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MECUM

venimeux, euse [meu, eu-ze] adj. (du vxfr.

venim, venin). Qui a du venin : animal venimeux.

Fig. Méchant, envenimé : critique venimeuse. Langue

neuse, personne médisante, maligne, qui cherche

à nuire par ses discours.

Venimosité [si] n. f. Qualité de ce qui est venimeux.

venin n. m. (lat. venenum). Liquide malfaisant, sécrété chez certains animaux par un organe spécial, et qui se communique par une piqûre ou une morsure : le venin de la vipère. Principe contagieux de certaines maladies. (En ce sens on dit mieux riras.) Fig. Ce qui envenime, irrite., exaspère. Malignité, haine cachée : le venin de l'envie. Discours dangereux; doctrine dangereuse : le venin de l'hérésie. Etre sans venin, n'avoir point de venin, n'avoir point de rancune, point de malignité. Jeter tout son venin, faire tout le mal qu'on peut, dire tout ce qu'on a sur le cœur. Pop. Personne très méchante. Prov. V. BÊTE.

d'un

— Encvcl. Les venins doivent être considérés, au point de vue physiologique, comme de véritables toxines, appartenant chimiquement au groupe des toxalbumines. On peut préparer par atténuation des sérums antivenimeux généralement actifs.

Les effets des venins sont locaux ou généraux ; localement, ils déterminent souvent une douleur vive et un œdème parfois considérable; suivant les régions, cet œdème peut déterminer mécaniquement la mort. Les effets généraux sont une asphyxie progressive et des phénomènes convulsifs.

Les principales mesures curatives sont la compression et la ligature du membre, la succion, la cautérisation au fer rouge, etc., et l'injection du sérum antivenimeux. Pour réveiller la sensibilité du malade, les frictions modérées sont préférables à l'alcool et au café.

venir v. n. (lat. venire. — Je viens, tu viens, il vient, nous venons, vous venez, ils viennent. Je venais, nous venions. Je vins, ?ious vinmes. Je viendrai, nous viendrons. Je viendrais, nous viendrions. Viens, venons, venez. Que je vienne, que nous venions. Que je vinsse, que nous vinssions. Venant. Venu, e.) Se transporter d'un lieu dans celui où se trouve la personne qui parle, ou à laquelle on parle, ou de laquelle on parle : sa mère lui écrivit de venir près d'elle. Arriver, survenir, se présenter dans le lieu où est celui qui parle : la mort vient sans qu'on s'en doute. Sortir, couler, en parlant des liquides : ce vin vient trouble. Etre apporté ; originaire : ce thé vient de la Chine. Etre donné en partage : ce bien lui est venu de famille. Se produire, avoir lieu : il faut prendre le temps comme il vient. Se présenter à l'esprit : nos idées nous viennent involontairement. Dériver : ce mot vient dit latin. Naître, croître, pousser, se former : les dents commencent à venir à cet enfant; il lui est venu une tumeur. Provenir, procéder, émaner ; toute puissance vient de Dieu. Grandir, prendre son développement : cet arbre vient bien. Atteindre, se prolonger, s'élever : la haute mer vient jusqu'ici. Subsister, étendre sa durée : quelques monuments romains sont venus jusqu'à nous. Se rendre pour : venez nous voir. Se produire à point pour accomplir l'action marquée par le verbe à l'infinitif : le hasard vient souvent détourner le cours des événements. Se mettre à, s'aviser de : ne viens pas m'ennuyer. A venir, qui doit venir, qui doit arriver. Venir après, occuper le rang immédiatement inférieur à. Ceux qui viendront aprèsnous, nos descendants. Venir à, s'approcher de ; arriver à traiter, à parlerde : tenons au fait; avec un verbe à l'infinitif : faire accidentellement l'action marquée par ce verbe : s'il venait à mourir. En venir à (ou jusqu'à), oser, être réduit à. Vouloir en venir, avoir comme objet dans ses actes, ses paroles. Venir à bien, réussir, prospérer, atteindre son résultat. Venir au secours, subvenir aux besoins, porter aide. Venir au monde, naître. Venir à une succession, hériter. En venir aux mains, se battre. Venir à bout, réussir. Venir à rien, diminuer extrêmement; n'avoir aucun succès. Venir à compte, à partage, à composition, compter, partager, composer. Venir de (avec un infin.), avoir accompli à l'instant même l'action marquée par le verbe : il vient dé partir. Faire venir, mander, commander. Se faire bien venir, s'attirer de l'affection. Laisser venir, voir venir, attendre sans se presser d'agir. Voir venir quelqu'un, préjuger ses

intentions. Ne faire qu'aller et venir, être toujours en mouvement; partir pour très peu de temps. S'en aller comme on est venu, se retirer, partir ou mourir, sans apporter aucun changement à la situation ; sans prendre souci de rien. Qu'il y vienne, sorte de menace par laquelle on défie quelqu'un de se hasarder à faire une chose. L'année qui vient, l'année prochaine. Venir de l'autre monde, se dit d'un homme qui paraît ignorer ce que tout le monde sait. D'où venez-vous? De quel pays venez-vous? se dit dans le même sens. Estampe, épreuve qui vient bien, qui vient mal, estampe, épreuve qui est sortie bien tirée, mal tirée de dessous la presse. Prov. Les maladies viennent à cheval et s'en retournent à pied, les maladies éclatent tout à coup et se guérissent lentement. V. appétit, flûte, malheur, etc. Allus. litt. V. Malherbe.

