TU M
Tullie ou Tullia, fille de Servius Tullius et femme de Tarquin. Elle poussa son mari â tuer Servius pour s'emparer du trône, et fit passer son char sur le cadavre ensanglanté de son père.
tuilier [lu-li-é]. ère adj. Qui se rapporte au tulle : industrie tullière.
TullinS, ch.-l. de c. (Isère), arr. et à 22 kil. de Saint-Marcellin ; 4.4;i0 h. Ch. de f. P.-L.-M. Au village voisin de Fures, source minérale bicarbonatée .indique. — Le cant. a 11 comm. et 8.900 h.
tulliste [tu-tis-te] n. Personne qui vend, qui fabrique du tulle.
TullUS HoStiliUS \luss, li-uss], troisième roi de Home, que la tradition fait régner de 670 à 630 av. J.-C. Il soumit les Albains et fit raser Albè-la- Longue. On lui attribue l'organisation militaire de Rome.
tulostome [los-to-me] n. m. Genre de champignons gastéromycètes, dont la fructification est une petite tête globuleuse portée par un pédieelle grêle : le tulostome mamelonné est commun en France.
tu Marcellus eris ! mots lat. signif. : Tu seras Marcellus! Allusion aux paroles que Virgile (Enéide, VI, 883) met dans la bouche d'Anchise, montrant à Enée, dans les Enfers, parmi les glorieux descendants de sa race, le jeune Marcellus, fils d'Octavie, sœur d'Auguste. Tu seras Marcellus! C'est une promesse du ciel qui ne se réalisera pas.
tumbler [teum'-bler] n. m. (m- angl.). Nom anglais d'une race de pigeons culbutants.
tuméfaction [fak-si-on] n. f. (du lat. tumefaclus, tuméfié). Méd. Augmentation de volume d'une partie du corps , tenant non pas à une hypertrophie histologique, mais h un accroissement de la tension humorale, laquelle dépend soit d'un obstacle à la circulation de retour et à la résorption de la lymphe séreuse, soit d'une hypérosmose.
tuméfier [fi-é] v. a. (lat. lumefacere.— Se conj. comme prier.) Causer la tuméfaction.
tumelière n. f. Pièce de l'ancienne armure qui couvrait la jambe.
tumescence [mès-san-se] n. f. Etat de ce qui est tumescent. Tuméfaction.
tumescent [mès-san], e adj. (du lat. tumescere, s'enfler). Qui s'enfle, se gonfle.
tumeur n. f. (lat. tumor). Eminence circonscrite, d'un certain volume, développée dans une partie quelconque du corps. Spécialeni. Production morbide non inflammatoire, de génération nouvelle et persistante. (Syn. néoplasme.) Tumeur e>ecf lie, tumeur vasculaire de la peau. (V.n.evus.) Bot. Production anormale, de forme plus ou moins irrégulière ou globuleuse, qui prend naissance sur un grand nombre de végétaux envahis par des parasites.
— Encycl. Pathol. Mûller a établi que toute tumeur est formée d'un tissu qu'on retrouve dans l'organisme, soit à l'état embryonnaire, soit à l'état adulte. Le nom des tumeurs rappelle en général leur structure. Selon qu'une tumeur est formée de glandes, de graisse, de cartilage, de tissu fibreux, osseux, musculaire, épithélial ou embryonnaire, on l'appellera adénome, lipome, enchondrome, fibrome, ostèome,my orne, épithéliome, sarcome; certaines tumeurs sont mixtes comme les fibromt/omes de l'utérus, les ostéosarcomes des os. On appelle kystes les tumeurs liquides.
On rencontre des tumeurs dans tous les organes ; les plus fréquemment atteints sont le sein chez la femme, l'estomac, l'utérus, le cerveau, etc. Elles donnent lieu à divers symptômes variables avec le tissu atteint. D'une façon générale, on distingue les tumeurs bénignes et les tumeurs malignes.
Les tumeurs bénignes sont entourées d'une enveloppe ou capsule ; elles sont mobiles sur les organes voisins, elles croissent lentement et, une fois extirpées, ne récidivent pas. Les tumeurs malignes ne sont pas encapsulées ; elles envahissent rapidement une région, infiltrant les vaisseaux lymphatiques. Elles récidivent après l'ablation, et ont une tendance à se généraliser dans tout l'organisme. Les tumeurs malignes sont les épithéliomas et les sarcomes. Les autres tumeurs, lipomes, enchondromes, adénomes, sont bénignes généralement ; cependant avec le temps, elles peuvent se transformer en aKeurs malignes.
La pathogénie des tumeurs est^Kcore inconnue. L'origine infectieuse ou parasitaire n'est rien moins que prouvée. Comme causes prédisposantes, on trouve souvent l'hérédité, quelquefois la diathèse arthritique, des irritations chroniques.
Aujourd'hui encore, le seul traitement véritablement efficace des tumeurs est 1 ablation.
Tumeur blanche. Cette dénomination impropre a été conservée par l'usage à certaines affections articulaires caractérisées par une tuméfaction blanchâtre, et qui sont en réalité des lésions tuberculeuses de l'articulation.
La tumeur blanche de la hanche, très fréquente, prend le nom de coxalgie. (V. ce mot.) La tumeur blanche du genou ne l'est pas moins.
Au traitement général antituberculeux, il faut joindre l'immobilisation de la jointure, la compression, la révulsion. Dans certains cas, il faut réséquer les parties malades ou même pratiquer l'amputation.
tumide adj. (lat. tumidus). Gonflé.
tumulaire[/è-re]adj.(dulat.f"m;</us, tombeau). Qui a rapport aux tombeaux : pierre tumulaire.
tumulte n. m. (lat. tumultus). Grand mouvement, avec bruit et désordre : le tumulte des armes. Fig. Trouble, agitation : le tumulte du monde, des passions. Mouvement animé : le tumulte des affaires. Chez les Romains, alerte militaire, soudaine et grave : la levée en masse suivait d ordinaire le tumulte. En tumulte loc. adv. En confusion.
tumultuaire [tu-e-re] adj. (lit. tumultuarius). Qui se fait avec tumulte : assemblée tumultuaire ; levée tumultuaire.
tumultuairement [è-re-man] adv. D'une manière tumultuaire.
tumultueusement [se-rnan] adv. En tumulte : écoliers qui sortent de classe tumultueusement.
tumultueux, euse [tu-eu, eu-ze] adj. (lat. tumulluosus). Qui se fait avec tumulte, bruit et confusion : scène tumultueuse. Violemment agité : vie tumultueuse.
tumulUS [luss] n. m. (m. lat. signif. tertre). Amas de terre. Construction de pierre-, en forme de cône, que les anciens élevaient au-dessus des sépultures. PI. des tumulus ou, comme en latin, tumuli.