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UNI

unilatéral, e, aux adj. (du lat. unus, un

seul, et latus, ens, ente). Uul. Situé d'un seul eôté : nectaire unilatéral. Dr. Qui n'engage qu'une seule dus parties contractantes : la donation est une convention unilatérale.

unilatéralement [man] adv. D'une façon unilatérale. (Peu us.)

unilingue adj. (du lat. unus, un, et ling.ua, langue). Qui est en une seule langue : inscription unilingue.

unilobé, e adj. llist. nat. Qui n'a qu'un lobe.

UnilOCUlaire [lè-re] adj. Bot. Qui n'a qu'une loue : ovaire uniloculaire.

UnilOCUlarité n. f. Etat de ce qui est uniloculaire.

uniloque [lo-he] adj. (du lat. unus, un, et loqui, parler). Dr. Qui exprime la volonté d'un seul, en parlant d'un acte : le testament est un acte uniloque.

unimaculé, e adj. Uist. nat. Qui n'a qu'une tache.

unimammaire [mani-mè-re] adj. Qui n'a

qu'une mamelle.

Utlimane adj. Qui n'a qu'une main.

uniment [man] adv. D'une façon unie; sans inégalité, ni aspérité : toile travaillée uniment. Uniformément, également : cheval qui galope uniment. Simplement, sans ambages : dites ce que vous avez à dire, tout uniment.

uninerve ou uninervé, e [nèr] adj. Qui

n'a qu'une nervure.

Uninominal, e, aux adj. Qui ne contient qu'un nom. Qui ne peut se faire qu'en indiquant un seul nom: scrutin uninominal.

unio n. m. Mail. V. mui.ette.

uniOCUlé, e adj. Qui n'a qu'un œil. (Peu us.)

uniole n. f. Genre de graminées, voisines des fétuques, et qui croissent dans l'Inde et l'Amérique du Nord.

union n.f.(lat. unio). Association de différentes choses, de manière qu'elles ne forment plus qu'un tout : l'union de deux terres. Conformité d'efforts ou de pensées : l'union fait la force. Association entre plusieurs personnes : union commerciale. Traité d'alliance. Mariage : union bien assortie. Union libre, action, état de l'homme et de la femme qui, s'étant choisis mutuellement, vivent ensemble sans avoir eu recours à aucune consécration civile ou religieuse. Union des sexes, rapprochement des sexes dans l'acte de la génération. Dr. Adjonction d'un objet à uu autre de même nature, dont il est naturellement séparé. Gram. Trait d'union, tiret horizontal qui sert à unir les parties de certains mots composés. Manég. Ensemble des parties, des formes du cheval. Ant. Désunion, discorde.

— Encycl. Dr. Union des créanciers. V. faillite.

Union (l'), nom sous lequel on désigne parfois les Etats-Unis de l'Amérique du Nord.

Union (Luis-Firmin, comte de la), général espagnol, né à Lima(1752-1794). Il lutta contre Dugommier dans le Roussillon et fut tué à la bataille de Saint-Laurent de la Mouga.

Union (édit d'), acte par lequel le roi Henri III se déclara chef de la Ligue.

Union (arrêt d'), arrêt par lequel le parlement de Paris s'associa aux autres cours souveraines en 1648 pour faire échec aux mesures financières de Mazarin. Ce fut le prélude de la Fronde. Le premier ministre raillait, en son accent italien, l'arrêt d'ognon. « Cet ognon te fera pleurer », ripostaient les auteurs des mazarinades.

Union (acte d'), acte par lequel le Parlement anglais supprima le Parlement de Dublin et plaça l'Irlande sous la domination anglaise (1800).

unionidés [dé] n. m. pi. Famille de mollusques lamellibranches, dont le genre mulette (unio) est le type. S. un unionidé.

unionisme [nis-me] n. m. Doctrine des unionistes.

unioniste [nis-te] n. m. Membre d'une union ouvrière. Nom donné à ceux des Anglais qui refusent à l'Irlande le home rule (v. ce mot). Bisl. relig. Sectaire qui niait la distinction des personnes dans la Trinité.

uniOVUlé, e adj. Dot. Qui ne renferme qu'un ovule.

unipare adj. (du lat. unus, un, etparere, enfanter). Qui généralement ne donne naissance qu'à un petit: femelle unipare.

uniparité n. f. (de Unipare). Action de mettre bas un seul petit.

unipédal, e, aux adj. Qui a rapport à un seul pied.

unipenne [pè-ne] ou unipenné [pêti-nè], e

adj. Hist. nat. Qui n'a qu'une nageoire.

unipersonnel, elle {pèr-so-ntt, è-ie] adj.

Gramm. Qui ne s'emploie qu'à une seule personne. (Se dit des verbes, tels que pleuvoir, grêler, neiger, tonner, etc, qui ne s'emploient qu'à la 3e pers. du singulier, et que les grammairiens appellent aussi impersonnels ou monopersonnels.)

unipersonnellement [pêr-so-nè-ie-man]

adv. A la manière des verbes unipersonnels. (Peu us.)

unipétale ou unipétalé, e adj. Bot. Qui

n'a qu'un seul pétale. (On dit mieux monopétale.)

Unipolaire [lè-re] adj. Qui n'a qu'un pôle.

Unipolarité n. f. Etat d'un corps qui n'a qu'un pôle ou qui a un pôle prédominant.

UniponctUé, e adj. Marqué d'un seul point.

UnipUStulé, e [pus-tu] adj. Hist. nat. Qui n'a qu'une pustule.

Unique adj. (lat. unicus). Seul en son genre : fils unique. Fig. Infiniment au-dessus des autres : un talent unique. Singulier, extravagant: ah ! vous êtes unique. Seul et unique, sorte de tautologie qui sert à renforcer le sens du mot unique, ou plutôt à faire entendre qu'il doit être pris dans sa signification rigoureuse : c'est ma seule et unique crainte.

Uniquement [ke-man] adv. Exclusivement:

penser uniquement au devoir. Préférablement à tout : aimer uniquement.

Unir v. a. (lat. du m. âge unire ; de unus, un seul). Confondre en un : unir deux communes. Joindre l'un à l'autre : canal qui unit deux mers. associer •• unir les plaisirs aux affaires. Joindre

d'amitié, d'intérêt: l'amitié qui unit deux personnes. Lier par amour, par le mariage : unir deux fiancés. Polir, aplanir : unir une allée. S'unir v. pr. G cier, se lier par les liens de l'amour, du mariage. Devenir uni, s'aplanir. Ant. Désunir.

uniréfringent [/on], e adj. Qui ne produit

qu'une réfraction : cristal uniréfringent.

