LUZ
chois). Ch. de f. N. Dentelles. — Le cant. a 22 comm., et 11.460 h.
Luzarches (Robert de), architecte fiançais, né vers la fin du xne siècle, m. à Amiens en 1223.
11 fournit les plans de la cathédrale d'Amiens et travailla peut-être à Notre-Dame de Paris.
Luzech Oècfc"], eh.-l. de c. (Lot), arr. et à
12 kil. de Cahors, près du Lot ; 1 .380 h. Ch. de f. Orl. Fer, tabac, vins. — Le canl. a 13 comm., et 8,430 h.
luzerne [zèr-ne] n. f. (provenç. luzerno). Genre de légumineuses papilionacées.
— Encycl. Les luzernes sont des plantes fourragères de premier ordre, qui ont été importées de Médie en Grèce par Alexandre le Grand, et qui sont acclimatées aujourd'hui dans toute l'Europe. La luzerne commune (medicago saliva) est une plante vigoureuse à racine longuement pivotante, à feuilles trifoliolées, à Heurs petites, violettes, réunies en capitules ; le fruit est une gousse polysperme, plusieurs fois enroulée sur elle-même.
Ou sème la luzerne au printemps, à raison de 20 à 2j kilogrammes par hectare, eu terre profonde et peu humide, engraissée et plâtrée à la lin de l'hiver. Le champ donne de trois à six coupes par an, et la luzernière continue a produire pendant de longues années. Consommée en vert par les animaux, la luzerne provoque parfois la méléorisation.
Cette plante peut être attaquée par divers parasites :
la cuscute, l'orobanche vivent sur ses tiges; le rhizoetonia medicaginis est un champignon qui envahit les racines; un oïdium (erysiphe communia) détermine la maladie appelée blanc. On peut éviter en partie ces maladies par une sélection attentive des graines.
Avec la luzerne commune, on cultive parfois la luzerne en faux [medicago falcata), dans les terrains pierreux, et la luzerne lupuline ou minette (medicago lupulina) en terre sèche et aride.
Empruntant beaucoup d'azote à l'atmosphère, la luzerne peut être cultivée comme engrais vert.
lUZemière [ze.r] n. f. Champ de luzerne.
luzette ou luisette [xe-te] n. f. Maladie des vers à soie, qui les rend demi-transparents. (On dit aussi clairette, HYDROPisiE.) liot. Nom vulgaire de la vesce sauvage.
Luzillat, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 23 kil. de Thiers, sur l'Allier; 1.450 h.
Luzille, comm. d'Indre-et-Loire, nrr. et à 36 kil. de Tours, sur le Francueil, al'fl. du Cher; 1.30 h.
luzule n. f. Genre de joncacées des pays tempérés de l'hémisphère nord, qui. jeunes, peuvent être utilisées comme fourrage, et dont les racines traçantes aident a soutenir les terrains en pente.
Luzy, ch.-l. de c. (Nièvre), arr. et à 37 kil. de Château-Chinon, sur l'Alêne; 3.450 h. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 12 comm., et 14.030 h.
Luzzara, v. d'Italie (Emilie), sur le Pô; 8.000 h. En 1702, Vendôme y battit les Autrichiens.
LuZZatti (Luigi), économiste et homme politique italien, né a Venise en 1841 ; ministre du Trésor à plusieurs reprises. Il a été le principal auteur de la convention commerciale signée avec la France en 1898.
LVOV (Ato/s-Théodore), général et musicien russe, né à Revel, m. dans le gouv. de Kovno(179't- 1870). Il est l'auteur de l'hymne national russe ; il a fait représenter plusieurs opéras : le Bailli du village, Ondine, la Brodeuse, etc. ; et a publié un recueil considérable d'antiques chants religieux russes.
Lyall (sir Alfred Comyns), administrateur et sociologue anglais, né à Coulston en 1835. On lui doit de remarquables Etutles religieuses et sociales sur l'Asie.
lycanthrope n. m. Homme atteint de lycanthropie. V. i.oup-oarou.
lycanthropie [pf] n. f. (du gr. luhos, loup, et
anthrôpos , homme). Folie dans laquelle le malade s'imagine être changé en loup.
Prétendue meta morphose en loupgarou.
lycaon n. m.
Genre de mammifères carnassiers.
— Encycl. Le lycaon ou loup peint est répandu dans toute l'Afrique occidentale. Il a la taille d'un fort loup ; il est bigarré de noir, de jaune et de blanc, et vit par troupes de douze à quinze individus, qui chassent de compagnie.
Lycaon, roi d'Arcadie. changé en loup ainsi que ses tils, pour avoir offert a Jupiter, assis à sa table et déguisé en mortel, les membres d'un enfant qu'il avait égorgé (Myth.).
Lycaonie, ancien pays de l'Asie Mineure, dans la Phrygie; capit. Iconium. Elle devint, au xv siècle, la Caramanie.
ly caste [kas-te] n. f. Genre d'orchidées, originaires de l'Amérique tropicale et cultivées dans des serres chaudes et tempérées pour leurs belles fleurs.
lycée [se] n. m. (gr. lukeion). Etablissement d'instruction secondaire, dirigé par un proviseur.
