‹ Le Larousse pour tousChapitre 947 sur 979 · VINGT-QUATRE CENT · texte numérisé non relu

VINGT-QUATRE CENT

Vingt-quatrième n. m. Sorte d'unité servant à évaluer l'état d'avancement d'un navire en construction : le vaisseau est aux quatorze-vingtquatrièmes.

Vingt-Sixain n. m. Ancienne sorte de drap dont la chaîne était composée de deux nulle six cents ou vingt-six fois cent fils. (Syn. vingt-six cent.}

vingtuple [vin-tu-ple] adj. Vingt fois aussi considérable. N. m. Nombre vingt fois aussi grand.

vingtupler [vin-tu-plé] v. a. Rendre vingt fois aussi grand : vingtupler son capital.

Vinh-Long, v. de Cochinehine, au S.-O. de Saigon; 12.000 h. Sur le Mékong. Ch.-l. de prov.

vinicole adj. (lat. vinum, vin, et colère, cultiver). Qui a rapport à la culture de la vigne, à la production du vin : pays, société vinicole-

viniCUlture n. f. Syn. peu us. de viticulture.

Vinifère adj. (lat- vinum, vin, e ferre, porter). Qui produit dii vin : terrain vinifère.

Vinificateur n.m. Appareil propre à empêcher le contact de l'air avec le vin, tout en permettant au gaz carbonique des vins nouveaux de se dégager.

vinification [si-on] n. f. (du lat. vinum, vin, et facere, fairej. Ensemble des procédés mis en oeuvre pour transformer le jus du raisin en vin.

— Encycl. On distingue deux sortes principales de vinification : la vinification en rouge et la vinification en blanc.

Vinification en rouge. Les raisins rouges apportes au cellier sont égrappés ou non, puis foulés et jetés tlans la cuve. La température de la masse s'élève progressivement et le sucre que contient le moût est transformé en alcool, tandis que l'anhydride carbonique se dégage abondamment (c'est la fermentation alcoolique, qu'on appelle communément cuvage). C'est au moment du cuvage que se pratique, lorsqu'il en est besoin, l'amélioration des moûts (acidification, sucrage, phosphatage, etc., dans les proportions permises par la loi). Puis on soutire le vin (vin de goutte) et l'on porte la portion épaisse de la cuvée sous le pressoir. Le vin peut d'ailleurs subir encore différentes manipulations (soutirage, pasteurisation, collage, filtrage, etc.), destinées à assurer sa conservation et à prévenir ou guérir certaines maladies qu'il est susceptible de contracter (accscence, casse, pousse, tourne, etc.).

Vinification en blanc. Les raisins (rouge ou blancs), aussitôt vendangés, sont amenés au cellier, passés au fouloir égrappolr et, le premier moût recueilli à part, soumis immédiatement a l'action du pressoir. Puis le moût est débouché et placé dans des

VIN

tonneaux, OÙ s'établit la fermentation, qui, tumultueuse d'abord et donnant lieu à un abondant dégagement d'anhydride carbonique, se calme peu à peu On procède alors au premier soutirage, et Pon I rani vase le vin dans des fûts propres, qu'on ne bonde pas. Vers la fin de l'hiver on effectue un second soutirage el plus tard d'autres si les vins demeurent au cellier.

S'il s'agit de vint mousseux, au lieu de laisser la fermentation s'effectuer en tonneaux, on embouteille immédiatement le moût. (V. Champagne.)

Pour éliminer la partie épaisse, on place les bouteilles sur des pupitres inclinas, qui les maintiennent le goulot en lias, et rapidement on fait partir le dépôt et le bouchon; on referme les bouteilles après avoir refait le plein et ajouté, au goût de la clientèle, une liqueur plus ou moins sucrée,

Les vins de liqueurs, vins de paille, vins cuits font l'objet d'une vinification spéciale, qui varie d'ailleurs avec les pays de production; mais, en général, le moût, très sucré déjà, est additionné de sucre ou d'alcool mistellcs et la fermentation arrê- ,mt que la totalité de ce sucre soit transformée en alcool.

vinique adj. (de vin). Qui provient du vin : élher vinique. Se dit d'une série d'acides, tels que l'acide sutfovinique, produit par l'action des acides sur l'alcool éthylique.

