URU
UST
ment accidenté, arrosé par de nombreux cours d'eau, tributaires du rio de la Plata nu de l'Uruguay. Le climat est tempéré et salubre, mais sujet à des variations brusques. Les principales ressources de l'Uruguay sont : de riches pacages, qui nourrissent de nombreux troupeaux (bœufs, moutons, chevaux) ; l'exportation de viandes conservées salées ; le commerce de peaux, de suif, de lainages, de blé, mais, lin; l'exploitation de carrières, etc. — Emancipé depuis 1810, mais ruiné par de longues guerres contre le Brésil et la république Argentine, l'Uruguay, restauré par le gouvernement du général Florès (1865), est redevenu prospère. C'est une république unitaire, divisée en 19 départements.
urUS [russ] n. m. Nom donné à l'aurochs ou bison d'Europe (bos primigenius).
Urville-Hague, comm. de la Manche, arr.
et à 10 kil. de Cherbourg; 290 h. Bains de mer (plage de sable).
Urvillée [vi-lé] n. f. Genre de sapindacées, comprenant des arbrisseaux grimpants, dont on connaît sept ou huit espèces de l'Amérique tropicale.
Urzy, comm. de la Nièvre, arr. et à 10 kil. de Nevers; 1.520 h.
U. S. Abréviation pour OniledStates (Etats-Unis). On trouve aussi U.S. A. cour United States of America.
US [uss], terminaison d'un grand nombre de mots latins. Fam. Mots en us, mots techniques tirés du latin. Savant en us, pédant-
US [uss; uz' dev. une voyelle] n. m. pi. (lat. usus). Usages : les us et coutumes de ce pays.
USable [za-ble] adj. Que l'on peut user. Ant. Inusable.
USage [za-je] n. m. (de us). Coutume, pratique consacrée : s'accoutumer aux usai/es reçus. Action de se servir, emploi : usage des richesses. Coutume qui règle l'emploi des mots et des tours de phrase : expression hors d'usage. Orthographe d'usage, manière d'écrire les mots en eux-mêmes, indépendamment du rôle qu'ils jouent dans le discours. Droit de se servir d'une chose qui appartient à autrui; jouissance : se réserver l'usage d'une chose. Connaissance acquise par la pratique de ce qu'il faut faire ou dire en société : usage du monde, manque d'usage. A l'usage de, destiné à servir à. Perdre l'usage de ses sens, s'évanouir. Faire un bon usage, faire de l'usage, durer longtemps, en parlant d'une chose dont on se sert habituellement. Mettre tout en usage, user de tous les moyens. N. m. pi. Terrains vagues appartenant à une commune et sur lesquels les habitants avaient le droit de faire paître leurs bestiaux. Prov. : Usage rend maître, la pratique rend habile.
— Encycl. Dr. L'usage est le droit appartenant à une personne {usager) de se servir de la chose d'autrui et d'en percevoir les fruits nécessaires à ses besoins et à ceux de sa famille.
La plupart des règles appliquées à l'usage ne sont autres que celles qui régissent aussi l'usufruit.
L'usage est un droit incessible et indivisible, car il a pour objet de donner à l'usager de quoi suffire à ses besoins, et il ne remplirait pas sa destination s'il n'était concédé que pour partie.
Les droits de l'usager sont réglés par le titre qui les a établis.
Le droit d'usage, en tant qu'il s'applique à la jouissance totale ou partielle d'une maison, prend le nom d' habitation. •
Usages forestiers. On divise les usages forestiers en deux classes, les grands et les petits usages ;
Les grands usages comprennent : l'affouage, le maisonnage (droit de se faire délivrer des arbres pour des constructions ou des réparations de bâtiments) ; le pâturage et la glandée.
Les petits usages comprennent seulement le droit d'enlever les branches sèches et les bois morts.
L'usager doit demander la délivrance au propriétaire. Il n'est plus fait, dans les bois de l'Etat, aucune concession du droit d'usage, sous quelque prétexte que ce puisse être.
Le droit de cantonnement est le droit qu'ont les propriétaires de forêts de les affranchir de l'usage auquel elles seraient soumises, en transformant la servitude d'usage en un droit de propriété s'exerçant sur une portion restreinte de la forêt. Le cantonnement n'est en réalité que le rachat de l'usage : le prix du rachat, au lieu d'être représenté par une somme d'argent, est remplacé par une portion de forêt de valeur équivalente.
Usages commerciaux. Ce sont les usages que pratiquent ordinairement les commerçants dans les négociations ou par rapport à ces négociations.
Les tribunaux consulaires peuvent accessoirement asseoir leurs décisions sur les principes généraux du droit civil et sur les usages commerciaux. La preuve de ces derniers se fait au moyen de parères. V. ce mot.
