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contre l'armée de Titus, qui en fit un massacre effroyable. Les survivants se répandirent en bandes de pillards autour de la ville.
Zèle n. m. (lat. zelus ; du gr. zêlos, ardeur). Grande activité inspirée par la foi, le dévouement, l'affection : le zèle d'un serviteur, Fam. Faire du zèle, montrer un empressement intempestif. Ecrit, faillie. Zèle de la maison du Seigneur, ardeur extrême dans le service de Dieu. But. hébr. Jugement de zèle, supplice mosaïque de la lapidation, infligé à un grand nombre de crimes. Allus. iiist. Et surtout, pas de zèle I Parole par laquelle Talleyrand recommandait à ses subordonnés de ne pas faire montre d'une activité trop peu discrète. Ant. Négligence, indifférence.
Zèle, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. de Termonde), entre l'Escaut et la Durme ; 14.030 h. Construction de bateaux; fabriques d'amidon; toiles, couvertures.
Zélé, e adj. et n. Qui a du zèle un commis zélé.
Zéleur n. et adj. m- (de zèle). Procureur général des religieux minimes.
Zell, comm. de Suisse (cant. de Lausanne) ; 1.270 h. Commerce de bétail.
Zeller [zèl-lèr] (Jules Sylvain), historien français, né et m. à Paris (1819-1900), auteur d'ouvrages de mérite: Ulrich de Èutten; les Tribuns et les révolutions en Italie; Histoire d'Allemagne, etc. — Son fils, Bertuold, historien, né à Rennes, m. à Paris (1848-1899), a écrit des ouvrages sur Henri IV. Marie de Médicis, Louis XIII, et édité une utile collection populaire : l'Histoire de France racontée far les contemporains.
Zeller (Edouard), philosophe et théologien allemand, né à Kleinbottwar, m. à Stuttgart (1814-1908). On lui doit une très remarquable étude sur la Philosophie des Grecs considérée dans son développement historique. Son œuvre de critique religieuse est considérable.
Zélote n. m. Hist. biblique. Syn. de zélateur.
zèlotisme [tis-me] n. m. Manière de penser et d'agir des zélotes.
Zélotype n. et adj. (du gr. zèlotupos). Path- Atteint de zélotypie.
ZèlOtypie n. f. (du gr. zêlotupia, jalousie). Path. Folie religieuse affectant la forme raisonnante. Jalousie maniaque.
Zélotypique adj. Path Qui appartient à la zélotypie.
Zemecll [zê-mèh] n. m. Alchim. Pierre d'azur.
ZèmeS ou chèmis [mi] n: m. pi. Idoles des anciens indigènes des Antilles.
zemilldar n. m. (m. persan signif. qui possède la terre). Dans l'Hindoustan, sous le règne des empereurs musulmans, chef d'un district formé de plusieurs villages qui percevait les impôts.
zémindarie [ri] n. f. District administré par un zémindar.
Zémire et Azor, opéra-comique en quatre actes, paroles de Marmontel, musique de Grétry et l'un de ses chefs-d'œuvre (1771).
zemmi [zèm-mi] n. m. pi. Sujets non musulmans soumis à la puissance osmanlie, ainsi qu'aux lois civiles et pénales de l'islamisme.
Zempleniou Zemplin (comitat de), comi-
tat d'Austro-Hongrie (Hongrie); 6.390 kil. carr. ; 300000 h. Ch.-l. Satoralja-Vjhely.
Zemsky SObOr n. m. Nom donné aux assemblées de pays qui ont fonctionné en Russie au xvic et au xvue siècle.
zemstVO [zèms-tvo] n. m. (du russe zemlia, province). Assemblée provinciale, dans quelques gouvernements russes.
Zeiïizeiïl [zhm-zem], puits situé dans l'enceinte du temple de la Mecque. (C'est celui, d'après la tradition, que Jéhovah fit jaillir pour Agar et Ismaël.)
zemzema [zim-zé] n. f. Sorte de gourde faite de cuir et doublée de velours brodé, en usage dans la Tunisie.
zénadécah. n. m. Sectaire mahométan.
ZenagaS, peuplade berbère du Sahara occidental. Elle est répartie en un certain nombre de tribus dispersées, connues sous le nom général de Maures.
Zenata, nom des populations de race berbère, qui constituent le fond de la population sédentaire des oasis de l'archipel touatien soumise aux grandes familles arabes.
zend, 6 [zind'] adj. Se dit de la langue indoeuropéenne, dans laquelle est écrit l'Avesta : les livres zends ; la langue zende. N. m. Cette langue elle-même : parler le zend.