VilXO-benZOÏque adj. m. Se dit d'un éther obtenu par la réaction de ï parties d'alcool, 1 d'acide benzot'que et (i d'acide chlorhydrique. Syn. benzoate d'éthyle.

vinocolorimètre n. m. (du lat. vinum, vini,

vin, et de colorimitre). Appareil à l'aide duquel on détermine l'intensité de coloration d'un vin.

— Encycl. Le vin à essayer est placé dans une petite lunette, qui peut. glisser sur une échelle formée de disques de satin blanc; une autre lunette glisse en même temps sur une échelle parallèle à la première et constituée par des disques de satin donnant toute la gamme des rouges. On arrête le curseur quand la coloration est la même dans les deux lunettes et l'on détermine, à l'aide de tables, le pouvoir colorant du vin expérimenté.

vinomètre n. m. Syn. de œnomètre.

vinométrique adj . Qui a rapport au vinomètre.

vinosité [si] n. f. (lat. vinositas). Caractère des substances vineuses.

VinoUS [nouss] n. m. Econ. rur. Nom vulgaire du champignon de couche.

villOUSe [nou-ze] n. f. Branche a fruit de la vigne.

Vinoy [noi] (Joseph), général français, né à Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, m. à Paris (1800-1880). Il se distingua pendant le siège de Paris, et fut, après la Commune, nommé grand chancelier de la Légion d'honneur.

Vin-pierre n. m. T. rur. Tartre du vin.

VinSOH (Julien), philologue et linguiste français, né à Paris en 1843, auteur de travaux sur les langues de l'Inde, sur le pays basque, etc.

Vintimille, v. d'Italie (prov. de Porto-Maurizio), petit port du golfe de Gènes, gare internationale entre la France et l'Italie ; 8.900 h. Tanneries, pâtes alimentaires-

Vintimille, famille originaire d'Italie, qui a fourni des personnages fameux, dont un des principaux, Charles-Gaspard de Vintimille du Luc, fut archevêque de Paris (1652-1746).

Vioa n. f. Genre d'épongés fibreuses halichonâries, répandues dans les mers européennes, et dont une espèce se fixe sur les coquilles d'huîtres, où elle creuse de profonds canaux.

Vioe, Vioque n. et adj. Arg. Vieux, vieille. N. f. Vie : condamné à vioc.

Viognier [gni-é] n. m. Cépage blanc cultivé dans la vallée du Rhône.

Viol n. m. (de violer). Acte par lequel un homme abuse d'une femme avec violence physique, intimidation ou ruse.

— Encycl. Dr. Le viol, ainsi que la tentative, est un crime puni des travaux forcés à temps ou même des travaux forcés à perpétuité quand il se complique de certaines circonstances aggravantes (lorsque le coupable est l'ascendant de la victime, son tuteur, son patron, son instituteur, son serviteur à gages: ou encore, lorsqu'il est fonctionnaire public ou ministre d'un culte).

— Méd. légale. La présence d'un hymen intact est un signe à peu près certain que le viol n'a pas été consommé ; mais l'absence d'hymen n'est pas une preuve absolue du viol, même chez une fille réputée vierge.

Les présomptions pour ou contre peuvent se tirer de la disproportion des organes et de diverses particularités.

Une femme violée, même sans qu'elle en ait eu conscience, peut devenir enceinte du fait de ce viol.

violabilite n. f. Caractère de ce qui peut être violé. (Peu us.)

violable adj. Qui peut être violé.