UniSérié, 6 adj. Qui ne forme qu'une série. Qui est disposé sur un seul rang.

unisexualité [sêk-su] n- f. (de unisexué). Etat d'une Heur qui n'a qu'un sexe.

unisexuel, elle [sèk-su-èl, ê-le] ou unisexué [sèk-SU-éj, G adj. Qui s'adresse à une personne du même sexe : passion unisexuelle. /lot. Qui n'a qu'un seul sexe. Substantiv. : un unisexuel.

Unisiliqué [ht], e adj. Bot. Qui a des siliques solitaires.

unisillonné [si, Il mil., o-né], e adj. Uist. nat. Marqué d'un seul sillon.

unisperme [spèr-me] adj. Bot. Qui n'a qu'une graine.

unispiré, e [nis-pi] adj. Qui n'a qu'un tour de spire, en parlant d'une coquille.

unissant [ni-san], e adj. Qui est propre à unir : vertu unissante.

unisson [ni-son] n. m. (lat. unus, un, et sonus, son). Accord de plusieurs voix ou de plusieurs instruments qui ne font entendre qu'un même son : chanter à l'unison. Fig. Action simultanée. Accord : se mettre à l'unisson des circonstances.

unisson [ni-son], e adj. (de unisson n. m.) Prosod. Se dit des syllabes qui riment à l'oreille sans rimer à l'oeil, comme vair et vert; Jean et gent.

UniSSOnance [ni-so-nan-$é\ n. f. Uniformité, identité de son.

unissonnant [ni-so-nari], e adj. Musiq. Qui est à l'unisson. (Peu us.)

unistrié, e [nis-trï] adj. Qui n'a qu'une strie.

Unitaire [tè-re] adj. (de unité). Qui a rapport à l'unité politique : doctrines unitaires. N. m. Partisan de l'unité, de la centralisation en politique. Sectaire qui ne reconnaît qu'une seule personne en Dieu, comme les sociniens. Physiol. Se dit des animaux qu'on ne peut multiplier par division. Miner. Se dit d'un cristal dont la forme résulte d'un seul décroissement par une seule rangée. Térat. Se dit des monstres qui ne sont constitués que par un seul individu.

unitairement [tè-re-man] adv. D'une manière unitaire. (Peu us.)

unitairien ou unitarien, enne n. m.

Syn. de unitaire.

unitarisme iris-me] ou unitarianisme

[nis-me] n. m. Doctrine des unitaires.

unité n. f. (lat. unitas; de unus, un seul). Principe de tout nombre : on n'additionne que des unités de même espèce. Quantité prise pour commune mesure de toutes les autres de même espèce : unité de longueur, de poids, de capacité. Qualité de ce qui est un, par opposition à. pluralité : l'unité de Dieu. Action simultanée et tendant au même but : il n'y a pas d'unité entre eux. Harmonie d'ensemble d'une œuvre artistique ou littéraire : œuvre qui manque d'unité. Les trois imités, dans la littérature classique française, règles dramatiques d'après lesquelles la pièce entière doit se développer: 1» en une seule action principale (unité d'action) ; 2° dans l'espace d'une journée (unité de temps) ; 3» dans le même édifice, ou au moins dans la même ville (unité de lieu). Milit. Groupement de soldat constitué sous le commandement d'un chef. Biol. Unité de composition, principe d'après lequel tous les êtres organisés sont réductibles par l'analyse anatomique à un type commun.

United States America, nom anglais des

Etats-Unis d'Amérique. V. Sam.

unitegminé, e [tégh] adj. Bot. Se dit des plantes dont l'ovule est pourvu d'un seul tégument.

Unitestacé, e [tés-ta] adj. Qui n'a qu'une coquille. Syn. univalve.

unitif, ive adj. Qui unit : fibres unitives du cœur. Théol. Vie unitive, vie de perpétuelle union avec Dieu.

Univalent [lan], e adj. Chim. Qui n'a qu'une seule valence de combinaison. V. valence.

univalve adj. (du lat. unus, un, et de valve). Se dit des fruits capsulaires formés d'une seule pièce et des mollusques qui n'ont qu'une valve.

univers [vèr] n. m. (lat. universus). L'ensemble des choses existantes ; le monde : l'immensité de l'univers. La terre et ses habitants : parcourir l'univers. Universalité des hommes : événement qui étonne l'univers. Fig. Tout complet ; ensemble organisé : l'homme est un univers en abrégé. Objet auquel on borne sa pensée et son action. Avoir son univers dans sa famille. Techn. Grand univers, format de papier de pâte fine, de 1 mètre sur lm,30, employé généralement pour les impressions typographiques.

Univers (V), journal catholique, fondé par l'abbé Migne en 1833, et que dirigea longtemps le publiciste Louis Veuillot. Son rôle, avant et pendant le concile du Vatican, fut considérable. Il a fusionné avec le Monde, puis avec la Vérité française.

universalisation [ver; sa-si-on] n. f. Action d'universaliser.

universaliser [vèr, zé] v. a. Rendre universel, répandre partout.

universalisme [vèr-sa-lis-mie] n. m. Opinion qui ne reconnaît d'autre autorité que le consentement universel. Opinion d'après laquelle Dieu a voulu la rédemption de tous les hommes et non pas seulement celle des élus.

universaliste [vèr-sa-lis-le] n. m. Partisan de l'universalisme. Chez les réformés, personne qui croit que la grâce est universelle.

Universalité (vèr\ n. f. (lat. universalitas). Généralité; totalité : l'universalité des êtres; l'universalité de ses biens. Caractère de ce qui embrasse toutes les connaissances : universalité d'esprit. Logiq. Qualité d'une proposition universelle.

Universalité de la langue française (Discours sur /'), par Rivarol. V. discours.

universaux n. m. pi. V. universel (n. m.).

Sceau de l'Université de Paris.

UNR

universel, elle [vèr-sel, è-ie] adj. (lat. uni

versalis). Général; qui s'étend à tout: remède universel. Qui a des aptitudes pour tout : esprit universel. Legs universel, celui qui embrasse la totalité des biens du testateur.

Universel [i>èr-*è/l n. m. Ce qui est universel. Philos. Nom sous lequel les scolastiques désignaient les idées ou termes généraux qui servaient à classer les êtres etles idées. (En ce sens, fait au plur. universaux.)