Zend-Avesta. V. mazdéisme.
zendicisme [zin-di-sis-me] n. m. Impiété, défaut de foi religieuse, dans lalanguc des mahométans-
Zendik [;in] n. m. Impie, homme sans foi, dans la langue des mahométans.
Zénic [nik] n. m. Alchim. Mercure philosophai.
Zénith \nil'] n. m. (de l'ar. senit, droit chemin). Point du ciel situé au-dessus de la tête, dans la direction de la verticale au point d'observation. Fig. Degré le plus élevé où l'on puisse parvenir. Ant. Nadir.
Zénithal, e? aUX adj. Qui a rapport au zénith : distance zénithale.
zennar [zen-nar n. m. Bande de coton ou de soie rouge, qui se place entre deux pièces noires, pour former un malayah ou voile à l'usage des femmes fellahs de l'Egypte-
Zeno (Carlo), amiral vénitien, né en 1338, mort en 1418. Il gagna la bataille navale de Modon sur la flotte franco-génoise du maréchal Boucicaut — Ses deux frères, Nicolo (mort en Frise en 1396) et Antonio (mort à Venise en 1406), explorateurs, s'avancèrent dans les mers du Nord jusqu'au Groenland. La relation de ces voyages a été publiée en 1558.
ZenO (Apostolo), poète, littérateur et critique italien, né e» m. à Venise (1G68-1750). Il publia avec Vallisnieri le Giornale de' litterati, et composa un grand nombre d'opéras.
Zénobie (Septimie), reine de Palmyre, femme du roi Odénath, vaincue et réduite en captivité par Aurélien en 273. Pendant la courte période de son règne. Palmyre fut comme la capitale de l'Orient.
Zénobie joignait la simplicité de mœurs des Arabes à la culture grecque et à la science militaire des Romains. Elle accordait un grand crédit au rhéteur Longin.
Zénobie, épouse de Rhadamistc, roi d'Ibérie (i" s. av. J.-C). V. Rhadamiste.
Zénodore, sculpteur grec du i" siècle de notre ère. Il exécuta en Auvergne une statue colossale de Mercure, et. à Rome, la gigantesque statue de Néron qui avait 33 mètres.
Zenon d'Élée, philosophe grec, né à Elée entre 49» et 485 av. J.-C, disciple de l'arménide et auteur des arguments restés célèbres de la flèche qui vole et d'Achille et la tortue, au moyen desquels il niait la réalité du mouvement, ou plus exactement, la réalité objective de l'espace.
Zenon de Citium, philosophe grec, fondateur du stoïcisme, né à Citium [Chypre] (fin du iv« siècle av. J.-C.). On prétend qu'il mourut volontairement, quand il jugea son œuvre achevée. Diogène Laërcc lui attribue la fameuse maxime :
Vivre selon la nature.
Zenon (saint), évêque de Vérone, né en Afrique, m. à Vérone en 380. — Fête le 12 avril. „
rw . Zenon.
Zenon l'Isaurien, empereur d'Orient de 474 à 491. C'est lui qui décida Théodoric à aller conquérir l'Italie sur Odoacre.
zénonique adj. Qui se rapporte à la doctrine de l'un ries deux Zénons.
Zénonisme [nis-me] n. m. Doctrine de Zenon d'Elée ou plus souvent de Zenon le Stoïcien.
Zénoniste [nis-té] n. m. Disciple de Zenon d'Elée ou plus souvent de Zenon le Stoïcien.
Zenta ou Zentha, ville de Hongrie, sur la Theiss ; 24.000 h. Toiles, céréales. Victoire du prince Eugène sur les Turcs en 1697.
zenzile [zin] n. f. Trirème ou galère du moyen âge ayant deux ou trois rames par banc.
Zéolite ou Zéolithe n. f. (du gr. zHn, bouillir, etlithos, pierre). Miner. Sorte de silicate hydraté naturel.
Zéolitiforme adj. Qui se présente comme les zéolites.
zéolitique adj. Qui contient des zéolites : roche zcolitique.
Zéophage adj. et n. (du gr. zea, épeautre, et phagein, manger). Qui se nourrit de maïs.
Zéoscope n. m. Phys. Syn. de ébullioscope.
Zéphire adj. Laine zéphire, sorte de laine filée et retordue avec des fils de diverses couleurs.