veni, sancte Spiritus, mots lat. signif. : Venez, Esprit Saint. Commencement d'un cantique de l'Eglise, la séquence de la fête de la Pentecôte, due au roi de France Robert. On le chante durant toute l'octave de la Pentecôte jusqu'au samedi de la Trinité.

Venise, v. d'Italie, bâtie sur les lagunes de l'Adriatique, qui forme à cet endroit le golfe de Venise; ch.-l. de la prov. de son nom; lô2.000h. ( Vénitiens). Industrie de luxe, soieries, dentelles. Place et cathédrale de Saint-Marc, Palais Ducal, quatrevingt-dix églises, riches musées. Venise fut, depuis le moyen âge, le centre d'une prospère république aristocratique, qui, sous le gouvernement de ses doges, étendit sa puissance sur une partie de la Lombardie, la Dalmatie, l'Albanie, une partie de la Morée, de la Macédoine et différentes îles de l'archipel. Au traité de Campo-Formio, Venise fut donnée à l'Autriche. Elle s'insurgea en 1848, mais fut reprise l'année suivante, après une résistance énergique que dirigea Daniel Manin. La guerre de 1866 la rendit à l'Italie. La prov. a 409.000 h.

Venise sauvée, tragédie d'Otway (1082), dont le héros, Jaffier, est une figure intéressante. Entraîné, par son amour pour sa femme, à dénoncer son ami et son complice dans un complot contre le sénat vénitien, il l'accompagne à l'cchafaud, le poignarde et se tue ensuite.

VeniSSieUX, comm. du Rhône, arr. et à 7 kil. de Lyon; 4.420 h. Ch. de f. P.-L.-M.

Vénitien, enne [si-in, è-ne], originaire ou habitant de Venise : les Vénitiens. Adj.: la puissance vénitienne.

Vénitienne Çieolc). Ce qui distingue l'école vénitienne de toutes les autres, c'est le goût de la lumière, le culte de la couleur et, par-dessus tout, la religion de la nature : la réalité heureuse, harmonieuse, vivante et triomphante, tel est le modèle exclusif de l'école vénitienne. Les Bellini (Gentile et son frère Giovanni) sont généralement considérés comme les chefs, par ordre chronologique, de Pécole vénitienne. Giovanni Bellini, le Pérugin de Venise, fut le maître du Giorgione et du Titien. Letiiorgion • inaugura l'âge d'or de la peinture vénitienne. Il arriva du premier coup à cette chaleur du coloris qui fut appelée, d'après lui, il fuoeo giorgionesro. A sa mort, le Giorgione laissait un artiste plus grand encore : le Titien. Le Titien et le Giorgione résument ensemble le caractère fondamental de l'école de Venise ; ils atteignent la perfection d'une forme de l'art qui fut commune à tous les peintres vénitiens :

YEN

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'imitation d'une réalité choisie et en fête. Peux aures artistes de la même époque apportèrent leur wntingent de gloire : Sebastiano del Piombo 1 1485i : , V 7 et le Bassan (1S10-1Ô92). Un autre très grand jeintre de l'école vénitienne, le Tintoret, se distingua par la dévorante poursuite de la perfection et e sentiment délicat de la dignité de l'ait. Après lui tint Paul Véronèse, dont les tableaux présentent me multitude de détails agréables. Véronèse exagère la grâce, comme le Tintoret exagère la force , ïéronèse est le grand coloriste de l'école véniienne. Jacopo Palnia, dit le Vieux, est considéré ;omme un élève du Titien ; il est remarquable par a perfection avec laquelle il fondait ses teintes. Il :st inférieur, comme grâce et comme majesté, au ritien, et essaye en vain do parvenir a sa correction aiblimc. Avec Jacopo Palma, dit le Jeune (1544-1628), :ommence la décadence vénitienne. Ce fut Palma e Jeune qui termina le dernier tableau du Titien, e Christ au tombeau.

veni, vidi, vici, mots lat. signif. : Je suis venu, 'aivu.j'ai vaincu. Mots célèbres par lesquels César innonça au sénat la rapidité de la victoire qu'il menait de remporter près de Zalas sur Pharnaee, ■oi de Pont. Phrase d'une application toujours familière, pour exprimer la facilité et la rapidité d'un sucées quelconque.