Violacé, e adj. (lat. violaceus). D'une couleur tirant sur le violet : rouge violacé. N. f. pi. Bot. Syn. de violariacées et de violarikes.

violacer [se] v. n. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il violaça, nous violaçons.) Se couvrir de taches violettes, prendre une teinte violacée.

ViolaineS [lé-né], comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 12 kil. de Béthune ; 1.590 h. Ch. de f. Nord. Houille, phosphates.

Violant [toi], e adj. Teinture violante, teinture tirant sur la couleur violette.

ViOlariacé, e adj. (du lat, viola, violette). Bot. Qui ressemble ou se rapporte à la violette. N. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, dont le genre violette est le type. S. une v'iolariacée. (On dit aussi violacées et violuriées.)

Violât [la] adj. m. (de violette). Où il entre de l'extrait de violette : sirop, miel violât.

Violateur, trice n. (lat. violator). Qui viole : un violateur des lois.

violation [si-on] n. f. (lat. violatio). Action de violer un engagement, d'enfreindre une obligation, de profaner une chose sainte.

— Encycl. Violation de domicile, du secret des lettres, de sépulture, de dépôt, etc. V. domicile,

LETTRE, INHUMATION, DÉPÔT, etc.

Violâtre adj. (de violet). D'une couleur tirant sur le violet.

Viole d'amour.

Violay [Je], comm. de la Loire, arr. et à 30 kil. de Roanne; 1.8*0 h. Antimoine, mousselines.

Viole n. f. (provenc. viula). Instrument à sept cordes, dont on joue avec un archet.

— Encycl. La viole, qui a précédé le violon, dérive de l'ancien crouth et de

a rebec, La viole à archet fut florissante dès le commencement du xvi« siècle et formait une famille de quatre instruments : le pardessus, le dessus, la taille et la basse de viole (cette dernière était appelée en Italie viola di gamba). En dehors de cette famille de violes, il y avait aussi la viole d'amour, à 7 cordes accordées en accord parfait de ré majeur. Au-dessous de ces cordes, il y avait un nombre égal de cordes sympathiques, résonnant à l'égal de celles que frotte l'archet.

Viole n. f. Sorte de petit cric très léger qu'emploient les charpentiers pour soulever des pièces de charpentes.

Violé, e adj. Bot. Qui ressemble ou se rapporte au genre violette. N. f. pi. Tribu de la famille des violariacées.

violement n. m. Syn. de viol et de violation.

Violemment [la-man] adv. Avec violence : repousser violemment. Par la violence, par des moyens violents.

Violence [lan-se] n. f. (lat. violentia). Etat de ce qui est violent : la violence des vents, des passions. Force dont on use contre le droit, la loi : employer la violence. Vigueur excessive, effet outré : la violence de l'expression. Douce violence, insistance qu'on met à pousser quelqu'un à quelque chose qui lui plaît. Faire violence à, contraindre par la force, violer, comprimer avec effort ; interpréter d'une manière forcée ; détourner du vrai sens. Faire violence à la loi, lui donner un sens forcé. Se faire violence, se contraindre. Ant. Douceur.

— Encycl. Dr. Au regard du droit civil, la violence est une cause de nullité des contrats. Au regard du droit pénal, elle est une circonstance aggravante d'un certain nombre d'infractions : violences commises par ou contre les fonctionnaires, attentat à la pudeur, mendicité, vol, viol, etc.

violent [lan], e adj. (lat. violenlus). Qui a une force impétueuse : tempête violente. Qui se fait, qui agit avec une énergie impétueuse : un désir violent. Emporté, fougueux, irascible ; homme violent. Fort, puissant, considérable : de violents soupçons. Fam. Très extraordinaire, excessif : c'est un peu violent. Qui a une force, une énergie exagérée ; des expressions violentes. Mort violente, causée par force, par accident. Ant. Doux, calme. Prov. : Tout ce qui est violent n'est pas durable, ce qui est excessif, exagéré, ne se maintient pas.

violenter [lan-té]v. a. (de violent). Contraindre, forcer : violenter les consciences. Violer : violenter une femme. Forcer, outrer : violenter la nature.

violer [lé] v. a- (lat. violare). Commettre un viol sur : violer une femme, une fille. Envahir ou détruire d'une manière sacrilège : violer un temple. Enfreindre, outrager, agir contre : violer la loi.