Usages locaux. Ce sont les règles établies dans certains lieux pour l'exécution des conventions et qui, sans avoir été déterminées par la loi, sont adoptées par tout le monde. Le Code civil porte que « ce qui est ambigu s'interprète par ce qui est d'usage ».
USagé, e[za] adj. (de usage). Qui a déjà servi: vêtements usagés. Fam. Qui connaît les usages du monde.
usager [za-jé], ère adj. Destiné à l'usage habituel. Effets usagers, effets non soumis aux droits de douane. N. Personne qui a le droit d'usage, de pâture dans les forêts. Franc usager, celui qui est exempt du payement de toute redevance ou qui ne paye qu'une redevance modique. Menu usager, celui qui ne peut exercer dans les bois les droits d'usage que dans la mesure de ses besoins personnels. Gros usager, celui qui recueille tous les fruits sur un certain nombre d'hectares de bois.
USaUCe [zan-se] n. f. (de user). Terme de trente jours, habituellement fixé pour le payement d'une lettre de change. Espace de trente jours. Intérêt à double usance, intérêt payé double chaque mois. Sylvie. Temps écoulé depuis qu'on a coupé un taillis (syn. aoe du bois). Coupe en usance, coupe en cours d'exploitation.
usant [zan], 6 adj. Dr. Qui use, qui a droit d'user : fille usante de ses droits.
UsbekS, tribus turcomanes du Turkestan et de la Sibérie. V. Ouzbeos.
UsCOques ou UskokS, nom donné, à Venise et en Dalmatie, aux Serbes qui s'échappaient de la Serbie, de la Bosnie et de l'Herzégovine et allaient vivre dans les pays voisins pour échapper aux vexations des Turcs. (Uskolc est un mot serbe qui veut dire réfugié, déserteur; en italien uscocco.)
USé [u-zé], 6 adj. (de user). Affaibli : homme usé, voix usée. Banal, pour avoir été trop répété ou employé : sujet usé. Sylvie. Coupe usée, coupe dont l'exploitation est terminée.
TJsedom Mo»i], île allemande, au débouché de l'Oder, dans la Baltique ; 30.000 h. Ch.-l. Swinemùnde. Elevage.
L'skuf.
user [zé] v. n. (du lat. pop. usare; de usum, supin de uti, se servir dej. l'aire usage, se servir : user d'un droit. S'aider de, avoir recours à : user de violence. User mal, abuser. En user, agir, se conduire : vous en usez mal arec lui. Fam. En usezvous ? interrogation par laquelle on offre quelque chose à quelqu'nn, particulièrement du tabac a pi iler. V, a. Consommer par 1 usage : user de l'huile. Détériorer par l'usage : user la pointe d'un couteau. Diminuer, par le frottement, le volume de : le gré» use le fer. via. Détruire, anéantir progressivement] user sa santé. Sylvie. User une coupe, l'exploiter.
user [zé] n. m. (v. user pris substautiv.). Usage, durée de l'emploi : celte étoffe est d'un bon user.
USeur, euse [zeur, eu-ze] n.et adj. Se dit d'une personne qui use par le frottement ou autrement!
Usher (Jacques) ou UsSeriuS, sa\ant prélat anglican, né à Dublin, m. à Londres [1580-1656 teur d'une chronologie sacrée longtemps célèbre.
usinage [zi] n. m. Action d'usiner.
USine [si-ne] n. f. (lat. officinal Grand établissement de fabrication, comme forge, fonderie, etc.
— Encycl. Dr. L'établissement des usines sur les cours d'eau a toujours été subordonné à une autorisation administrative préalable. Dans les cours d'eau non navigables et non flottables, cette autorisation préalable peut être accordée, après enquête, par le préfet ; dans les cours d'eau navigables ou flottables, elle ne peut résulter, en principe, que d'un décret du chef de l'Etat, précédé d'une enquête de commodo et incommodo.
Les machines et ustensiles nécessaires à l'exploitation d'une usine sont immeubles par destination ; quant aux usines elles-mêmes, si elles sont à nef ou flottantes et non fixées, elles deviennent meubles.
usiner [si-né] v. a. Soumettre une matière brute ou dégrossie à l'action d'une machine-outil.
Usinier [zi-ni-é], ère n. Personne qui exploite une usine. Adjectiv. Qui a rapport à l'exploitation d'une usine : l'industrie usinière.
UsipienS [pi-in] ou UsipèteS (en lat. Lsipii), peuple de l'ancienne Germanie qui habitait pies du Rhin entre les Chamaves, les Marses et les Sicambres.
USité [zi-té], e adj. (lat. usitatus). Qui est en usage : terme gui n'est plus usité. Commun, ordinaire : la parabole se lire des choses les plus usitées.