Universellement [vir-sè-le-man] adv. D'une façon universelle : savant universellement connu. Logiq. Au point de vue général, absolu.

Universitaire [oêr-si-tt-re] adj. Qui appartient à l'Université : études universitaires. Qui contient des universités, où l'on se livre aux études universitaires. N. m. Professeur de l'Université. Partisan de l'Université.

université [vèr] n. f. (du lat. universitas, universalité). Groupe d'écoles, nommées facultés ou collèges suivant le pays, qui donnent l'enseignement supérieur : l'université de Paris, d'Oxford. Bâtiments où réside une université. Université de France ou absol. l'Université, corps enseignant choisi par l'Etat et chargé de donner en son nom l'enseignement primaire, secondaire et supérieur.

— Encycl. Historique. Les universités furent constituées au xn« siècle. Les plus anciennes sont celles de Bologne (1100) et de Paris (1150). Elles avaient à leur tête un recteur assisté d'un conseil de l'université. L'université se divisait en facultés : théologie, droit (canonique et civil), médecine, arts (artes libérales : lettres et sciences). La faculté des arts prit, en Allemagne, après la Réforme, le nom de faculté de philosophie, qu'elle a conservé. Le corps enseignant était formé par des professeurs titulaires et adjoints. Les cours consistaient surtout en commentaires de textes anciens. Les examens étaient très onéreux (en tout 20.000 à 30.000 francs de notre monnaie;. Les grades étaient ceux de bachelier, licencié, maître (facultés des arts) et docteur (autres facultés). Les étudiants se groupaient en nation ou pouvaient aussi habiter des collèges, institutions fondées par les ordres monastiques pour leurs membres ou par des particuliers. Le système de collèges a subsisté en Angleterre.

Le corps connu sous le nom d'Université de Paris, fondé vers 1150, gouverné par un recteur élu, posséda, dès l'origine, de grands privilèges : l'Université avait seule le droit d'enseigner et avait sa juridiction particulière, dont étaient justiciables les étudiants groupés par nations. Plusieurs fois elle prit part aux affaires publiques. Elle défendit l'orthodoxie catholique, mais aussi les libertés gallicanes et soutint de longues luttes contre certains ordres religieux, notamment les dominicains et les jésuites. Supprimée en 1790, elle fut réorganisée en 1808 par Napoléon, qui lui donna pour chef un grand maître et la plaça sous la surveillance directe de l'Etat. Le territoire français fut partagé en seize académies, régies chacune par un recteur. Aujourd'hui, on donne le nom d'universités, en France, aux groupements régionaux des facultés d'enseignement supérieur, dotés de la personnalité civile, et administrés par le recteur assisté d'un conseil de l'université.

Universités actuelles. France. La réorganisation des universités françaises est due surtout à Louis Liard. Il y a maintenant 15 universités, dont sept comprennent les quatre facultés (lettres, sciences, droit, médecine) : Paris, Toulouse, Bordeaux, Lille, Lyon, Montpellier, Nancy; six, trois facultés (droit, lettres, sciences) : Aix-Marseille, Caen, Dijon, Grenoble, Poitiers, Rennes ; deux, deux facultés seulement (lettres, sciences) : Besançon, Clermont. Alger forme aussi un groupement universitaire (Ecoles supérieures). V. les cartes de France.

Les universités allemandes ont conservé la forte organisation et la quasi-autonomie des universités du moyen âge. Elles comprennent quatre facultés (théologie, droit, médecine et philosophie). Elles sont administrées par un recteur et un sénat académique. Les étudiants continuent à s'y grouper en association (Corps). Le système universitaire allemand est imité en Belgique, Hollande, Autriche, etc.

Organisées sous forme de collèges, les universités anglaises sont destinées à former les membres de l'Eglise anglicane, à suppléer à la faiblesse de l'enseignement secondaire, et à répandre la culture dans les masses par <> l'extension universitaire ».

C'est le système anglais qui a été adopté aux Etats-Unis. Les universités américaines font une grande place à l'enseignement des nécessités pratiques et sociales.

Universités populaires. On a donné ce nom à des associations d'instruction populaire de Paris et des départements, ayant pour objet de faire des conférences ou des cours aux ouvriers, de leur assurer des salles de lecture, etc.

univésiculaire [lé-re\ adj. Qui n'a qu'une vésicule.

UniVOCation [si-on] n. f. (lat. univocatio). Scolast. Caractère de ce qui est univoque.

univoltain [tin] ou univoltin n. m. (itai

univoltano ; de una, une, et volta, fois). Ver à soie qui ne donne dans l'année qu'une seule génération.

Univoque adj. (lat. univocus, de unus, seul, et vox, voix). Qui désigne plusieurs objets distincts, mais de même genre, avec le même sens : homme est univoque à Pierre et à Paul. Gramm. Qui désigne avec le même son des objets différents : son est univoque à la partie grossière du blé et à la sensation au bruit. Musiq. Consonance univoque, de même nom.

Unna, v. d'Allemagne (Prusse, présid. d'Arnsberg); 16.300 h. Houille.

UnrOCh (Henri ou Eric), duc de Frioul, m. en Hongrie, en 799. Envoyé par Charlemagne pour combattre les Huns, il les défit plusieurs fois et périt dans un combat.

Armes du canton d'UnterwalJen.

UNV

Unverre, comm. d'Eure-et-Loir, air. et à 29 kil. de Chàteaudun ; 2.100 h.

Unst, la plus septentrionale des îles Shetland ; 3.000 h. Elevage.

Unstrut, rivière d'Allemagne (Saxe). Elle sort des monts de Thuringe, passe à Mulhausen, reçoit la Géra et se jette dans la Saale (riv. g.) ; 172 kil.

Ullterseen., comm. de Suisse (eant. de Berne), près d'Interlaken 2.650 h.

Unter-vValden [dhi] (c'est-à-dire sous les forêts), canton suisse, un des trois cantons qui furent le berceau de la liberté helvétique; divisé en deux demi-cantons : VObwaldcn (ou Unterwalden-le- Haut) , 15.380 h. ; oh.-l. Sarnen, et le Nidwalden (ou Unterwalden-le-Bas), 13.400 h. ; ch.-l. Stanz. (Hab. Unterwaldiens.) Elevage actif. Filature. La population est en grande majorité catholique et parle l'allemand.

unum et idem, mots lat. signif. : Une seule et même chose :

savoir mal ou ne rien savoir, c'est «nui» et idem. Etre pauvre ou être avare, c'est unum et idem.

