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LUX

. En laiton (x* a.); 2.

(xvi

peaux. Luminaire en cristal, en bronze, etc., pourvu d'un certain nombre de branches à lumières (gaz, électricité, bougies, etc.) et suspendu au plafond pour éclairer les églises, les théâtres, les salons, etc. Fig. Eclat que donnent la beauté , le mérite, la réputation : le matheur donne du lustre à la gloire.

lustre [lus-Ire] n.

m. (lat. lustrum). Sacrifice expiatoire, qui avait lieu à. Rome tous les cinq ans, après le recensement de la population. Le recensement lui-même. Aujourd'hui, espace de cinq ans. (Se dit surtout par plaisanterie.)

lustrer [lus-tré]

v. a. Donner le lustre à une étoffe, à une fourrure, à une peau, etc.

lustrerie [l-us-trert] n. f. Fabrique de lustres.

lustreur, euse

[lus-treur, eu-ze] n. et adj- m. Ouvrier, ouvrière qui lustre les étoffes, le cuir, les glaces, etc.

lustrier [lus-tri-é]

n. m. Fabricant de lustres pour l'éclairage.

lustrine [lus-tri-

ne] n. f. Droguet de soie. Etoffe de coton apprêtée, qui sert surtout de doublure.

lUStroir [lus-troir] n. m. Petite règle pour lustrer les glaces. Outil de vitrier pour nettoyer les verres à vitre. Morceau de feutre mou, pour le lustrage des glaces.

lUStUCrU [lus-tu] n. m. (peut-être de l'eusses-tu cru). Pauvre diable, homme ridicule, niais. Le Père Lustucru, personnage de fantaisie, qui figure dans les chansons et les pièces de théâtre enfantines.

Lustucru, personnage niais du vaudeville, plus simple encore que Jocrisse. C'est lui qui, après une scène que son maître vient de lui faire au sujet d'une maladresse, veut se suicider et s'écrie sérieusement : « Qu'on m'apporte un puits ! »

lut [lut'] n. m. (du lat. lutum, boue). Enduit tenace dont on se sert pour boucher hermétiquement les vases, fermer les vaisseaux qu'on met sur le feu, etc.

— Encycl. Les luts dont on se sert dans les laboratoires et l'industrie varient de composition suivant leur utilité : ainsi contre le feu, on emploie des mélanges à base d'argile ; pour empêcher les fuites, on utilise la paraffine, la cire, la litharge, etc., appliquées par fusion ; pour certains appareils industriels, on emploie le plâtre, le mastic des vitriers, etc. ; pour les joints de chaudière, on se sert d'une pâte composée de limaille de fer, fleur de soufre, chlorhydrate d'ammoniaque et eau.

lutation [si-on] n. f. Action de luter : faire la lutation d'un tube.

Lutèce (lat. Lutetia, altér. de Lucotetia, mot dér. du celte louk-teih, le lieu des marais), anc. ville de la Gaule, sur une île de la Seine ; aujourd'hui le quartier de Paris situé dans l'île de la Cité ou île Notre-Dame. (Se dit quelquefois pour Paris.)

Lutécien ou Lutétien, enne [si-in, è-ne],

habitant ou originaire de Lutèce : les Lutèciens ou Lutétiens. Adjectiv. : population luticienne ou littétienne.

lUtécium [om'] n. m. (de Lutèce). Métal isolé en 1907 et résultant du dédoublement de l'ytterbium.

lutéine ou hémolutéine n. f. Matière colorante jaune qu'on rencontre dans un grand nombre de substances naturelles, telles que le jaune d'œuf, le beurre, le sérum du sang, le maïs, la carotte et le pollen de beaucoup de (leurs.

lutéoline n. f. Chim. Nom sous lequel on désigne deux colorants : l'un naturel (extrait du reseda tuteola par ébullition, avec de l'alcool étendu d'eau, puis cristallisation), l'autre artificiel (azoïque dérivé de métaxylidine sulfonée et de diphénylamine).

luter [té] v. a. (lat. lutare). Boucher avec du lut. Entourer de lut :

luter un vase, un tube.

luth [lut'] n. m. Ancien instrument de musique à cordes : le h.th est d'origine orientale. Fig. Inspiration, talent poétique.