USkara n. m. Syn. de basque.
USkUf n. m. Bonnet de feutre ou de coton, que portaient les janissaires.
USne [us -ne] n. m. Mar. Gros câble servant à garer un train à flotter.
usnéacées [us-né, se] n. f. pi.
Famille de lichens, dont le thalle est formé de rameaux très grêles, qui pendent aux branches des arbres, et dont le genre usnée est le type. S. une usnéacée.
USnéal, e, aux [us-né] adj. Qui ressemble à une usnée.
USnée [us-né] n. f. Genre d'usnéacées, renfermant des lichens à fructifications grises, entourées de longs cils, et dont une espèce assez commune, l'usnéebarbuefwsneabarbata), était employée autrefois en médecine comme antidiarrhéique.
usquebac
[us-ke-bak] n. m.
[écossais isce, et beatha, eau-de-vie).
Whisky en usage chez les montagnards écossais.
Ussat-les-
Bains, hameau de la comm. d'Ornolac ( Ariège ) ; 150 h. Sources bicarbonatées sodiques.
ÛSSé (CHÂTEAU
d'), un des plus beaux de la Renaissance, reconstruit aux xv« et xvie siècles, au-dessus des canaux dérivés de l'Indre, sur un coteau escarpé, que domine au sud la forêt de Chinon. C'est un enchevêtrement de tourelles et de pavillons merveilleux. Les terrasses sont l'œuvre de Vauban.
USSeau [u-sô] n. m. Drap qu'on fabriquait à Usseau, près de Carcassonne.
Ussel, ch.-l. d'air. (Corrèze) ; ch. de f. Orl. ; à 61 kil. N.-E. de Tulle, près delà Diège; 4.750 h.
(Ussellois). Laine, légumes, fer, cuirs. — L'air. a7 cant., 71 comm-, 64.450 h. Le cant. a 12 comm. et 10.610 h.
USSier [u-si-é] n. m. Ancienne espèce de barque plate.
USSing (Louis), philologue et archéologue danois, né à Copenhague (1820-1905) ; auteur de travaux érudits sur Tite- Live, Plaute, etc.
USSOn, comm. de la Loire, arr. et à 43 kil. de Montbrison ; 2.800 h. Scieries.
UsSOn-du-PoitOU, comm. de la Vienne, arr. et à 30 kil. de Civray; 2.570 h.
UStage [us-ta-je] n. m. Dr. coût. Droit seigneurial payé pour le domicile.
UstaritZ, ch.-l. de c. (Basses-Pyrénées), arr. et à 14 kil. de Bayonne, sur la Nive ; 2.400 h. Ancienne capit. du Labour. Chocolateric. — Le cant. a 8 comm. et 8.890 h.
ustensile [us-tan] n. m. (lat. utensilia). Petit meuble, instrument, etc., servant aux usages de la vie courante et à l'exercice de certaines professions. Navig. Indemnité variable, que verse le pro-
Usnée barbue.
UST
UTR
priétaire faisant flotter son bois, entre le> mains du premier ouvrier, lorsque l'assemblage de toutes les pièces constituant un train de bois flotté est terminé.
UStensilier [us-tan-si-li-é] n. m. Employé qui entretient les ustensiles dans un théâtre.
USter, conim. de Suisse (cant. de Zurich), ch.-l. de district ; 8.000 h. Filatures de coton : tissage de soie; fonderies; agriculture.
Usteri (Paul), homme d'Etat et littérateur suisse, né à Zurich, m. à Kuppersohwyl (1768-1831). Il a laissé un grand nombre d'écrits sur la médecine et la politique ; on lui doit un traité sur le Droit public suisse.
Ustica, ile de la Méditerranée, n 10. des iles Lipari ; 2.000 h. Blé, vin. huile.
UStilaginéeS [us-ti, né] n. f. pi. Famille de champignons basidiomycêtes, parasites des végétaux et produisant les maladies eounues sous les noms de charbon et de carie. (V. ces mots.) S. une ustilaginée.
UStilagineux, euse [us-ti, neû, eu-ze] adj. Uot. Qui a rapport à l'ustilâgo. l'alh. Gangrène causée par l'usage du seigle ergoté.
UStilagO [us-Ci] n. m. Genre de champignons de l'ordre des ustilaginées, dont certaines espèces sont parasites du blé, de l'avoine, etc. (V, cuarbon.)
UStion [us-ti-on] n. f. (lat. ustio). Action de brûler. Chir. Effet d'un cautère actuel. ^Peu us.)