Unzailie [on-zé-ne] n. f. Bateau de la Loire, qui sert au transport du sel.

upas [jiKiss] n. m. Nom donné à divers végétaux. dont les indigènes de Java tirent des sucs à l'aide desquels ils empoisonnent leurs flèches. Ces sucs eux-mêmes. (L'ïipas antiar ou antiar toxique fournit un poison narcotico-àcre, qui détermine la mort par convulsions tétaniques, et dont le contact avec la peau ou les muqueuses peut être dangereux.)

Upsal ou Upsala, v. de Suède, sur un affluent du lac Mâlar ; 24.700 h. L'une des anciennes capitales de la Scandinavie. Siège de l'archevêque primat du royaume. Université célèbre. Scieries, filatures.

Upsilon [Ion'] n. m. (en gr. u pur). Vingtième lettre de l'alphabet grec, équivalant à ïu français.

Ur, symbole chimique de l'uranium.

Ur, v. de Chaldée, d'où partirent les Hébreux sous la direction d'Abraham. [Bible.)

Uraète n. m. Genre d'oiseaux rapaces d'Australie, qui sont des aigles d'assez grande taille.

UraeUS[)é-uss]n.m.

Représentation du naja qui. chez les Egyptiens, Uraète.

était le symbole de la

divinité et de la royauté, ainsi que des deux divisions du ciel, Orient et Occident. V. iiaje.

uragoga n. m. Genre de rubiacées, renfermant une soixantaine d'espèces d'arbres, arbrisseaux ou herbes du Brésil. (L'espèce type, uragoga ipecacuana ou cephelis, est un arbuste de 30 à 40 centimètres de hauteur, dont les racines constituent l'ipécacuana vrai; suivant leur forme, ces racines sont dites ipecacuana strié, annelé, etc.)

Uralepte [lèp-te] n. m. Genre de poissons anacanthines. renfermant des gadidés répandus dans la Méditerranée et l'Atlantique moyen.

uranate n. m. chim.

Sel de l'acide uranique.

urane n. m. Chim.

Oxyde d'uranium.

uraneUX [neu] adj.

m. Chim. Se dit d'un des oxydes de l'urate et des sels correspondants.

uranie \nt\ n. f.

r, j,. a. il., Uranie.

Genre d insectes lépidoptères, comprenant de grands papillons de Madagascar, qui brillent des plus vives couleurs.

TJranie, une des neuf Muses, qui présidait à l'astronomie et à la géométrie, représentée avec un compas et an globe.

Uranique adj. Qui concerne l'uranium. Se dit des dérivés de l'urane qui contiennent le radical bivalent UO*.

Bayons uraniques ou rayons de Becquerel, radiations émises par tous les dérivés de l'uranium, fluorescents ou non, et qui ont la propriété de traverser certains corps opaques, d'impressionner les plaques photographiques, de provoquer chez les corps en contact l'émission de semblables radiations, etc.

uraniscoplastie, uraniscostèoplastie, uranoplastie ou uranostéo-

plaStie [plas-li] n. f. Chir.

Restauration de la voûte du

Palais- . Uranie.

uranisme nis-me n. m.

Nom sous lequel, en médecine légale, on désigne l'inversion sexuelle (appétit sexuel pour des personnes de même sexe).

uraniste [nis-iet ou uranin n. m. LitUr. Surnom des partisans du sonnet de Voiture A Uranie. V. Job.

uranite n. f. Phosphate hydraté naturel d'urane que l'on rencontre prés de Limoges, d'Autun, etc.

Uranium >ii-om'] n.. m. Chim. Corps simple métallique, extrait de l'urane.

— Encyci.. L'urane fut trouvé dans la pechblende en 1789 parKlaproth, et Péligot en isola l'uranium (1842). On le rencontre dans l'urane (oxyde d'uranium) en Autriche, dans l'uranite (phosphate d'urane) à Autun (France).

L'uranium, U, s'extrait de la pechblende. On forme d'abord l'azotate d'uranium, puis, par calcinaiion, le sesquioxyde d'uranium. C'est un métal de den-

I ranoscope

site 18,6, très altérable à l'air. Il donne, avec l'oxygène, plusieurs oxydes, Yo.ryde uraneux ou urane ou uranyte UO', le sesquioxyde, ou oxyde uranique ou oxyde d'uranyle UOJ. Il existe un grand nombre d'autres composés de l'uranium. Certains sels dérivés de l'uranium sont fluorescents ; d'ailleurs, tous émettent des radiations particulières, dites rayons uraniques ou de Becquerel. Les sels d'uranium sont employés en photographie poulie virage des papiers, en analyse pour titrer les phosphates. La céramique, la verrerie se servent des uranates pour colorer la porcelaine, le verre en jaune, à faire des émaux jaunes et noirs. Le verre d'urane est doué d'une superbe fluorescence jaune vert.

urailOgraphe n. m. Savant qui s'occupe d'uranographie.

uranographie y,] n. t: (du gr. ouranos, ciel, et

graphe, description). Description du ciel.

uranographique adj. Qui appartient à

l'uranographie.

uranomètre n. m. (du gr. ouranos, ciel, et

mitron, mesure). Instrument pour mesurer les distances dans le ciel.

uranométrie [trt] n. f. (du gr. ouranos, ciel, et metron, mesure). Art de mesurer les distances célestes.

uranométrique adj. Qui concerne l'uranométrie.

uranoplastie n. f. Chir. Syn. de ukanisco-

PLASTIE.

uranorama n. m. (du gr. ouranos, ciel, et orania. vue). Machine représentant les corps célestes et leurs mouvements.

uranoscope [nos-ko-pe] n. m. Genre de poissons acanthoptères, répandus dans les mers chaudes et tempérées, et dont une espècefréquente les côtes de France. (C'est un poisson épais, comprimé, remarquable par sa tête aplatie et ses yeux dirigés en haut. Sa chair, peu estimée, est cependant consommée dans le Midi.)

uranostaphylorraphie [nos-ta-fi-h-ra-fî]

n. f. (du gr. ouranos, palais, staphulè, luette, et rhaphè, suture). Chir. Restauration chirurgicale de la voûte palatine et de la luette, dans le cas de fissure congénitale.

Uranus [uss] ou Ouranos [oss] (le Ciel), aïs

d'Erebos et de Gaea, père de Saturne, de l'Océan, des Titans, des Cyclopes, etc. Il est la personnification du ciel.

