‹ Le Larousse pour tousChapitre 938 sur 979 · DU · texte numérisé non relu

DU

vicomtage [km] n. m. Féod. Droit que l'on devait aux vicomtes'.

ViCOmtal, e, aux [ton] adj. Qui a rapport, qui appartient à un vicomte, à une vicomte.

vicomte [kon-té] n. f. (préf. vice, et comte). Autrefois, seigneur d'une terre qui avait le tii d< vicomte. Titre de noblesse, immédiatement inférieur à celui de comte.

— Encyci.. A l'époque carolingienne, le vicomte était le suppléant du comte: mais, lor^-que la féoda lité se constitua et que, par suite de l'affaiblissement du pouvoir central, les fonctionnaires locaux tendirent à se rendre indépendants, les vicomtes

Signes disliuchn. du vicomte ! 1. Heaume (xlj ronue ; 3. Toque tt" empire).

s.) ; 2. Cou-

oblinrent. de gré ou de force, que leur charge fût rendue héréditaire ; les vicomtes devinrent alors de véritables fiefs. L'insigne distinctif du vicomte est une couronne, constituée par un cercle d'or enrichi de pierreries et surmonté de trois grosses perles séparées par deux petites; le heaume est le même que celui du comte, c'est-à-dire d'argent tare de profil et clos par une grille à sept barreaux. Dans les armoiries impériales, l'insigne des vicomtes est la toque de velours noir retroussée de contre-hermine avec porte -aigrette d'or supportant trois plumes blanches.

Vicomte de Bragelonne {le), roman d'Alex. Dumas père, faisant suite à Vingt ans après, récit qui continue lui-même les Trois Mousquetaires (1830). Le vicomte de Bragelonne, le fils d'Athos, apprenant que Mil» de La Vallière, qu'il aimait, est la maîtresse du roi, va se faire tuer à la guerre. Dans le même roman, on assiste à la mort d'Athos, de Porthos et de d'Artagnan. Les personnages de ce drame sont innombrables, et le héros en est encore d'Artagnan. Là aussi, l'auteur fait preuve d'une verve .tin celante, et, bien que les incidents, trop nombreux, ne se lient pas suffisamment, l'ouvrage palpite d'intérêt et le lecteur demeure jusqu'au bout à la merci du romancier.

vicomte [kon-té] n. f. Titre de noblesse attaché autrefois à une terre. La terre elle-même. Etendue de la juridiction d'un vicomte. Vicomte de l'eau. juridiction qui existait a Rouen pour les délits relatifs aux transports par eau.

Vicomtesse [kon-lè-se] n. f. Femme d'un vicomte. Femme possédant de son chef une vicomte.

Vicomtier [kon-ti-è], ère adj. Féod. Qui a rapport ou appartient à une vicomte ou à un vicomte. Chemins vicomtiers, chemins vicinaux.

Vicq, comm. du Nord, arr. et à 10 kil. de Valenciennes, près de l'Escaut; 1.330 h. Ch. de f. N. Pépinières. ,

Vicq-d'Azyr (Félix), médecin français, auteur des premiers travaux d'anatomie comparée, né à Valognes, m. à Paris (1748-1794). Ecrivain élégant et brillant, il a laissé un Traité d'anatomie et de physiologie ; membre de l'Académie française.

Vicq-Exemplet, comm. de l'Indre, arr. et à 15 kil. de La Châtre; 1.300 h.

Vicq-SUr-Gartempe, comm. de la Vienne, arr. et à 27 kil. de Châtellerault; 1.400 h. Meulières.

Vicq-SUr-Nahon, comm. de l'Indre, arr. et à 37 kil. de Châteauroux ; 1.440 h.

Vic-SUr-Aisne [é], ch.-l. de c. (Aisne), arr et à 20 kil. de Soissons; 1.000 h. Ch. de f. N. - Le cant. a 26 comm. et 10.290 h.