UstOU, comm. de l'Ariège, arr. et à 28 kil. de Saint-Girons ; 2.120 h. Marbre, cuivre, zinc.
ustrinum [us-tri-nom'] n. m. (m. lat.). Antiq, rom. Lieu où l'on brillait les morts : il y avait des ustrinums publics et des ustriuums privés.
UStulation [us-tula-si-on] n. f. (du lat. ustulare, brûler). Action de dessécher au feu une substance humide.
Usuard, moine français de l'abbaye de Saint- Germain-des-Prés, m. entre 809 et 877. Charles le Chauve le chargea de composer un martyrologe.
USUCaper [zu-ka-pé] v. a. Pratiquer l'usucapion de.
USUCapion [zu-ka] n. f. (lat. usucapio; de usus, usage, et capere, prendre). En droit romain, mode d'acquisition de la propriété, fondé sur une possession prolongée pendant un certain temps.
USUel, elle [u-zu-èl, è-le] adj. (lat. usualis; de usus, usage). Dont on se sert ordinairement ; termes usuels. Dont on se sert le plus couramment : médecine usuelle, droit usuel.
usuellement [zu-ë-le-man] adv. D'une façon usuelle. (Peu us.)
USUfructuaire [u-au-Zi-uAc-iu-è-re] adj. Qui ne donne que l'usufruit.
Usufruit [zu-fru-i] n. m. (du lat. usus, usage, et fructus, fruit;. Jouissance des fruits, du revenu d'un bien dont la nue propriété appartient à un autre.
— Encycl. Les attributs de la propriété se résument en trois principaux : le droit de se servir de la chose de telle sorte que l'usage qu'on en fait puisse être renouvelé indéfiniment (Jus utendi) ; le droit de percevoir les fruits qu'une chose produit (jus fruendi); le droit de disposer de la chose, de 1 altérer, de la modifier, de la transmettre à un autre {jus abutendi). C'est la réunion des deux premiers attributs de la propriété qui constitue l'usufruit. (Code civ., art. 578-624.)
L'usufruit est établi par la loi ou par la volonté de l'homme. L'usufruit légal est celui que le Code civil accorde au père ou à la mère survivants du tiers des biens dévolus aux collatéraux qui succèdent en concours avec le père ou la mère.
L'usufruit peut porter sur toute espèce de biens, meubles ou immeubles, corporels ou incorporels.
Il suppose que l'on doit user et jouir d'une chose tout en en conservant la substance.
L'usufruitier a droit aux services et aux fruits des objets sur lesquels porte son droit, comme le propriétaire lui-même. Il faut entendre par fruits ceux des produits de la chose que l'on peut percevoir à des époques périodiques et sans la détériorer. La loi distingue trois sortes de fruits : 1» les fruits naturels, que la terre produit spontanément, comme les bois, le produit et le croit des animaux; 2» les fruits industriels, que la terre ne produit qu'avec le travail de l'homme : ainsi le blé, les légumes ; 3o les fruits civils, revenus dus par un tiers auquel on a cédé la jouissance de la chose : ainsi les loyers des maisons, l'intérêt d'une somme d'argent.
L'usufruitier doit veiller à la garde et à la conservation de la chose soumise à sa jouissance comme un bon père de famille. Il ne peut employer la chose grevée d'usufruit qu'à l'usage auquel cette chose se trouvait précédemment affectée ; il est tenu des charges annuelles du fonds sujet à l'usufruit et des réparations d'entretien.
USUfruité, e [su] adj. Soumis à l'usufruit.
Usufruitier [zu-fru-i-ti-é], ère n. Qui a l'usufruit ; l'usufruitier d'un bien. Adjectiv. Réparations usufruitières, celles qui incombent à l'usufruitier.
usum iad). V. AD USUM.
USUraire [zu-rè-re] adj. (lat. vsurarius). Qui a le caractère de l'usure : intérêt usuraire. Qui est accompagné d'usure : prêt usuraire.
USUrairemeilt [zu-rê-re-man] adv. D'une manière usuraire.
Usure [zu-re] n. f. (lat. usura). Intérêt d'un capital prêté au-dessus du taux fixé par la loi : le délit d'habitude d'usure est puni d'amende et d'emprisonnement. Fiij. Profit disproportionné avec l'objet qui le procure. Avec usure, au delà de ce qu'on a reçu : rendre avec usure une injure reçue.
— Encycl. Le taux de l'intérêt de l'argent étant libre, en matière commerciale, le délit d'usure n'existe qu'en matière civile : il est constitué par la réunion de trois éléments : 1° un prêt à intérêts ; 2" une stipulation d'intérêts supérieurs au taux légal ; 3« l'habitude de prêts à taux usuraires.
Lorsqu'il est prouve que le prêt a été fait à un taux supérieur à celui lixé par la loi, les perceptions excessives sont imputées sur les intérêts légaux alors échus, et subsidiail'ement sur le capital de la créance.