— Encycl. Le luth est un instrument à cordes pincées à long manche et à sillet, dont le corps convexe ne comporte pas d'éclisses. Primitivement monté de huit cordes à boyau par quatre paires, il prit ensuite douze cordes et, au xviie siècle, il arriva à en posséder jusqu'à vingt.

Le luth ne possède qu'un seul chevillier, à angle droit avec le manche ; dans sa variété du xvii" siècle appelée théorbe, qui est beaucoup plus grande, le manche porte deux chevilliers, comme l'archiluth de la même époque, souvent confondu avec lui et qui s'en distingue par la brisure et la longueur de son manche. C'est pour le luth que fut écrite la première musique instrumentale.

luthé, e adj. En forme de luth : une mandore luthée. Transposé ou accompagné sur le luth : une sarabande luthée.

Luther [ter] (Martin), chef de la réformation religieuse en Allemagne, né et m. à Eisleben (1483- 1546). Maître en philosophie de l'université d'Erfurt, puis moine augustin, il fit à Rome, en 1511, un voyage qui ébranla sa confiance dans la papauté, se tourna bientôt vers le mysticisme et se sépara bruyamment de l'Eglise en protestant d'abord à

Wittemberg contre la doctrine et la pratique des indulgences ; puis il nia l'autorité du pape, la hiérarchie, le célibat des prêtres, les vœux monastiques, le culte des saints, le purgatoire et la messe.

Luther.

En fer forgé (xve s.); 3. En bois doré (xvn* s.) ; 4. En bronze doré • s.); 5. En cristal (1850) ; 6. Electrique.

Excommunié, il brûla la bulle du pape sur la place publique. Cité devant la diète de Worms (1521), il s'y rendit, refusa de se soumettre et fut mis au ban de l'Empire ; mais l'électeur Frédéric de Saxe le sauva en le cachant au château de la Wartbourg, où il fit de la Bible une admirable traduction en allemand vulgaire.

Bientôt, avec Mélanchthon, il se mettait à prêcher la réforme en Allemagne, grâce à la protection des princes, prenait parti en 1525 et en 1535 contre les anabaptistes, épousait Catherine de Bore et voyait la ligue de Smalkalde "Ml assurer l'avenir de son oeuvre.

Il passa les dernières années de sa vie à lutter contre les adversaires de sa doctrine et contre ses propres partisans trop exaltés. Mystique et illuminé (il croyait souvent voir le diable et lui jeta un jour son encrier à la tête), il fut, en dehors de son rôle religieux, un des créateurs de la prose allemande.

luthéraniser [zé] v. n. Suivre la doctrine de Luther.

luthéranisme [nis-mé] n. m. Doctrine de Luther. V. protestantisme.

lutherie [rî] n. f. Profession, produits, magasin, commerce de luthier.

luthérien, enne [ri-in, è-ne] n. Sectateur de Luther. Adjectiv. Conforme à la doctrine de Luther : religion luthérienne.

luthier [ti-é\ n. m. Celui qui fabrique ou qui vend des instruments de musique à cordes ou des instruments de musique en général.

Luthier de Crémone (le), comédie en un acte et en vers, de François Coppée (1876; ; oeuvre d'une inspiration poétique et gracieuse.

luthiste [tis-te] n. Artiste qui joue du luth.

lutidine n. f. Nom donné à chacun des composés organiques azotés de la formule C'H'Az.

lutin n. m. (anciennem. luiton, anc. fr. netun, du lat. Neptunus). Esprit follet, démon familier et taquin. Par anal. Personne vive, taquine. Enfant espiègle: cette enfant est un vrai lutin.

lutin, e adj. Eveillé, espiègle. Qui dénote ce caractère : figure lutine.

lutiner [né] v. a. Taquiner, tourmenter par des espiègleries : lutiner une femme. V. n. Faire le lutin, le petit diable.

lutinerie [rî]n. t.