ViC-SUr-Cère, ch.-l. de c. (Cantal), arr. et à 26 kil. d'Aui-illac; 1.830 h. Ch. de f. Orl. Eaux minérales. — Le cant. a 12 comm. et 9.580 h.

Vic-SUr-SeilleS anc ch.-l. de c. (Meurthe) ; cédé à l'Allemagne ; 2.000 h.

victimaire [vik-ti-mè-re] n. m. (lat. victimarius). Chez les Romains, ministre chargé, dans les sacrifices, de frapper la victime.

Victime Mk] n. f- (lat. victima). Animal que les anciens offraient en sacrifice à leurs dieux : on offrait à Baal des victimes humaines. Par ext. Personne qui meurt ou qui souffre par la tyrannie ou l'injustice de quelqu'un. Fia. Personne qui succombe; personne qui subit les conséquences d'un acte, d'un fait, d'un accident : être victime d'une intrigue. Victimes du devoir, nom sous lequel ou désigne les personnes et notamment les agents de la force publique (pompiers, agents de police, etc.) qui périssent victimes de leur dévouement. Cheveux, costume à la victime, coiffure, vêtements qui rappelaient la toilette des condamnés et qui furent adoptés dans quelques salons après le 9-Thermidor. Bals des victimes, bals institués après le 9-Thermidor, et où l'on n'était admis que si l'on avait eu des membres de sa famille guillotinés pendant la Terreur-

victimer [vik-ti-mi] v. a. (de victime). Rendre quelqu'un victime. Par ext. Fam. Railler, persifler. (Peu us.)

victis honos, mots lat. signif. honneur uni un,,, ns. Mots dont se sert le joueur qui vient de gagner une partie pour inviter son adversaire a jouer le premier coup de la revanche.

Victoire Mk] n. f. (lat. Victoria; de vinrere, vaincre), Avantage remporté à la guerre : remporter lu victoire. Succès remporté sur un rival : la , i, toire d'un joueur d'échecs. Fig. Résultat heureux, obtenu au j.rix de certains efforts : la victoire sur nous-mêmes. Chanter victoire, se glorifier bruyamment d'un succès. Au.tjs. hist. : Encore une victoire comme celle-là et nous sommes perdus I mot célèbre de Pyrrhus. En guerre avec les Romains, il les battit plusieurs fois, mais au prix de sacrifices mes. C'est après sa sanglante victoire d'Asculum

MC

qu'il lit sa spirituelle réponse à ceux qui le félicitaient.

Victoire (la), déesse (en gr. Nikè), fille de

Pallas et de Sty\. Pour les Athéniens, Aikè n'était qu'un surnom d'Athèna. On voit sur l'Acropole les ruines du joli temple de la Victoire Aptère. Parmi les belles oeuvres de l'antiquité, on cite les statues delà Victoire de Sumothrace (v. Samothrace) ci de la Victoire de P&onios.

Victoire [Autel ,1,- (a), placé par Auguste dans le Sénat, a Rome, >'l sur lequel les sénateurs i>iùlaieni de l'encens. Saint Ambroise, après le triomphe du christianisme, en obtint la suppression, malgré un remarquable discours de Syinmaquc.

Victoire de Constantin sur Maxence [lu), bataille en style épique, peinte a fresque par Jules Romain sur les dessins de Raphaël (Chambres du Vatican).

Victoires (place des), à Paris, créée par le maréchal de La Feuillade, qui y éleva à ses frais, en 1686, une statue monumentale de Louis XIV, détruite en 1792, rétablie eu lSK'i par Bosio.

Victoire (sainte), martyre, née à Rome, m. en 250. Fête le 23 décembre. — Une autre sainte du même nom subit le martyre à Carthage avec saint Saturnin en 304. Fête le 11 février.

Victoire de France (Mari.- Louise), mie

de Louis XV et de Marie Leczynska, née à Versailles, m. à Trieste (1733-17911). Elle é migra en 1791, avec sa sœur Adélaïde, en Italie, d'où elles furent chassées par l'arrivée des agents français.