Usure [zu-re] n. f. (de user). Détérioration que produisent l'usage ou le frottement.
USUrer 'zu-ré\ v. n. Prêter à usure. Vx
Qui prête à usure.
do
usurier [xwri-é], ère
Adjectiv. ; banquier usurier.
usurpateur, trice [sur] n. (lat. usurpator,
(//a). Personne qui usurpe. Spécialem. Personne qui s'empare par des moyens injustes, de l'autorité souveraine. tlist. L'Usurpateur, nom que les partisans des Bourbons donnaient à Napoléon 1". Adjectiv. Qui a usurpé : général usurpateur.
usurpatif, ive [sur] adj. (du lat. usurpare,
prendre par anticipation!, (iram. Se disait des verbes qui annoncent qu'on se prépare à l'action. (Vx.)
usurpation zur-pa-si-on] a. f. (lat. usur-
Action d'usurper : usurpation de fonctions publiques. (Se dit particulièrement de l'action d'usurper le pouvoir souverain par la force.) Etat qui en résulte. Par cit. Objet usurpé : propriété qui n'est qu'une usurpation,
USUrpatoire [sur] adj. Qui a le caractère de l'usurpation.
USUrper [sur-pé] v. a. (lat. usurpare). S'emparer, par violence ou par ruse, de ce qui appartient à un autre : usurper le trône. Fia. Arriver à posséder sans droit : réputation usurpée.
Ut [ut'] n. m. (premier mot de l'hymne de Saint- Jean-Baptiste : ut queant Iaxis. Première note de la gamme ordinaire.
Signe qui la représente. (On dit auj.
do en solfiant la clef d'ut. [V. clef].) Fum. Ut de poitrine, chanteur qui donne l'ut de poitrine.
Utah, l'un des Etats unis de l'Amérique, sur un plateau des Rocheuses, peuplé en partie par les mormons; 316.500 h. Capit. Greut Sait Lake City. Importantes richesses minérales.
UtahS, UteS ou Yutes, grande tribu des Peaux-Rouges, qui, en 1872, a vendu au gouvernement fédéral le territoire qu'elle occupait dans le Nouveau-Mexique, le Colorado, l'Utah et la Nevada.
Utelle, ch.-l. de c. (Alpes-Maritimes), arr. et à 40 kil. de Nice; 1.550 h. {Utelliens). — Le cant. a 2 comm. et 3.560 h.
Utéralgie \jî] n. f. (de utérus, et du gr. algos, douleur). Douleur de l'utérus.
Utérin, e adj. (lat. ulerinus; de utérus, ventre). Qui concerne l'utérus : maladies utérines. Se dit des frères et des soeurs nés de la même mère mais non du même père : frères utérins. Substantiv. Frère utérin, sœur utérine : les utérins. N. m. Médicament produisant un effet particulier sur l'utérus.
Utérinité n. f. Dr. Droit, état, position, qualité d'utérin.
Utéro-lombaire adj. Anat. Qui appartient à l'utérus et aux lombes.
Utéromanie a. f. (de utérus, et de manie). Exagération, le plus souvent morbide, des désirs sexuels, chez la femme.
UtérO-OVarien, enne adj. Qui appartient à l'utérus et à l'ovaire ; artère utéro-ovarienne.
Utéropathie [tf] n. f. (de utérus, et du gr. pathos, affection). Maladie de l'utérus.
Utéro-placentaire adj. Qui se rapporte à l'utérus et au placenta.
Utérorragie [ro-ra-jt] n. f. Syn. peu usité de
MÉTRORRAOIE.
Utérorrllée n. f. Syn. de leucorrhée.
Utéro-Sacré, e adj. Qui se rapporte à l'utérus et au sacrum. Ligament utéro-sacré, chacun des ligaments de l'utérus qui se fixe sur l'aponévrose pelvienne et le sacrum.
UtérOSCOpe [ros-ko] n. f. (de utérus, et du gr. skopein, examiner). Sorte de manomètre, destiné à mesurer l'intensité des contractions utérines.
UtérOSCOpie [ros-ko-pî] n. f. Examen de l'utérus.
utérosténie
gr. sténos, étroit), l'utérus.
Utéro-vaginal, e, aux adj. Qui appartient à l'utérus et au vagin.
Utérus [russ] n. m. (m. lat.). Organe de la gestation, chez les animaux supérieurs. (Syn. matrice.)
— Encycl. Anat. et physiol. L'utérus est un rrgane creux, à parois musculeuses, dont la cavité communique avec le vagin. Il est destiné à recevoir le produit de la conception et à l'expulser au terme de la grossesse.