Uranus, la septième grosse planète du système solaire.

— Encycl. Uranus est la quatrième des planètes supérieures, c'est-à-dire dont les distances au soleil sont supérieures à celle qui nous sépare de cet astre. Sa distance moyenne au Soleil est de 2.864 millions de kilom . ; son volume est à peu près G7 fois celui de la terre. Uranus décrit sa révolution autour du Soleil en 84 ans, 7 jours et 4 heures ; la durée de sa rotation sur lui-même est inconnue. Il reçoit 300 fois moins de chaleur que nous.

Uranus fut découvert en 1781 par Herschell, qui crut que c'était une comète ; les calculs de Lexell et Laplace montrèrent qu'il fallait ranger le nouvel astre parmi les planètes.

Uranus a 4 quatre satellites; Ariel, Umbriel, Titania, Obéron; ils offrent une particularité intéressante, car l'inclinaison de leurs orbites sur l'écliptique dépassant 90», leurs mouvements sont rétrogrades. V. solaire (système) et planète.

urao n. m. Carbonate hydraté naturel de soude.

uraptéryx [rilts] n. m. Genre d'insectes lépidoptères géomètres, renfermant des phalènes < de couleur claire, dont les ailes inférieures terminent en courte queue, et qui vivent sur 1 hémisphère boréal. (En France on rencontre Yurapteryx sambucaria, dont la chenille vit sur les sureaux, les lierres, les prunelliers , etc . )

urase [ra-ze] n. f.

ferments hydratant l'uri

urate n. m. Sel de l'acide urique. Econ. rur. Engrais fait de plâtre et d'urine.

uratelomis [té-lor-niss] a- m. Genre d'oiseaux passereaux conirostres, voisins des corbeaux et des pies, et qui vivent à Madagascar. (Ce sont de beaux oiseaux à la livrée gris roux et bleu ciel très clair).

urbain, e

[biri, è-ne] adj. et n. (lat. urbanus; de urbs, ville). De ville, de la ville, par opposition à rural: les populations urbaines.

Aniiq.rom. Dieux urbains, les douze dieux de la ville de Rome (Junon, Vesta , Minerve , Cérès, Diane, Vénu -;. Mars, Mercure, Jupiter, Neptune, Vulcain, Apollon). Tribus urbaines, tribus, au nombre de quatre, que Servius Tullius établit dans Rome. N. f. Voiture de place de la Compagnie parisienne l'Urbaine : prendre une urbaine.

Uraptéryx-

Diastase sécrétée par divers urique.

Uraleluruis.

URÉ

Urbain I" [bin] (saint), pape de 222 à 230. Fête le 28 niai. — Urbain II, pape de 1088 à 1099, né à Lagery, près de Châtillon-sur-Marne, promoteur de la première croisade au concile de Clcrmont. C'est lui qui excommunia le roi de France Philippe I" qui avait épousé Bertrade, femme de Foulque comte d'Anjou. — URBAIN III {Albert Crivelli), né à Milan, m. à Ferrare, pape de 1185 à 1187, adversaire de Frédéric Barberousse ; — Urbain IV, né à Troyes, m. à Pérouse, pape de 1261 à 1264. II augmenta le nombre des cardinaux et institua 1§ fête du Saint-Sacrement; — Urbain V (Guillaume de Grimoard ), pape de 1362 à 1 370, né au château de Grisac (Lozère). Il ramena à Rome le siège de la papauté et favorisa le développement des lettres. — Urbain VI (Barthélémy de Prignano), né à Naples, m. à Rome, pape de 1378 à 1389 Caractère violent et inquiet, reconnu seulement par quelqnes-unes des puissances de l'Europe;— Urbain VII (G. B. Castagna), né à Rome, m. à Monte-Cavallo, pape en 1590; — Urbain VIII (Majjeo Barberini), né à Florence, m. à Rome, pape de 1623 à 1644. Il condamna la doctrine de Jansénius par la bulle In cssna Uomini et écrivit d'élégantes poésies latines.

urbaniser [zé\ v. a. Amener à l'urbanité.

urbaniste [nis-te] n. m. Partisan d'Urbain VI

contre Clément. N. f. Membre d'une congrégation de femmes qui suit la règle des clarisses mitigée par Urbain IV.

urbanité n. f. (lat. urbanitas). Politesse que donne l'usage du monde ; accueillir un visiteur avec urbanité.

urbec n. m. Syn. de urebec.

urbe condita. V. ab urbe.

urbi et orbi, mots lat. signif. : à la ville (Rome) et à l'univers. Paroles qui font partie de la bénédiction du souverain pontife, pour marquer qu'elle s'étend sur l'univers entier. On dit de même, par extension: publier une nouvelle urbi et orbi, c'est-àdire partout.

urbiCOle adj. (lat. urbs, urbis, et colère, habiter). Qui se plaît dans les villes, qui habite une ville.

UrbinO, v. d'Italie (prov. de Pesaro-et-Urbino), entre la Foglia et le Metauro ; 16.810 h. (Urbinates). Soieries. Patrie de Raphaël. Cathédrale, palais ducal. Ancien ch.-l. du duché d'Urbin, réuni en 1631 aux Etats de 1 Eglise.

urcéiforme adj. Qui a la forme d'un urcéole.

urcéolaire [lè-re] n. m. Genre de lichens, qui vivent sur la terre, les pierres, les écorces et dont quelques espèces se trouvent en France.

Urcéole n. m. (du lat. urceolus, petit vase). Organe en forme de sac. But. Nom donné au calice quand il est en forme d'outre. Genre de lianes d'Asie qui fournissent du cauutchouc.

urcéolé, e adj. (de urcéole). Bot. Se dit d'un calice en forme d'ureéole.

Urcéolifère adj. Bot. Qui porte des urcéoles.

UrdOS, comm. fort ancienne des Basses-Pyrénées, arr. d'Oloron ; 410 hab. Sur le gave d'Aspe, près du fort du Portalet.

UrdU-Zeban n. m. Autre nom de l'hindoustani. (On écrit aussi ourdou.)

ure n. m. Principe créé par Ormuzd, source du monde matériel, dans la religion parsie.

urebec [bek] n. m. Nom vulgaire de certains coléoptères nuisibles à la vigne, tels que le rynehite par exemple. (On écrit aussi urbec).

urédinées [né] n. f. pi. Ordre de champignons parasites des végétaux, et qui produisent sur les tiges, les feuilles et les fruits, des taches diversement colorées (rouilles). S. une urédinéc.