Violet, ette [lé, è-te] adj. (de violette). De la couleur de la violette : drap violet. Devenir violet, avoir le visage congestionné. N. m. Couleur violette : le violet est une couleur du spectre solaire. Vêtement violet : les évêques sont en violet. Bois de palissandre. N. f. Erpét. Espèce de couleuvre.

violet [le] n. m. Ancienne espèce de viole.

violeter [té] v. a. (Prend deux t devant une syllabe muette : je violette rai.) Teinter de violet.

Violette [lè-te] n. f. (anc. fr. viole). Genre de violariacées des régions tempérées, à fleurs bleues, très odorantes ; fleur de cette plante : la violette est l'emblème de la modestie.

— Encycl. Les violettes sont des herbes presque acaules, à feuilles alternes, pétiolées, stipulées, à fleurs hermaphrodites, irrégulières, dont le calice a cinq sépales inégaux, la corolle cinq folioles, l'antérieur prolongé en éperon. Ces fleurs sont ordinairement d'un violet uniforme, mais il en existe aussi de blanches. On distingue une centaine d'espèces dans ce genre, toutes des régions tempérées de l'hémisphère nord, plusieurs cultivées dans les jardins. Citons, parmi les espèces à fleurs simples

France, amiral Avellan, Luxonne, reine Victoria; parmi les espèces à fleurs doubles : violette de Parme, Marie-Louise, etc. L'horticulture a obtenu récemment des violettes à haute tige. On multiplie cette plante par division des touffes et par stolons. Le sirop de violettes est employé comme réactif pour distinguer les acides des bases : celles-ci le verdissent, tandis que les acides le rougissent.

Violette [lè-te] n. f. Petite viole.

violeur, euse [eu-ze] n. Personne qui viole : un violeur de filles.

violicembalO [gin] n. m. Sorte de clavecin dont les cordes sont en boyau.

violier [li-é] n. m. Un des noms de la giroflée.

Violier [li-é] n. m. Joueur de viole. (Vx.)

Violine n. f. Alcali extrait des fleurs de la violette odorante.

Violiste [lis-te] n. m. Joueur de viole.

violle ou violle-étalonn. m. Phys. v. pho-

tométrie.

Violle (Jules), physicien français, né à Langres en 1841 ; auteur d expériences sur la température du soleil (actinométrie) et sur la détermination de l'équivalent mécanique de la chaleur.

Viollet [o-lè] (Paul-yiarie), érudit français, né a Tours en 1840, auteur d'une Histoire du droit civil français, etc.

Viollét-le-DUC [duk] (Emmanuel-Nicolas), littérateur français, né à Paris, m. à Fontainebleau (1781-1857). Il a publié : Bibliothèque poétique, l'An cien Théâtre français, etc.

Violettes,

s : violette odorante, tsar,

Viollet-le-Uuc.

VIO

Viollet-le-DuC (Eugène-Emmanuel), architecte et écrivain français, fils du précédent, né à Paris, m. à Lausanne (1814-1879). Il restaura, sous le second Empire, un grand nombre de monuments du moyen âge, notamment Notre-Dame de Paris , la cité de Carcassonne, la cathédrale d'Amiens, le château de Pierrefonds ; auteur d'ouvrages précieux d'archéologie, parmi lesquels il faut mentionner un Dictionnaireraisonné de l'architecture française du xi« au xvi« s., un Dictionnaire du mobilier, etc.