L'utérus a la forme d'une poire un peu aplatie d'avant en arrière. Il présente une partie inférieure plus étroite, le col, et une partie supérieure, le corps, dans la cavité duquel aboutissent vers le haut les trompes de Fallope.
— Pathol. L'utérus présente de nombreuses anomalies : 1° absence de l'utérus ; 2» utérus réduit à une moitié ; 3° utérus double, etc.
Il est sujet à de nombreuses affections ; congestions, hypertrophie, inflammations (métrites), tumeurs (fibromes, polypes, cancers) ; à des accidents traumatiques, tels que la rupture, à des déviations, à des déformations, etc.
Les opérations chirurgicales : l'hystérotomie ou opération césarienne, l'hystérectomie (ablation de l'utérus) , l'amputation du col , sont nécessitées soit par des grossesses anormales, soit par des tumeurs.
Utetheisa[Zé-Ié-i-za] n.f. Genre d'insectes lépidoptères bombyciens, renfermant des papillons répandus sur presque tout l'ancien monde. (Une espèce, blanchâtre, avec les ailes supérieures tachetées de rouge et pointillées de noir, se rencontre aux environs de Paris, en été ; sa chenille vit sur les héliotropes, les myosotis, etc.)
ut fata trahunt, mots lat. signif. : Comme les destins conduisent. Au gré du destin, du hasard.
Utica, v. des Etats-Unis (New-York) ; 00.000 h. Ateliers mécaniques.
Utile adj. (lat. utilis; de uti, se servir). Qui rend service : des travaux utiles. Temps utile, temps opportun, au delà duquel il n'est plus utile d'agir. Feod. Domaine utile
[ros-té-ni] n. f. (de utérus, et du Etroitesse ou rétrécissement de
la nue propriété. Seigneur
(•venu indépendant de utile, celui qui avait
l'usage sans la nue propriété. Dr. Jour utile, jour compté dans les délais accordés et aussi jour pendant lequel l'action légale peut s'exercer. N. m. Ce qui est utile : joindre l'utile à l'agréable. An t. Inutile.
utile dulci, fin d'un vers d'Horace. V. omne tui.it.
Utilement [man] adv. D'une manière utile. Ant Inutilement.
Utilisable [za-ble] adj. Qui peut être utilisé. Ant. Inutilisable.
Utilisation [sa-si-ori] n. f. Action ou manière d'utiliser. Ant. Inutilisation.
Utiliser [si] v. a. Tirer parti de. Ant. Inutiliser.
Utilitaire [ti-re] adj. (de utilité). Qui se propose surtout l'utilité ; morale utilitaire. N. Personne qui met l'utilité au-dessus de toute autre considération. Philos. Partisan de l'utilitarisme.
Utilitairement [lè-re-man] adv. Au point de vue utilitaire.
Utilitairianisme n. m. Syn. de utilitarisme.
utilitairien, enne n. et adj. Syn. de ;utihtariste.
Utilitarisme [rà-wie] n. m. Système de morale, qui place dans l'intérêt particulier ou général la règle de nos actions : Stuarl ilill a défendu l'utilitarisme.
— Encycl. Le sage, selon Epicure, tient à ce que ses désirs ne se tournent pas contre lui-même, et à ce que le plaisir soit assuré et durable ; de là, la nécessité de raisonner.
Le calcul amène d'ailleurs à une doctrine de modération. La théorie utilitaire a été reprise et développée par Hobbes (xvn« s.) et par Bentham (xvme s.). Bcntham invente même une sorte d'arithmétique des joies et des peines. Stuart Mill {l'Utilitarisme, 1864), a modifié l'utilitarisme en montrant que certains plaisirs, comme ceux de l'esprit et du cœur, ont une valeur intrinsèque, qui les met au-dessus des autres. Spencer a réuni l'utilitarisme à l'évolutionnisme; suivant lui, la morale ou science du bonheur ne serait que les conclusions codifiées auxquelles aurait abouti l'expérience de l'humanité : l'utile se rencontre avec le bien, puisque le bien n'a été proclamé tel que parce qu'il fut utile.