Action de lutiner. (Peu us.)

Lutisbourg,

l'omin. de Suisse (cant.

de Saint-Gall), au confluent de la Tbur et du Necker, dans une station pittoresque ; 1 .270 h.

Agriculture ; broderie à la machine.

lutodeira [ de-ra ]

n. m. Genre de poissons physostomes, famille i\ de clupéidés, dits vul-

gairement chanos. (Ils sont caractérisés par leur petite bouche ; on en connaît deux espèces de l'océan Indien.) Lutrin.

lutrin n. m. (anciennem. lectrin ; du bas lat. lectrinum, de lectrum, pupitre). Pupitre élevé dans le chœur d'une église, pour porter les livres sur lesquels on chante l'office : chanter au lutrin. Ensemble de ceux qui chantent au lutrin.

Lutrin (le), poème héroï-comique de Boileau, histoire des démêlés entre le trésorier et le chantre de la Sainte-Chap»lle, pour savoir si un lutrin serait placé à un endroit ou à un autre; les deux derniers chants sont un peu inférieurs aux quatre premiers. Le Lutrin n'est qu'un jeu d'esprit, mais un jeu d'esprit agréable, plein de verve et de gaieté, et souvent un chef-d'œuvre de versification et de style (1672-1683).

Lutry, comm. de Suisse (cant. de Vaud), au bord du Léman; 2.240 h. Bons vins.

LUtSChine, rivière de Suisse (cant. de Berne), tributaire du lac de Brienz, formée de deux torrents : la Lulschine Blanche, affluent de l'Aar, et qui descend des glaciers du fond de la vallée de Lauterbrunnen, et la Lulschine Noire, affluent de la première et qui est formée par les glaciers de Grindelwald.

lutte [lu-le] n. f. (subst. verb. de lutter). Combat, corps à corps et sans armes de deux personnes qui cherchent a se renverser : la lutte fut très en honneur chez les Crées. Fig. Guerre, dispute, conflit : factions nui entrent en lutte. Effort en sens contraire de deux ou plusieurs forces : la lutte des éléments. De haute lutte, par la force, d'autorité : conquérir de haute lutte une situation. Lutte amoureuse, ébats, plaisirs de l'amour. Econ, rur. Accouplement du Délier et de la brebis. Allus. iiist. v. Jacob.

— Encycl. La lutte, en tant qu'exercice de gymnastique, était très ancienne chez les Grecs. Les athlètes s'y préparaient par un long entraînement et un régime spécial. Les conditions du combat étaient fixées par des règlements très précis, Les athlètes combattaient toujours nus, frottés d'huile et de sable ; les vainqueurs étaient chantés par les poètes et représentés par les sculpteurs. A Rome, la lutte fut beaucoup moins pratiquée et ne figure dans les jeux que par exception.

Dans la lutte pratiquée de nos jours en France, le but est de renverser l'adversaire sur le dos en lui faisant toucher terre des deux épaules en même temps, et en s'abstenant, pour le tomber, de certaines pratiques, non seulement peu artistiques, mais dangereuses (bras retournés, prise de doigts, coups au-dessous de la ceinture, prises de jambes, crocsen-jambe, passement de pied, collier de force). Cependant ces pratiques, ou la plupart d'entre elles, sont admises dans la lutte à l'américaine, dans la lutte suisse, etc.