Venlo ou Venloo, v. des Pays-Bas (Limbourgï, sur la Meuse ; 11.400 h. Machines, étoffes.

Venosa ou Venouse, v. d'Italie (Basiliiate), près du golfe de Manfredonia; 8.000 h. Sêriùoulture.

.VénOSité n. f. (du lat. venosus. veineux-'. Anat. Mode de distribution des venins dans un organe.

Vent [van] n. m. (lat. ventus). Air atmosphérique qui se déplace en suivant une direction déterminée : les vents alizés. Mouvement de l'air ainsi déplacé : se mettre à l'abri du vent. Air agité par un moyen quelconque : faire du vent avec un éventail. Air en général : ballon plein de vent. Gaz contenus dans le corps de l'homme et de l'animal:auoir des vents. Véner. Odeur qu'une bête laisse dans les lieux où elle a passé. Rose des vents. V. rose. Musiq. Instruments à vent, instruments de musique dont le son est formé par l'air qu'ony introduit. A rtill. Différence de diamètre entre le projectile et l'âme de l'arme qui le lance. Manège. Porter le nez au vent, porter au vent, se dit des chevaux lorsqu'ils portent la tête haute. Fia. Impulsion, cause qui entraine, abat, etc. : le vent de l'adversité. Objet vain, vide, futile : la vanité et l'orgueil ne sont que du vent. Vent de mort, cause, influence qui produit des morts nombreuses. Aller comme le vent, très vite. Mettre flamberge au vent, tirer l'épée, Tourner à tout vent, être inconstant. Le nez au vent, la tête haute pour narguer ou pour chercher. En plein vent, dans un endroit découvert et exposé au vent. Des quatre vents, de tous les points de l'horizon et, par ext., de tous les pays. Etre logé aux quatre vents, être logé dans une maison exposée aux vents, ouverte de tous côtés. Donner vent à un tonneau, au vin, faire une ouverture au tonneau pour y faire entrer l'air. Aller selon lèvent, régler sa navigation sur le vent, suivre en naviguant la direction du vent; fig. s'accommoder aux temps, aux circonstances. Aller comme le vent, plus vite que le vent, fendre le vent, marcher, courir extrèmement'vite. Tourner, virer à tout vent, d tous les vents, au moindre vent, changer fréquemment d'opinion, sous l'influence de causes extérieures. Regarder de quel côté vient le vent, s'amuser à regarder de côté et d'autre sans aucun dessein ; fig. observer le cours des affaires et les diverses conjonctures pour régler sa conduite d'après ses observations. Avoir vent de quelque chose, en recevoir quelque avis. Autant en emporte le vent, se dit des choses auxquelles on s'engage, ou qu'on se promet à soi-même et qu'on n'exécute pas. Quel bon vent vous amène ? se dit à une personne qui arrive, pour lui témoigner qu'on est surpris et bien aise de la voir. Aller contre vent et marée, persévérer dans ses desseins, malgré les obstacles que l'on rencontre sur sa route. Avoir bon vent, avoir le vent favorable à la route. Avoir vent contraire, trouver le vent opposé à la route du navire. Tâter le vent, se rapprocher du lit du vent. Serrer le vent ou pincer le vent, gouverner au plus près serré. Côté du vent, bord duquel on reçoit le vent. Etre sous le vent, être en deçà d'un autre navire par rapport à la direction du vent. Prov. : Selon le vent, la voile, il faut proportionner ses entreprises à ses moyens. Le vent n'est ni chasseur, ni pêcheur, le vent est défavorable à la chasse et à la pêche. V. abattre, brebis, etc.

— Encycl. Tant que la densité de l'air est égale partout, l'équilibre n'est point troublé et l'air ne se met point en mouvement; mais, s'il devient plus léger sur un point, il s'élève, et les couches plus denses qui se précipitent pour remplir le vide ainsi formé donnent naissance à des courants aériens, connus sous le nom de vents. Leur cause vient, en général, de la différence de température sur deux points du globe. Si, en effet, de deux contrées voisines, l'une est plus échauffée que l'autre, il y a un vent inférieur qui va des parties plus froides vers le point échauffé, et un courant supérieur qui se dirige du point échauffé vers les parties plus froides. Les girouettes nous indiquent la direction des courants inférieurs, les nuages celle des vents plus élevés. La vitesse du vent se mesure à l'aide d'anémomètres. Cette vitesse est très variable et peut atteindre, dans certains ouragans, plus de 30 m. par seconde. Les vents jouent un rôle essentiel au point de vue de la répartition climatérique des pluies et des températures.

Vent [van] 'îles du et îi.es sous le). V. îi.es. Vents i \ toi k des). V. Tour.

ventage [van] n. m. Séparation du grain et des matières étrangères en faisant usage du van.

ventail [van-ta, i mil] n m. ou ventaille

van-ta, Il mil., e] a. f. Partie d.' la visière des casques clos, par laquelle passait l'air. (V. la planche

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