— Encycl. Les urédinées possèdent un mycélium qui vit en parasite dans le tissu même des végétaux, mais disparait lorsque les organes reproducteurs qu'il a contribué à nourrir sont arrivés à maturité. Ce qui caractérise ces champignons microscopiques, c'est qu'une même espèce peut donner naissance à plusieurs sortes de fructifications (uredo ou écidie), qui se développent soit sur la même plante, soit sur des plantes différentes. La puccinie des céréales développe des fructifications de deux formes, dont l'une sur le blé (rouille du blé), l'autre sur l'épine-vinette. Le gymnosporange qui cause la rouille du poirier développe également ses fructifications sous deux formes, dont l'une sur les genévriers, l'autre sur le poirier.

On prévient dans une certaine mesure les dégâts que peuvent occasionner les urédinées en chaulant les graines destinées aux semences ou en épandant des liouillies cupriques sur les plantes menacées.

uredO [ré] n. m. Nom donné à l'une des formes de fructification des champignons de l'ordre des urédinées.

urédospore [dos-po-re] n. f. Nom donné parfois aux fructifications des urédinées.

Urée [u-ré] n. f- (du gr. ouron, urine). Substance azotée que l'on rencontre dans l'urine, qui en contient environ 25 grammes par litre: l'urée est le produit de la combustion des matières azotées dans l'organisme.

uréides n. m. pi. Chim. Classe de composés dérivés de l'urée. S. un uréide.

uréique adj. Qui concerne l'urée, qui s'y rapporte.

urémie [mC] n. f. (de urée, et du gr. haima, sang). Intoxication générale due au défaut d'élimination par l'urine des matières toxiques produites dans le fonctionnement organique.

— Encycl. L'urémie, ainsi désignée parce que tes phénomènes observés ont été pendant longtemps rapportés au défaut d'élimination de l'urée, se produit le plus souvent dans les lésions rénales. C'est ainsi qu on l'observe dans les néphrites de la scarlatine, de la grossesse, etc., ou plus fréquemment dans les néphrites interstitielles. L'urémie se traduit par de la dyspnée, des convulsions généralisées tétaniques ou par du coma : on note de la céphalée, des vertiges, etc. On interdira les purgatifs; le traitement consistera dans la saignée et dans la diététique.

urémique adj. Qui a rapport à l'urémie.

URÈ

urène n. f. Genre de malvacées, renfermant des arbrisseaux des régions chaudes du globe, et dont une espèce tahitienne fournil un textile grossier v piripiri.

uréomètre n. m. (de urée, et du gr. metron, mesure)- Instrument servant à doser l'urée dans un liquide, Densimètre pour les urines.

— Encycl. Tous les modèles d'urèomètrcs consistent en un vase divisé en deux capacités, dans chacune desquelles on met cote à côte l'urine et l'hypobroinite de soude, le vase communiquant avec une éprouvette à gaz graduée en centimètres cubes.

En réalisant le mélange de l'urée et de l'hypobromite, les gaz produits par la décomposition de l'urée se rendent danslacloche, où le volume qu'ils occupent permet de calculer le poids de l'urée qui était contenu dans la prise d'essai.

uréométrie[<rî]n.

f. Dosage de l'urée, dans l'urine et les liquides organiques. Uréom&tre.

— Encyci.. Le dosage

de l'urée est fondé sur sa décomposition en azote et acide carbonique par les hypochlorites et hypobromites alcalins. On se sert d'instruments dits uréomètres.

Urétac [tak] n. m. Uar. Fausse amure de misaine. (Vx.)

urétéral, e, aux adj. Qui concerne les uretères : sonde urétérale.

urétéralgie [/{] n. f. (de uretère, et du gr. algos, douleur). Douleurs dans les uretères.

urétéralgique adj. Qui a rapport à l'urétéralgie : douleurs uréléralgiques.

Uretère n. m. (gr. ourètCr). Chacun des deux canaux qui portent l'urine des reins dans la vessie.

— Encycl. Chaque uretère, long de 25 centimètres, offre le calibre d'une plume de corbeau ; il participe plus ou moins complètement aux affections des reins et de la vessie. La compression de l'uretère par une tumeur, sa coudure, ses rétrécissements déterminent la distension du bassinet et du rein par l'urine accumulée (hydronéphrose). Dans les cas de lithiose rénale, les calculs migrateurs cheminent très diffllement dans l'uretère et occasionnent de vives douleurs, les douleurs néphrétiques.

urétérique adj. Qui a rapport aux uretères.

urétérite n. f. Inflammation des uretères.

urétérocystonéostomie [os-to-mt] n. f.

(du gr. ourélêr, uretère, kustis, vessie, neos, nouveau, et stoma, bouche.) Chir, Opération qui a pour but de réaliser un nouvel abouchement de l'uretère dans la vessie, dans le cas de fistules urétérales.

urètérolithiase [a-ze] n. f. (du gr. our'lèr, uretère, et lithos, pierre). Présence de calcul dans l'uretère.

urétérophlegmatique [/iè;//i] adj. (du gr.

ourètèr, uretère, et phlegma, mucus). Pathol. Qui provient du mucus arrêté dans l'uretère.

urétéropyélite n. f. (de uretère, et du gr. puelos, bassin). Palhul. Inflammation de tout le canal excréteur du rein, uretère et bassinet.

urétéropyélostomie [os-to-mt] n. f (du gr.

ourctèr, uretère, puelos, bassin, et stoma, bouche). Chir. Opération qui a pour but de réaliser un nouvel abouchement de l'uretère dans le bassinet, dans les cas d'hydronéphrose par sténose ou coudure de l'urètre.

urétéropyique adj. (de uretère, et du gr. puon, pus). Qui est causé par du pus fourni par l'uretère.

urétérostomatique adj. (de uretère, et du gr. stoma, bouche). Qui a rapport à l'orifice des uretères.

uréthanes n. f. pi. Chim. Composés dérivant de l'acide carbamique.

urétique adj. Syn. de diurétique.

urétral, e, aux adj. Qui appartient à l'urètre.

urètralgie [jî] n. f. (de urètre et du gr. algos, douleur). Névralgie de l'urètre sans inflammation.

urétralgique adj. Qui appartient à l'urétralgie.

urètre n. m. (gr. ourêthra). Canal allant de la vessie au méat urinaire et servant à l'écoulement de l'urine.