— Encycl. Les lycées, créés et administrés directement par l'Etat, différent essentiellement des collèges par le caractère de leur administration et l'amplitude de leur enseignement.
Le personnel administratif des lycées comprend : un proviseur, chargé de la direction générale des services et du contrôle de l'enseignement, de la discipline et de la gestion financière. Il a sous ses ordres, pour veiller spécialement à la discipline, soit un censeur, soit des professeurs enseignants, entre
lesquels il répartit les fonctions de censeur; un économe, chargé de la gestion financière. Le service de l'internat et des études est assuré par des maîtres répétiteurs et, dans les lycées importants, par des surveillants généraux ou divisionnaires.
Le personnel enseignant, nommé par le ministre, comprend, outre un nombre variable de maîtres chargés des branches auxiliaires de l'enseignement (dessin, musique, gymnastique), des professeurs pourvus de l'agrégation, et des chargés de cours, seulement licenciés.
Des budgets spéciaux et des comptes distincts sont établis pour l'externat et l'internat de chaque lycée.
L'enseignement secondaire est coordonné à l'enseignement primaire, de manière à faire suite à un cours d'études primaires, d'une durée normale de quatre années. Il est constitué par un cours d'études d'une durée de sept ans et comprend deux cycles : l'un d'une durée de quatre ans, l'autre d'une durée de trois ans.
Premier cycle (de la 6» à la 3e inclusivement). Dans le premier cycle, les élèves ont le choix entre deux sections. Dans l'une sont enseignés, indépendamment des matières communes aux deux sections, le latin, à titre obligatoire, dès la première année (classe de sixième), le grec à titre facultatif, à partir de la troisième année (classe de quatrième). Dans l'autre, qui ne comporte pas l'enseignement du latin et du grec, un plus grand développement est donné à l'enseignement du français, des sciences, du dessin, etc.
A l'issue du premier cycle, un certificat d'études secondaires du premier degré peut être délivré aux élèves, en raison des notes obtenues par eux durant ces quatre années d'études et après délibération des professeurs dont ils ont suivi les cours.
Second cycle (de la seconde à la philosophie). Dans le second cycle, quatre groupements de cours principaux sont offerts à l'option des élèves, savoir: 1» le latin avec le grec; 2» le latin avec une étude plus développée des langues vivantes ; 3° le latin avec une étude plus complète des sciences; 4° l'étude des langues vivantes unie à celle des sciences sans cours de latin.
L'organisation des lycées de jeunes filles, dirigés par des directrices et dont quelques-uns seulement ont un internat, annexé sur l'initiative des municipalités, est calquée presque entièrement sur celle des lycées de garçons. Les professeurs femmes doivent être pourvues d'une agrégation, les chargées de cours et généralement les maîtresses répétitrices, d'un des certificats d'aptitude à l'enseignement secondaire des jeunes filles. L'enseignement comprend normalement, outre des classes primaires, cinq années d'études, partagées en deux périodes de trois et deux ans. Pendant la deuxième période, un certain nombre de cours (littératures anciennes, latin, géographie économique, mathématiques, physiologie, etc.) sont facultatifs. Le diplôme de fin d'études secondaires couronne l'enseignement des lycées de jeunes filles.
Lycée, montagne de la Grèce ancienne, dans l'Arcadie, sur la frontière de la Messénie, consacrée au dieu Pan.
Lycée, nom d'une promenade d'Athènes, sur les bords de l'Ilissus, où Aristote donnait ses leçons. Par ext., nom donné à l'école fondée par Aristote et à la doctrine qu'on y enseignait. Après la mort du grand philosophe, l'enseignement du Lycée fut assez sensiblement modifié par ses successeurs et aboutit a une sorte de panthéisme matérialiste.
Lycée, établissement libre fondé à Paris en 1787 pour l'enseignement des lettres et des sciences.
Lycée, ou Cours de littérature ancienne et moderne, par Laharpe (180a).
C'est le recueil des leçons professées au Lycée. La partie relative à l'antiquité et au moyen âge est médiocrc;mais, avec l'âge classique, la critique de Laharpe devient abondante et judicieuse.
lycéen, enne [se -in.
è-ne] n. Elève d'un lycée. Adjectiv. Qui appartient, qui a rapport aux lycées, aux élèvi»
des lycées : concours lycéen.
lycène n.
m. Genre de papillons rhopalocères, comprenant de nombreuses espèces, ordinairement bleues. (Les espèces de France les plus communes sont vulgairement appelées argus.)
lychnide [Hic-ni-de]
n. f. et lychnis [lik-niss] n. m. Genre de caryophyllacées, qui poussent dans les blés, et dont les graines sont vénéneuses.
— Encycl. Les lychnides sont des herbes vivaces, à fleurs en grappes, dont on connaît quarante espèces des régions tempérées boréales. Le lychnis dioica ou compagnon blanc, à fleurs blanches, est commun dans les champs. Le lychnis githago est la nielle des blés, dont les graines mélangées à celles du blé communiquent à la farine des propriétés vénéneuses.
ly-ChO [ko] n. m. Matière que l'on extrait des algues marines, sur les côtes de Cochinchine et de l'Inde, et dont on fait usage dans l'apprêt des tissus, comme succédané de la gomme adragante.
Lycèues.
Lychnide-