violon n. m. (ital. violone). Instrument de musique à quatre cordes en boyau de mouton, qu'on frotte avec un archet : Stradivarius a construit d'admirables violons. Celui qui en joue. Payer les violons, les frais. Petit violon, pauvre hère. (Vx.) Espèce de prison contigue à un corps de garde ou à un poste de police. Mar. Violon de beaupré, bordages épais découpés en forme de violon placés île chaque côté du beaupré. Poulie à violon, poulie à deux réas, dont la caisse a la forme d'un violon. Violons de mer, cordelettes et planchettes disposées sur les tables à bord des navires, pour retenir la vaisselle par mauvais temps. Techn. Petit touret à main, s'actionnant à l'aide d'un archet.

— Encycl. Le violon, qu'on a justement appelé le roi des instruments, est en effet le plus admirable engin sonore qui se puisse imaginer. Il est le successeur direct de la viole. Ce n'est que peu à peu, et en Italie, dans la première moitié du xvie siècle, que les formes de la viole commencèrent à se modifier insensiblement, pour prendre celles du violon moderne. Les premiers luthiers qui amenèrent le violon à son état de perfection furent André Amati, de Salo, Maggini. Après eux vint Stradivarius. D Italie, le violon se répandit bientôt par toute l'Europe, en Franco d'abord, en Allemagne, puis en Angleterre. Le violon et ses dérivés, l'alto et le violoncelle trouvèrent bientôt leur place dans le véri. Dtable orchestre, dont ils formèrent la base solide et indestructible. Le violon est monté de quatre cordes accordées de quinte en quinte, à partir de la plus grave, le sol ; la corde la plus aiguë est appelée 4chanterelle. L'étendue normale du 3violon est de trois octaves et une sixte. Le violon peut faire entendre deux notes à la fois, et même des accords de trois et quatre notes.

Les parties du violon sont : la crosse ou volute (A) ; les chevilles, qui servent à tendre les cordes (B) ; le sillet (C) ; la touche, où l'on touche les cordes (D) ; le chevalet, qui supporte les cordes (E); la oueue(F);le bouton (G); les tables (11) ; les oules(l) ; leniancAe(K);lapremière corde, mi l ; la deuxième corde, la (2) ; la troisième corde, ré (3) ; la quatrième corde, sol (4).

violonar n. m. Contrebasse.

Violoncelle [sè-le] n. m. (ital. violonccllo). Instrument à quatre cordes, comme le violon, mais beaucoup plus grand. Artiste qui joue de cet instrument. (On dit aussi dans ce sens violoncelliste).

— Encycl. Le violoncelle a remplacé dans l'orchestre la basse de viole, qui cessa d'être usitée dès le début du xvme siècle. 11 présente à peu près les formes du violon ; il est monté de quatre cordes, dont les plus graves sont filées, et qui sont accordées de quinte en quinte à partir du do grave.

L'étendue de l'instrument est d'environ trois octaves dans la musique d'ensemble et s'étend quelque peu dans le solo. Le violoncelle est, avec la contrebasse, la partie grave de l'harmonie. Dans les soli, s'il est moins brillant que le violon, il est par contre plus profond, plus captivant, d'un caractère religieux, et exceptionnellement rapproché de la voix humaine. Les sons harmoniques sont d'une exécution relativement facile et ajoutent au charme de l'instrument.

Violoncelliste [sè-iis-te] n. m. Musicien qui joue du violoncelle. V. violoncelle.

violoner [né] v. n. Fam. Jouer du violon.

Violonet [ne] n. m. (de violon). Instrument intermédiaire entre l'alto et le violoncelle.

ViOloneur ou violoneux ,?ie«] n. m. Mauvais joueur de violon ; ménétrier de campagne.

violoniste [nis-te] n. Celui ou celle qui joue du violon.

Vioménil (Charles Joseph-Hyacinthe du Houx, marquis de), né à Huppe (Lorraine), m. à Paris (1734-1827;. Il prit part aux guerres de la Succession d'Autriche et de Sept ans, fut gouverneur de la Martinique, émigra et fut fait par Louis XVIII maréchal de France.

vionner n. m. Vitic. Syn. de viognier.

