'arachnides aranéides comprenant des formes (argyronète, drasse, dysdère, etc.) dont la toile est accompagnée d'un réduit en forme de tube. S. un tubitèle ou tubitélaire.

Tubize, comm. de Belgique (Brabant. arr. de Nivelles), sur la Senne ; 6.000 h. Fonderies, chaudronnerie, filatures, tanneries.

tubleu interj. (altér. de tudieu). Sorte de jurement familier.

tUbo-OVarien, enne adj. Qui a rapport à la trompe de Fallope et à l'ovaire.

tUbUlaire [lè-re] adj. (du lat. tubulus, petit tube). Qui est en forme de tube. Chaudière tabulaire, dans laquelle la masse liquide est traversée d'un grand nombre de tubes donnant passage aux produits de la combustion. Pont tubulaire, formé d'une série de tubes métalliques ajoutés bout à bout.

tubulaire (lè-re] n. m. Genre de méduses hydroïdes, répandues dans les mers froides. N. m. pi. Sous-ordre de méduses, syn. de gymnoblastes,

tubularié, e adj. Syn. de tubularien.

tubularien, enne [ri-in, è-ne] adj. Qui a

rapport aux tubulaires.

tubulariidéS [dé] n. m. pi. Famille de méduses hydrofdes, dont le genre tubulaire est le type. S. un lubulariidé,

tubule n. m. (du lat. tubulus, petit tube). Petit tube.

tublllé, 6 adj. (de tube). Qui est en forme de tube. Muni d'une ou de plusieurs tubulures : cornue tubulée. Draperie tubulée, qui tombe en plis arrondis, semblables à des tubes.

tubuleUX, euse [leu, eu-ze] adj. (du lat. tubulus, petit tube). Qui est en forme de tube : corolle tubuleuse.

tubulhématie [tt] n. f. (du lat. tubulus, petit tube, et du gr. haima, sang). Ictère infectieux des nouveau-nés, dans lequel on constate la présence de globules rouges ou hématies dans les tubes contournés du rein.

tubulibranches n. m. pi. Zool. Ancienne division des mollusques gastéropodes. S. un tubulibranche.

tubUliflOre adj. (du lat. tubulus, petit tube, et flos, /loris, fleurj. Bot. Dont les fleurs sont tubulaires.

tubuliforme adj. 'du lat. tubulus, tube, et de forme). Qui a la forme d'un petit tube.

tubulure n. f. (du lat. tubulus, petit tube). Ouverture de certains vaisseaux, destinés à recevoir un tube : flacon ù trois tubulures. Petits conduits, dans certaines productions naturelles.

Tuby (Jean-Baptiste), dit le Humain, sculpteur d'origine italienne, naturalisé Français, né à Rome (1630-1700). IL exécuta de nombreuses statues à Versailles, d'après les dessins de Le Brun.

T/UChan, ch.-l. de c. (Aude), arr. et à 70 kil. de Carcassonne, au pied des Corbières : 1 .450 h. Vins. — Le caut. a 8 comm. et 3 870 h.

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