Victor Ier (saint), pape de 185 à 197, né en Afrique, m. en 197. C'est lui qui fixa le jour de la célébration de la fête de Pâques. Mort martyr, sous Septime Sévère. Fête le 28 juillet. — Victor II (Gebehard), pape de 1055 à 1057, m. à Florence. Il envoya Hildebrand comme légat en France. — Victor III (Didier), né à Bénévent vers 1027, pape de 1086 à 1087, m. au Mont-Cassin. Il prêcha une croisade contre les Maures d'Afrique.

Victor (Aurelius). Aurelii/s Victor.

Victor (Flavius), empereur romain , fils de l'usurpateur Maxime, m. en 388. Battu et nus à mort sur l'ordre d'Arbogast, général de Théodose.

Victor (saint), martyr décapite en 308. Il servait dans les armées romaines, lorsqu'il fut mis à mort dans la persécution de Dioctétien. — Fête le 21 juillet.

Victor (Claude -Victor Perrin, dit), duc de Bellune.

maréchal de France, né à La Marche (Vosges), m. à Paris (1766-1841). Il se distingua particulièrement à Marengo et en Espagne. Il se rallia aux Bourbons, reçut la pairie et présida la commission chargée de juger les officiers qui avaient trahi aux Cent-Jours.

Il vota la mort de Ney. Il fut ministre de la guerre en 1821.

Victor (abhaye de Saint-), à Paris, ancienne et célèbre abbaye, fondée par Louis VI en 1113. Elle fournit à la scolastique des hommes éminents peaux, Hugues de Saint-Victor. Supprimée en 1790, démolie en 1811.

Victor -Amédée I", né à Turin, m. à Verceil (1587-1637), duc de Savoie de 1630 à 1637. Il fut l'allié de la France contre l'Autriche ; il mourut des suites d'un diner offert par le duc de Créqui. — Victor-Amédée II, né à Turin en 1665, duc de Savoie en 1675, roi de Sardaigne après le traité d'Utrecht (1713). 11 administra très sagement son royaume, mais abdiqua en 1731. Ayant voulu ressaisir le pouvoir, il fut arrêté sur l'ordre de son fils et interné à Moncalieri. ou il mourut en 1732. — Victor- Amédée III, roi de Sardaigne de 1773 à 1796, né et m. à Turin (1726-1796). Il fut l'allié de l'Autriche en 1794, mais les victoires de Bonaparte en 1796 l'obligèrent à signer avec la France l'armistice de Cherasco, puis le traité de Paris, qui lui enlevait une partie de ses Etats.

— Victor-Emmanuei. Ier, roi deSardaigne de 1802 à 1821.

né à Turin, m. à Moncalieri (1759-1825). Il dut abdiquer devant une insurrection libérale. — Victor-Emmanuel II, roi de Sardaigne (1849), puis roi d'Italie (1860), fils de Charles-Albert, né à Turin en 1820, mort à Rome en 1878. Il fut l'allié de la France contre la Russie (1354) et l'Autriche (1859), et le véritable créateur, avec son ministre Cavour, de l'unité italienne. Plein de finesse, de bravoure et de bon sens, le roi galant homme fut un sincère ami de la France. — Victor-Emmanuel III, roi d'Italie, lils de Ilumbcrt I", et petitfils du précédent, né à Naples en 1869, monté sur le tronc en 191)0. Il est venu solennellement à Paris en 1903. et il a favorisé le rapprochement de l'Italie et de la France, un moment séparées par la Triple- Alliance.

Victoria n.

f. Voiture di i

verte à quatre roues.

Victoria

n. m. Genre de nymphéacées, renfermant des plantes

aquatiques des régions tropicales, dont les feuilles

Maréchal Victor.

: Guillaume de Cham-

Victor-Emmanuel 11.

Victor-Emmanuel lit.

vie

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