Vioque n. f. Arg. V, vioc. viome n. f. (du lat. vibumum). Genre de eaprifoliacèes viburnées.

— Encyci . Les viornes sont des arbrisseaux à feuilles opposées, pétiolées, le plus souvent sans stipules, à fleurs pentamères, groupées en eorymbes et, en général, régulières ; la corolle est rotacée ou tubuleuse. On en connaît une centaine d'espèces, abondantes surtout dans l'Asie orientale et dans l'Amérique du Nord. En Europe, il en croît trois espèces : la viorne lantane ou viorne cotonneuse (vibumum lanlanum), la viorne obier (vibumum opulus)et la viorne tin, lauretin ou laurier-tin (viburnum tinus). On les cultive souvent dans les jardins.

viote n f. Métrol. Syn. de velte.

'ipires : 1. Aspic ; ii. Dite « péliade » . do vipérine;*. Tête d'aspic ; 5. Tète d'aspic montrant la glande â venin.

d'abord

VIO

Viotti (Giovanni Battista), violoniste et compositeur piémontais, né â Fontanetto, m. à Londres (1763-1884) : auteur de concertos pour violon, d'une grande valeur.

vipère n. f. (lat. vivera). Genre de reptiles ophidiens type de la famille des ripéridés et comptant dix espèces de l'ancien monde. Vipère cornue, le céraste. Vipère à lunettes, le naja. I ipère fer de lance, le trigonocéphale. Au fit/. Personne très méchante. Langue de vipère, personne qui a l'habitude de médire et de calomnier.

— Encycl. La vipère (vi/iera) est un serpent très venimeux. de taille ordinairement médiocre, et qui recherche les terrains pierreux et ensoleillés ou broussailleux. Elle passe l'hiver engourdie dans une cavité de mur, un .

troudetaupe, *!> '^^ -L sous une ' pierre, etc. ; mais, en été, elle aime k s'allonger au soleil. Elle fuit en général devant l'homme, maisellepeut demeurer immobile et prête à mordre si on la blesse en marchant, ou simplement

si elle est en quête d'une proie. Sa piqûre plus ou moins douloureuse , s'environne bientôt d'une zone rouge et gonflée, puis surviennent des nausées, de la céphalée, un malaise général ; les yeux rougissent et s'emplissent de larmes ; la mort peut survenir dans cet état d'adynamie. Le traitement le plus efficace consiste à ligaturera sa racine le membre atteint, débrider la plaie largement, la faire saigner avec abondance et la laver avec de l'ammoniaque ou, mieux, la cautériser au fer rouge. On peut aussi faire des succions sur la plaie, mais à la condition de n'avoir ni plaie, ni excoriation dans la bouche. Les vipères sont ovovivipares ; leur peau est couverte de petites écailles fines ; la tête est élargie, plate, gonflée aux tempes, nettement dégagée du cou, tous caractères qui permettent de distinguer la vipère de l'inoffensive couleuvre. Bien que justement redoutées, les vipères rendent cependant quelques services à l'agriculture, car elles détruisent, pour s'en nourrir, quantité de petits rongeurs rats. mulots, campagnols, etc.). On rencontre en France la vipère aspic, la péliade, la vipère des sables. Vipereau [râ] n. m. Petite vipère.

vipérides [ri-de] ou vipéridés [dé] n. m.

pi. Famille de reptiles ophidiens, ayant pour type la t'itère. S. un vipéride ou vipéridé.

Vipérier [ri-f] n. m. Homme qui s'attache à la destruction des vipères.

vipérin, e

adj. (lat. viperinus).

Qui a rapport à la vipère. Langue vipérine, perfide comme la vipère.

vipérine n. f.