— Encycl. Anat. L' urètre, dont les parois sont accolées au repos, a, au moment du passage de l'urine, un diamètre qui varie entre 6 et 11 millimètres.

Chez l'homme, l'urètre comprend deux parties : l'une mobile et l'autre fixe. La partie mobile ou urètre antérieur, constituée par du tissu spongieux, peut varier, suivant la quantité de sang qu'il contient de 9 à H centimètres. La partie fixe ou urètre postérieur a une longueur de 4 centimètres. C'est la région la plus importante, où se trouvent la prostate et l'ouverture des canaux spermatiques.

Chez la femme, l'urètre est plus court (5 centimètres et demi).

— Pathol. Vices de conformation. L'ouverture de l'urètre peut se faire à la face inférieure de la verge {hypospadias) ou à sa face supérieure iépispadias) Rétrécissement de l'urètre, v . rétrécissement. Inflammation de l'urètre, v. urétrite.

urétrectomie [trèk-to-mî\ n. f. (de urètre, et du gr. ektomê, section). Chir. Opération qui conssiste à réséquer un segment de l'urètre et à rétablir ensuite la continuité du canal par des sutures. (Elle est employée quand l'urétrotomie interne est impossible.)

urétrhelminthique [trèl-min] adj. Qui est causé par la présence de vers dans l'urètre.

urétrite n. f. (de urètre). Inflammation de l'urètre. (Elle peut être due au passage d'une sonde, à des microbes communs, mais surtout au gonocoque de la blemwrragie.)

Urétroblennorrhée Jdèn-no-rè] n. f. Ecoulement de pus ou de mucus par L'urètre. V, lle.nnoeraoie.

urétro-bulbaire adj. Qui appartient au

bulbe de l'un-hi

urétro-cystotomie n. f. Opération de la taille par l'urètre.

UTètrO-lithique adj. Produit par un calcul arrêté dans l'urètre.

urétro-pénien, enne adj. Qui a rapport à

l'urètre et au pénis.

urétro-périnéal, e, aux adj. Qui a rapport à l'urètre et au périnée.

urétrophractique [frak-tirke] adj. Qui a

rapport a 1 urétrophraxie.

urétrophraxie \frak-st] n. f. (de urètre, et du gr. phrassein, obstruer;. Obstruction de l'urètre.

UrétroplaStie [plas-ti] n. f. (de urètre, et du gr. plastos, laçonné). Opération qui a pour but de restaurer l'urètre, de fermer les fistules et surtout de réparer les difformités congénitales de Vépispadias et de X hypospadias.

urétro-pyique adj. Qui est produit par du pus dans l'urine.

urétro-rectal, e, aux adj. Qui a rapport a

l'urètre et au rectum.

urétrorragie [tro-ra-j{] n. f. (de urctre, et du gr. rhagè, rupture). Hémorragie du canal de l'urètre.

— Encycl. Cette hémorragie siège habituellement dans la partie spongieuse du canal de l'urètre. Elle peut être produite par des traumatismes. l'abus du coït, etc. Le meilleur traitement est l'abstention ou la mise à demeure d'une grosse sonde, qui agit par compression.

urétrorragique [tro-ra-ji-ke] adj. Qui a rapport à l'urétrorragie.

urétrorraphie [trora-fi] n. f. (de urètre, et du gr. raphe, suture). Chir. Suture de l'urètre.

urétrorrhée [tro-ré] n. f. (de urètre, et du gr. rhein, couler). Ecoulement par l'urètre.

Urétrorrhéique [tro-ré] adj. Qui a rapport à l'urétrorrhée.

UrétrOSCOpe \tros-ko-pé\ n. m. (de urètre, et du gr. skopein, examiner). Variété d'endoscope, servant à examiner les altérations de la muqueuse de l'urètre.

urétroscopie [tros-ko-pî] n. f. Examen de l'urètre.

UrétrOSCOpique [tros-lco] adj. Qui a rapport à l'urétroBcopie.

UrétrO-SCrotal, e, aux adj. Qui a rapport à l'urètre et au scrotum.

urétrospasme [tros-j/as-me] n. m. Spasme de l'urètre.

urétrospasmodique [tros-pas-mo] adj. Qui

a rapport a 1 urétrospasme.

urétrosténose [tros-té-nô-ze] n. f. (de urètre, et du gr. sténos, étroit). Rétrécissement du canal de l'urètre-

urétrOSténotique [tros-té] adj. Qui a rapport à l'urétrosténose.

urètro-thromboïde adj. Qui est causé par des grumeaux de sang arrêtés dans l'urètre.

urétrotome n. m. (de urètre, et du gr. tome, section). Instrument servant à pratiquer l'urétrotomie interne.

— Encycl. L'urétrotome se compose d'une sonde cannelée, ayant la même courbure que l'urètre et d'une tige métallique glissant sur la cannelure de la sonde. Cette tige supporte une lame tranchante en forme de triangle, qui incise le rétrécissement d'avant en arrière.

urétrotomie [wifj n. f. (de urétrotome). Incision des parties rétrécies de l'urètre.

— Encycl. L'urétrotomie peut se faire de dedans en dehors en introduisant dans l'urètre un instrument spécial appelé urétrotome. C'est l'urétrotomie interne. Quand cette intervention bénigne est impossible, on a recours à l'urétrotomie externe ou taille urétrale.

urétrotomique adj. Qui a rapport à l'urétrotomie.

urétrotomiSé [zé], e adj. Qui a subi l'urétrotomie.

urétro-véSical, e, aux adj. Qui a rapport à l'urètre et à la vessie.

urétryménode ou urétro-hyménode

adj. Qui est causé par une membrane qui s'est formée dans l'urètre.

Urf adj. Pop. Distingué, élégant.

Urfé (Anne d'), poète français, né dans le Forez (1555-1621). Il fut le précepteur des fils de Henri II, publia des sonnets, des Hymnes, puis entra dans les ordres.

Urfé (Honoré d'), frère du précédent, littérateur français, né à Marseille (1568- 1623). le premier en date des romanciers français, auteur du roman l'Astrée. où il a exprimé, sous une forme sub.

tile et diffuse, mais parfois pleine de charme, ljidéal de politesse et de galanterie de la société précieuse.

Urgande, fée bienfaisante de VAmadis de Gaule, qui a pour mission de protéger les chevaliers, à qui elle apparaît tantôt sous la forme d'une vieille femme, couverte de haillons, tantôt sous la forme de la jeune fille la plus séduisante.