Utilité n. f. (lat. utilitas). Service que rend une personne ou un objet : l'utilité d'une mesure. Personne ou objet utile. Utilité publique. Déclaration d'utilité publique, première des formalités exigées en matière d'expropriation pour cause d'utilité publique. (L'acte proclamant l'utilité publique des travaux à exécuter est une loi pour les grands travaux d Etat ; un décret en conseil d'Etat pour les travaux d'Etat d'importance secondaire [ceux des concessionnaires des mines, des associations syndicales] ; un décret simple pour les travaux des départements et des communes. V. expropriation.) N. f. pi. Au tlîéàtre, emploi subalterne. Personne qui le remplit : jouer les grandes, les petites utilités. Ant. Inutilité.
utinet [ne] n. m. Maillet de tonnelier. Escabeau de dentellière.
uti, non abuti, mots lat. signif. ; User, ne pas abuser. Axiome de modération, s'appliquant à tout ordre d'idées.
uti possidetis, mots lat. signif. : Comme vous possédez. Formule diplomatique employée à propos de conventions basées sur les possessions territoriales actuelles des belligérants ; un traité basé sur l'uti possidetis.
uti rogas, mots lat. signif. : Comme tu le proposes. Formule de vote, par laquelle, dans les comices des Romains, on indiquait qu'on était favorable à la loi proposée. (Elle s'écrivait en abrégé V. R. sur le bulletin.)
Tjtique, anc. v. d'Afrique, fondée par les Tyriens, 1.100 ans av. J.-C. et devenue ensuite colonie romaine. C'est dans cette ville que se tua Caton d'Utique, après la défaite de Thapsus.
Utopie [pi] n. f. (du lat.
Utopia, pays imaginaire inventé par le chancelier anglais Thomas Morus (du gr.
ou, non, et topos, lieu) et donné comme titre à un de ses livres). Système ou plan qui parait d'une réalisation impossible.
Utopie, roman politique et social de Thomas Morus (1518). La première partie, toute critique, est le tableau, très poussé au noir, de l'Angleterre d'alors et des autres Etats européens. La seconde, où l'auteur suppose ses réformes appliquées dans une ile lointaine, est la description très détaillée d'un Etat socialiste et démocratique.
Utopique adj. Qui a le caractère de l'utopie.
Utopiste [pis-te] n. Personne qui fait des utopies; qui forme des projets imaginaires.
ut pictura poesis, mots lat. signif. : La poésie est comme une peinture- Pensée d'Horace (Art poétique, 361), d'après laquelle, dans les poèmes comme dans les tableaux, il convient de traiter et de juger chaque œuvre suivant son genre. On détourne souvent cette phrase de son sens pour lui faire dire que la poésie est sœur de la peinture.
Utraquiste \ku-is-té] n. m. (du lat. utraque, l'une et l'autre). Nom donné aux hussites de la Bohême, qui communiaient sous les deux espèces.
ttrecht [trèk], v. de Hollande, ch.-l. de la province d'Utrecht, sur un bras du delta du Rhin ; 115.000 h- Université; fabriques de velours longtemps célèbres. — La prov. a 282.000 h.
Utrecht (traité d'). La France, l'Espagne, l'Angleterre et la Hollande conclurent, en 1713, à Utrecht, un traité devenu célèbre, qui mit tin à la guerre de la succession d'Espagne. L'Espagne restait à Philippe V, et la France conservait son intégrité territoriale, mais d'importantes concessions maritimes étaient faites à l'Angleterre.
Utrera, v. d'Espagne (prov. de Séville), sur un affluent du Uuadalquivir ; 15.000 h. Salines, bétail.
Utricaire [/.ère] n. m. Bot. Nom donné à la bandure ou nepenthès de Madagascar.
Médaille d'Utique*
UTR
utriculaire [li-re] adj. (de utncule). Quia la forme d'un utricule.
Utriculaire Uà-re] n. f. Genre d'utrieulariacées, renfermant des plantes aquatiques, dont 1rs unes nagent librement, les autres vivant au fond de l'eau. (Leurs feuilles sont découpées en lanières très ténues ; certaines sont terminées par des sortes d'ascidies, qui capturent, pour s'en assimiler la substance, de petits insectes ou crustacés aquatiques.)
utriculariacées [si] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones gamopétales superovariées, dont le genre type est Yutriculaire. S. une utriculariacèe.
Utricule n. m. (lat. utriculus). Bol.
Petite outre. UtricuU.
Utricule n. m. Genre de mollusques gastéropodes, comprenant des espèces répandues dans toutes les mers.
UtriCUleUX, euse [leâ, eu-ze] adj. Qui est garni d'utriculcs.
UtriCUliforme adj. Qui est en forme de petite outre.
utriforme adj.(dulat. uter, outre, et de forme). Qui a la forme d'une outre.
Utrigère adj. (du lat. uter, outre, et gerere, porter). Qui porte une outre ou un objet en forme d'outre.
ut supra, mots lat. signif. : Comme ci-dessus* pour les mêmes motifs que ci-dessus. Formule souvent employée, surtout dans les actes juridiques, pour renvoyer à ce qui précède. (On dit aussi vide supra [voyez ci-dessus].)
UVa n. m. (n. lat. du raisin). Pharm. Nom donné a certains fruits dont la forme rappelle celle de la baie de raisin.