Erpétol. Espèce du genre couleuvre, qui doit son nom à sa coloration analogue a celle de la vipère. (On dit aussi couleuvre vipérine.) Bot. Genre de borraginacées. renfermant des herbes à feuilles alternes, entières, couvertes de poils raides, et dont les inflorescences sont en cymes scorpioïdes. (Les fleurs sont zygomorphes, apétales bleus, rouges et même blanchâtres.

On en connaît une trentaine d'espèces de l'Europe, de l'Asie occidentale et du nord de l'Afrique. La flore française en possède huit. Le nom de cette plante lui vient de sa prétendue efficacité contre les morsures de la vipère.)

vipionn. m. Genre d'hyménoptères térébrants, renfermant des insectes entomopliages. dont une espèce vit en France.

Virade n. f. (de virer).

Nom de la retourne, au vingtquatre.

Virage n. m. (de virer).

Action de tourner, de faire tourner quelque chose, iiar.

Action de virer de bord et point où l'on vire. Action de faire décrire nue courbe, un tournant à un vélocipède, un automobile: «h virage lundi.

Endroit où l'on vire : virage d'un vélodrome. Photogr.

Opération destinée à remplacer l'argent constituant les noirs d'une image photographique par un métal ou un compose plus stable ou d'un ton plus agréable : le virage se fait en général au moyen du chlorure d'or. Bain destiné à cet usage.

— Encycl. Phot. Le virage s'effectue de diverses manières et selon de nombreuses formules. On vire à l'or, au platine, etc. Le virage à l'or se fait soit en deux opérations : virage proprement dit dans le bain or-acétate de soude (eau 1.000, acétate de soude 30, chlorure d'or 1) et fixage a l'hyposulfitc. ou bien en une seule opération (bain de viragefixage combiné). Le virage au platine 10 ce. d'une solution de chloroplatinite de potassium à 10 p. 100;

la Vire :

Vipioo.

eau 1.000; acide phosphoriqua 12 ce) est précédé d'un virage à l'or-borax (borax 18 er.J eau 1.000; solution de chlorure d'or à 1 p. 10» 20 ec que l'on prolonge plus ou moins. Les photogrammes sur papier au gélatinobromure ou au gélatinochlorure se virent en sépia (sels d'urnne), en bleu (sels de fer), en violacé et rouge pourpre ou bleu vert sels de cuivre).

virago n. f. [m. lat.; de vir, homme) Fille ou femme qui a la taille, l'air ou les manières d'un homme.

Virant [ran] adj. m. Syn. de tors, en pari, du bois. vir bonus, dicendi peritus, mots lat. signif. : »ii homme de bien qui suit parler. Définition de l'orateur, que Caton l'Ancien proposait a son fils, donnant a entendre qu'il faut à l'orateur la double autorité de la vertu et du talent.

VirchOW [chov] (Rodolphe), médecin et homme politique prussien, né à Schivelbein(Poméranie), m. il Berlin (1821-1902). Il est le fondateur de la pathologie cellulaire. Son ouvrage capital a pour titre : la Pathologie cellulaire appliquée à l'enseignement physiologique et pathologique.

Vire n. f. Nom vulgaire

du panaris sous-épiderniiquc.

Vire n. f. Dialect. Chemin

qui serpente autour d'une

montagne. (Valais).

Vire (la), fl. côtier de France- Il prend sa source sur les confins des départements de la Manche et du Calvados, et se jette dans la Manche près d'Isigny, après un cours de 118 kil. La Vire reçoit l'Aure et la Douvre, passe à Vire et à Saint-Lô.

Vire, ch.-l. d'arr. (Calvados) de f. O. ; à B9 kil. S.-O. de Caen ; 6.3B0 h- ( Virais ou Virois).

Grains, eaux-de-vie, toiles, draps, papier. Ch. de f. Et. — L'arr. a 6 cant., 9G comm., 63.670 h. Le cant. a 11 comm. et 11.450 h.

virée [ré] n. f. (de virer).