La prise entre lutteurs ne doit avoir lieu qu'audessus de la ceinture et à mains plates. Les principaux coups de lutte sont : la ceinture de devant, la ceinture de côté, la ceinture à rebours, le tour de tête, le tour de hanche en tête, le tour de hanche en ceinture, la ceinture de travers, le tour de bras, le bras roulé, le tour d'épaule, la cravate. La plupart de ces coups se font de plusieurs façons, debout et à terre; tous ont leurs parades. Une façon particulière de parer, d'éviter de tomber sur les deux épaules, consiste à faire ce qu'on appelle le pont. En faisant la culbute, on cambre les reins.de façon que le corps ne porte que sur la tête et les talons. La lutte pratiquée ainsi en France est dite grécoromaine.

Lejiu-jitsu, qui, du Japon où il fut d'abord réservé à l'ancienne caste guerrière, s'est peu â peu répandu en Europe, est un système particulier de lutte destiné à permettre le triomphe de l'adresse ou de l'agilité sur la force brutale. Le lutteur cherche à atteindre avec plus ou moins de violence son adversaire sur divers points du corps exposés à des commotions dangereuses. Les attaques de ce genre les plus répandues sont les coups du tranchant de la main â la tète, au cou, à l'avant-bras ; les coups de coude à la figure, sur l'estomac, les coups de genou au bas ventre, certaines pressions douloureuses (notamment sur la carotide), les retournements et torsions des doigts, de l'avant-bras, du poignet, les prises au cou avec les jambes, etc. Dans l'exécution de ces coups, le jiu-jitsu demande surtout de l'agilité, du sang-froid et de la vitesse, plus encore que de la force physique.

lutter [lu-té] v. n. (lat. luctari). Combattre corps à corps pour essayer de se terrasser l'un l'autre : athlètes gui luttent. Par ext. Combattre, se disputer la victoire. Fig. Faire effort pour vaincre un obstacle, atteindre un résultat : lutter contre la tempête. Econ. rur. Se dit du bélier qui couvre la brebis.

lutteur, euse [lu-teur, eu-ze] n. Qui combat à la lutte. Athlète qui fait profession de luttes. Fig. Personne qui prend part aux luttes des idées.

Lutteurs (les), fameux groupe antique, attribué à Céphisodote , statuaire athénien du iv« siècle av.

J. - C. ; une des merveilles du musée des Offices, àFlorence.

Luttre,

comm. de Belgique (tlainaut, arr.

deCharleroi); 2.160 h. Clouterie.

Lutzel-

flUh,COmm. Le» Lutteurs (musée des OfOces).

de Suisse

(cant. de Berne), sur la rive dr. de l'Emme ; 3.450 h.

Fromageries ; élève de bétail.

Lutzen [lut-sèn], v. de Saxe, sur un affluent de la Saale ; 3.980 h. Sucreries. Ce fut le théâtre de deux mémorables batailles, l'une en 1632, où fut tué dans sa victoire Gustave-Adolphe, vainqueur des impériaux, commandés par Wallenstein et Pappe'nheim; l'autre le 29 avril 1813, où Napoléon battit les Russes et les Prussiens sous les ordres de Wintzingerode et de Blûcher, et à laquelle assistaient le tsar et le roi de Prusse.

luvarus [russ] n. m. Genre de poissons acanthoptères, dits vulgairement louvareous, comprenant des poissons de mer de couleur verte et nacrée magnifiques, qui sont très communs dans les parages de Madère.

luxation [luk-sa-si-on] n. f. (de luxer). Déboitement, déplacement d'un os de son articulation : la luxation congénitale de la hanche.

— Encycl. La luxation peut être accidentelle quand elle est due à une violence extérieure ou à une contraction musculaire exagérée ; elle peut être spontanée dans diverses affections chroniques de la jointure; enfin, congénitale, quand elle existe avant la naissance. Les luxations sont surtout fréquentes au membre supérieur et particulièrement à l'épaule. On les reconnaît facilement en comparant l'articulation malade avec celle du côté opposé. La réduction s'opère par l'extension et la contre-exten-

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