UVage n. m. Glacis en 'terre cuite, dont on forme l'encaissement d'une chaudière à sucre.
UVaire [vé-re] adj. (dulat. uva, raisin). Bot. Qui se compose de petits grains globuleux.
uval, e, aux adj. (du lat. uva, raisin). Qui a rapport au raisin : cures uvales.
Uvalli, chaîne de montagnes de Russie, qui sont un contrefort occidental du Caucase. C'est un plateau granitique faiblement mouvementé, de 500 à 550 mètres d'altitude.
UVa-Ursi n. m. (en lat. raisin d'ours). Espèce d'éricacée, dont les feuilles sont employées en infusions diurétiques.
uve n. f. Pharm. anc. Pommade de blanc de plomb.
UVéal, e, aux adj. Qui se rapporte à l'uve.
Uvutaire : a, fleur.
UVée [>-'^l n. f. (du lat. uva, raisin). Couche pigmentaire de l'iris. Ancien nom de la choroïde.
uvéite n. f. Inflammation de l'uvée.
uvelle [rjï-le] ou uvella [vél-la] n. f. Genre d'infusoires flagellâtes, qui vivent dans les eaux douces d'Europe.
uvette [vè-te] n. f.
Pot. Nom vulgaire des éphèdres.
uvifère adj. (du lat.
uva, grain de raisin, et ferre, porter). Qui porte des raisins.
uviforme adj. (du
lat. uva, grain de raisin, et forma, forme). Qui a la forme du raisin.
UVUlaire [lt-re] adj.
Qui a rapport à l'uvule.
uvulaire [lè-re] n.
f. Genre de liliacées, renfermant des plantes herbacées, dont on connaît six espèces de l'Amérique septentrionale, de l'Inde et de la Chine. (L'espèce chinoise a été acclimatée en France comme plante d'ornement.)
UVUle n. f. (du lat. uvula, petit grain de raisin). Nom scientifique de la luette.
UVUliforme adj. Qui ressemble à la luette.
UVUlite n. f. Inflammation de l'uvule.
UwinS(Thomas),peintreanglais,néetm.àLondres (1788-185'!). lia peintdes scènes de la vie napolitaine-
Uxellodunum [nom'] anc. oppidum (ville forte) de la Gaule (pays des Cadurques), probablementlePuy d'Issolu(Lot) ; prise par César en 59. Tous ceux de ses habitantsquisurvécurent eurent la main droite coupée par ordre du vainqueur.
uxer [uk- ,, A ~
sèr] n. m. An- Uïer ; A' sabord de charSe-
cien bâtiment de charge, à rames et à voile, qui servait principalement au transport des chevaux et
uzz
dont l'avant était muni, au-dessus de la ligne de flottaison, d'un sabord de charge, sorte de porte (huie) pour le passage des animaux. (On disait aussi huissier, usser, usserius, etc.)
Uxmal, cité du Yucatan [Mexique), où l'on trouve des ruines indiennes importantes.
UXOricide n. m. (du lat. uxor, épouse, et cxdere, tuer;. Meurtre commis par un mari sur sa femme. Meurtrier de sa femme (Peu us.).
UXOrien, enne [ukso-ri-in, c-ne] adj. (du lat. uxor, épouse). Qui a rapport à l'épouse.
UXOrieUX [kso-ri-eû] adj. n. m. Se dit d'un époux qui se laisse gouverner par sa femme.
Uytbergen, comm. de Belgique 'Flandre-Orientale, arr. de Termonde), sur l'Escaut; 1.450 h.
Uytkerke, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Bruges); 1.540 h-
Uzanne (Louis-Oefate), littérateur et bibliophile français, né à Auxerre en 1852 ; auteur d'études érudites et anecdotiques.
UzbekS. Ethnol. V. Ouzbeos.
Uzel, ch.-l. de c. (Côtes du-Nord . arr. et à 14 kil. de Loudéac ; 1.270 h. (Uzellois). Ch. de f. Et. — Le cant. a 7 comm. et 7.820 h.
UZélie (li) n. f- Genre d'insectes orthoptères cavernicoles, de la famille des podurisés.
Uzemain, comm. des Vosges, arr. et à 15 kil. d'Epinal; 1.360 h. Carrières, forges.
Uzerehe, ch.-i. de c. (Cor-
rèze), arr. et à 30 kil. de Tulle, sur la Vézère; 3.170 h. [Userchois). Ch. de f. Orl. Papeterie, tannerie. — Le cant. a 9 comm.
et 14.040 h.
UzèS [zèss]. ch.-l. d'arr.
(Gardi, sur l'Alzon ; ch. de f.
P.-L.-M. ; à 25 kil. N. de Nîmes-,