Urgel, dite aussi Seo ou SeU d'Urgel (siège d'Urgel), v. forte et épiscopale d'Espagne (Catalogne) ; 3.100 h. Aux environs, sources sulfureuses. L'évêque d'Urgel partage avpc le gouvernement français le protectorat de la république d'Andorre.

H. dX'rfé.

uni

Urgèle 'la féej. II semble bien qu'elle apparaisse pour la première lois dans un conte de Voltaire : Ce qui plaît aux dames. Vieille et laide, elle obtient que sire Robert promette de l'épouser et se change aussitôt en une ravissante jeune fille. V. Hugo, Ch. Nodier, Th. de Banville, etc., ont plusieurs luis mis en scène la fée Urgclc. Fée bienfaisante popularisée par un opéra-comique de Favart : la Fée Urgclc.

urgemmeilt [ja-man] adv. De façon urgente.

Urgence [jan-té] n. f. (de urgent). Qualité de ce qui est urgent : il y a grande urgence à ce que vous veniez, ù'urgenec, sur-le-champ.

Urgent jan , e adj. (du lat. urgens ; de urgere, presser). Qui ne peut se différer : «//aire urgente.

urginée [né] n. f. Genre de liliacées, renfermant des plantes bulbeuses, à fleurs réunies en grappes, qui habitent pour la plupart l'Afriqueaustrale et tropicale. (Trois espèces appartiennent cependant à la flore de l'Algérie, de la Sardaigne et de la Corse; ïurginée maritime ou scilte maritime est la plus répandue.)

urgonien, enne [ni-in,

è-ne] adj. Se dit de la partie inférieure du système crétacé : la craie uryonienne. N. m. : l'urgonien.

Un, un des cantons suisses, arrosé par la Reuss; 21.000 h. Arm" «"««•««'Cri. ([Iraniens], Ch.-l. Alidorf. C'est l'un des trois cantons primitifs de la Confédération. Elevage.

Uriage ou Saint - Martin - d'Uriage,

comm. de l'Isère, arr. et à 12 kil. de Grenoble, sur le Sonnant, tributaire de l'Hère; 1.660 h. Eaux sulfureuses.

uricémie [mî] n. f. (de urique, et du gr. haima, sang). Affection caractérisée par une diminution de l'excrétion de l'acide urique et une accumulation de ce corps dans le sang.

uridrose [drô-ze] n. f. (du gr. ouron, urine, et idros, sueur). Sueur urineuse.

Urie, officier hébreu, mari de Bethsabée. David, qui convoitait sa femme, lui fit donner un poste dangereux, où il trouva la mort. {Bible.)

TJriel [ri-él'], ange dont les liturgies orientales font souvent mention, et dont le nom signifie, en hébreu, lumière de Dieu.

urim [rim'] n. m. Ornement du pectoral des

Juifs.

urinaire [nè-ré] adj. Anat. Qui a rapport à l'urine. Voies urinaires, ensemble des organes qui ' concourent à l'excrétion et à l'évacuation des urines. Méat urinaire, orifice externe de l'urètre. Pathol. Tumeur urinaire, tumeur produite par l'infiltration de l'urine. Calculs urinaires, concrétion solide qui se produit dans les voies urinaires. Fistule urinaire, trajet anormal donnant passage à l'urine.

Urinai n. m. Vase à col relevé, où les malades urinent. PI. des urinaux.

Urination [si-on] n. f. Production de l'urine.

Urinatoire adj. Qui facilite l'urination.

urine n. f. (du lat. urina). Liquide émis par la vessie et sécrété par le rein.

— Encycl. L'urine est un liquide jaune ambré, qui provient du rein; il s'écoule des bassinets par l'urètre, arrive dans la vessie et est excrété lors de la miction par l'urètre.

L'urine a une odeur spéciale, variable avec les individus et les races. L'homme sain excrète I.S00 grammes par 24 heures et la femme 1.400 grammes.

A l'état pathologique, la composition de l'urine varie énormément; dans diverses maladies des éléments nouveaux apparaissent : l'albumine et le sucre sont les principaux.

Quand la quantité d'urine éliminée diminue beaucoup, on dit qu'il y a anurie ; si, au contraire, elle augmente, il y a polyurie. L'examen, l'analyse de l'urine prennent de jour en jour une plus grande importance.

— Agric. et écon. rur. L'urine des animaux domestiques est très fertilisante. On doit, par suite, la recueillir dans des fosses spéciales et s'en servir pour arroser les terres.

urinémie [mt] n.f. (de urine, et du gr. haima, sang). Accumulateur des matériaux de l'urine dans le sang.

uriner [né] v. a. Evacuer l'urine.

urineUX, euse [neu, eu-se] adj. Qui est de la nature de l'urine, ou qui se rapporte à l'urine. Abcès urineux, abcès produit par l'infiltration d'urine dans le tissu cellulaire.

urinifère adj. (de urine, et du lat. ferre, porter). Qui porte, qui conduit l'urine.

urinipare adj. (de urine, et du lat- parère, engendrer). Qui produit l'urine.

Urinoir n. m. Endroit disposé pour uriner.

— Encycl. Les urinoirs sont de divers types : les uns consistent en une cuvette métallique emaillée ou encore en poterie vernissée ou en faïence installée dans l'angle que forment deux murs. On emploie également des plaques d'ardoise recouvrant l'angle d'un n.ur. La partie inférieure de ces divers systèmes d'urinoirs communique, au moyen d'un tuyau, soit avec une fosse d'aisances, soit avec un égout.

Les urinoirs installés sur les voies publiques se composent de plaques d'ardoises verticales formant des compartiments séparés par d'autres plaques de même matière. Le caniveau réunissant ces compartiments communique directement avec un égout. D'autres enfin consistent en plaques d'ardoise convergeant vers une colonne centrale munie d'un caniveau communiquant avec un égout. L'urinoir est surmonté par un toit et il est séparé de la chaussée par un entourage de tôle. On a donné le nom de vespasiennes à ces petits édicules.

urinomètre n.m. (de urine, et du gr. metron, mesure). Aréomètre destiné à déterminer le poids spécifique de l'urine.

Urique adj. (de urine). Chim. Acide urique, acide azoté éliminé par l'organisme, que l'on rencontre dans l'urine humaine, et qui constitue la masse en-

Urne ; 1. Antique, 4 puiser et à porter de l'eau ; 2, 3. Funéraires.

adj. Bot. Qui porte des capsules en

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