Action de virer. Tournées et virées, allées et venues. Sylvie.

Estimation faite par expert des diverses parties d'une coupe, en partageant hypothétiquement ces diverses parties en rangées d'arbres à peu près parallèles. Archéol. Tissu du genre des étamines, qui se fabriquait anciennement à Amiens. (On disait aussi viré, n. m.)

virelai [lé] n. m. (anc. fr. vireli, onomatop. de refrain). Ancien petit poème français, composé de trois couplets et d'un refrain qui est semblable à un demi-couplet, sur deux rimes. Sorte de danse. Air sur lequel on l'exécute.

virement [man] n. m. (de virer). Action de virer. Opération par laquelle on transporte une somme du crédit d'une personne au crédit d'une autre. Irrégularité qui consiste à transporter à un chapitre du budget des crédits votés pour un autre chapitre. Syn. de virage.

— Encycl. Fin. On distingue trois sortes de virements : les virements de comptes, les virements de crédits, les virements de comptes courants.

Les virements de comptes sont de simples transports d'un compte à un autre, qu'opère dans ses écritures la Comptabilité publique. Ils servent à rectifier les erreurs commises dans l'imputation des dépenses, à reporter sur l'exercice suivant les payements inscrits par erreur à l'exercice courant, etc. Ils peuvent être effectués jusqu'au 31 juillet de la seconde année de l'exercice.

Les ministres ont le droit de faire et de modifier la répartition des crédits entre les divers articles d'un même chapitre (virements de crédits); mais les dépenses ne peuvent être acquittées que sur les crédits ouverts à chacune d'elles, et ces crédits ne peuvent être employés à d'autres dépenses.

Les virements de comptes courants sont ceux que font les banques quand, par un simple jeu d'écritures, elles transfèrent d'un dépôt à un autre dépôt une somme déterminée. Deux négociants, clients d'une même banque, évitent ainsi de se verser l'un a l'autre des espèces métalliques et règlent leurs comptes en prescrivant un simple virement.

virer [ré] v. n. (lat. gyrare). Tourner sur soimême : tourner et virer sans cesse. Changer de nuance, en parlant d'une étoffe teinte. Subir l'opération du virage photographique : des épreuves qui virent bien. Virer à, tendre vers : le noir vire souvent au jaunâtre. Mai: Virer de bord, tourner d'un côté sur l'autre, et, ftg. changer de parti. V. a. Transporter d'un compte à un autre : virer une somme. Soumettre au virage photographique : virer une épreuve. Virer au cabestan, faire effort sur les barres de cabestan pour déraper l'ancre. Fam. Tourner et virer quelqu'un, essayer de toutes les façons de le sonder, de le faire parler.

vires n. f. pi. (dulat. viria, bracelet). Blas. Anneaux concentriques, au nombre de deux, de trois ou de quatre. (On désigne parfois tout l'ensemble sous le nom de vire, n. f.)

vires acquirit eundo, mots lat. signif. : elle acquiert des forces dans sa course. Expression de Virgile, faisant le portrait de laUenommée (Enéide, IV, 175) : Du liez-vous de la calomnie : vires acquirit eundo. Virescence [rès-san-se] n. f. (du lat. virescere, devenir vert). Métamorphose des parties colorées des fleurs en feuilles vertes.

Viret [ré] (Pierre), réformateur de la Suisse romande, né a Orbe (cant. de Vaud), m. à Orthez. on il avait été appelé par sa protectrice, la reine de Navarre (1811-1571).

vireton n. m. (de virer). Flèche d'arbalète armée d'un fer pyramidal, et à laquelle les lames obliques qui l'empennaient imprimaient un mouvement de rotation, de manière à rendre la blessure plus pénétrante.

vireur n. m. (de virer). Dans la fabrication du papier à la main, ouvrier qui lève les feutres placés sur chaque feuille et les entasse, pour qu'ils soient

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