Zéphiriser [zé] v. n. Faire des pas de zéphire ou zéphyr.
zéphire ou zéphyr ou queiquef. zéphyre
n. m. (gr. zephuros)- Chez les Anciens, vent qui souffle de l'occident. Personnification mythologique
Flore et Zéphire, d'après Bouguereau.
de ce même vent (en ce sens, prend une majuscule) : les caresses de Zéphire. Vent doux et agréable : le retour des zéphirs. Arg. milit. Soldat des compagnies de discipline, en Algérie. Pas de zéphire, pas de danse que l'on exécute en se tenant sur un pied et en balançant l'autre. — La distinction qu'établit le. Dictionnaire de l'Académie entre les deux orthographes zéphire et zéphyr, suivant qu'il s'agit du vent d'occident ou de tout vent doux et agréable en général, n'est justifiée ni par l'étymologie ni par l'usage.
— Icon. Des peintures de Flore et de Zéphire ont été exécutées par Coypcl, Jouvenet, Vien, Bouguereau. Prudhon a représenté Zéphire se balançant sur les eaux.
Zéphyrien, enne [ri-in, e-né] adj. Doux et léger comme un zéphire : danse zéphirienne.
Zéphyrin ou Zéphirin (saint), pape de 203
à 218. Son pontificat fut troublé par la persécution de Sévère. — Fête le 16 juillet.
zéphyrine n. f. Etoffe de couleur, fabriquée à Saint-Quentin.
Zeppelin (Ferdinand, comte de), général et aéronaute allemand, né à Constance en 1838. Dans un raid de reconnaissance, il livra le premier combat de la guerre franco-allemande. Il a construit un ballon dirigeable de grandes dimensions.
Zepperen, comm. de Belgique (Limbourg, arr. de Hasselt); 1.530 h.
Zeraïa, bourg du dép. de Constantine (Algérie), près de l'oued Redjas ; 4.300 h.
zerbia [zèr] n. f. Tapis du genre des moquettes, fabriqué par les Arabes algériens.
ZerbSt, v. d'Allemagne (Anhalt-Dessau); 18. loOh. Machines, brasseries.
zerci n. m. Alchim. Vitriol.
Zerkeghem, comm. de Belgique (Flandre- Occidentale, arr. de Bruges); 1.440 h.
Zermatt, v. de Suisse (cant. du Valais), au pied des massifs du mont Rose, du Cervin et du Weisshorn; 850 h. Station d'été très fréquentée.
zéro n. m. (ital. zéro, de l'ar. cifron, vide). Siçne numérique : le zéro, placé à la droite d'un chiffre signifwatif , augmente dix fois sa valeur. Tout ce qui, par lui-même, n'a aucune valeur, mais remplace dans les nombres les espèces d'unités absentes. Degré de température, correspon
dant à la glace fondante. Fig. Homme nul, personne sans mérite, sans considération. En ce sens, on dit parfois : c'est un zéro à gauche ou c'est un zéro en chiffre. Absolument rien : fortune réduite à zéro. Mar. Zéro des caries, point à partir duquel se notent les profondeurs de la mer. Musiq. Signe qui, placé sur une note, dans une partie d'instruments à cordes, indique que cette note doit être produite sur la corde à vide. Phys. Zéro absolu, température de — 273» cent.
zérotage n. m. Ensemble des opérations que nécessite la détermination du zéro des thermomètres.
Zérumbet [ron-bèt] n. m. Genre de zingibéracées , des régions tropicales, voisines du gingembre.
zest [zesf] ou queiquef. Zeste inlerj. qui marque : 1» la négation, le dédain ; 2° une action prompte, soudaine : zest! il s'envola- N. m. Entre le zist et te zest, ni bien ni mal.
Zest [zesf] n. m. Soufflet dont les perruquiers se servaient autrefois pour poudrer à la volée.
Zeste, autref. Z6St [zes-te] n. m. Cloison membraneuse, qui divise en quatre l'intérieur de la noix. Ecorce extérieure jauni- de l'orange, du citron. Fig. Chose de peu de valeur : cela ne vaut pas un zeste.
zester \zès-té] v. a. Couper des zestes sur : zester un citron.
Zêta n. m. Lettre double grecque, équivalant à ds ou zz.
ZétèS ou ZéthèS, héros grec, un des Argonautes, fils de Borée et d'Orithyie, frère jumeau de Calais. Ils délivrèrent Phinée des Harpyes.
Zétête n. m. (du gr. zêtffîs, inquisiteur). Magistrat athénien, qui recherchait et recouvrait les créances de l'Etat-
Zététique adj. (gr. zêtètikos). Se dit de la méthode employée pour découvrir la raison et la nature des choses. N. f. Méthode d'investigation : la zététique.
ZéthOS, roi légendaire de Thèbes. fils de Zeus et d'Antiope. Il aida Amphion, son frère, à se venger de Dircé et à bâtir la ville de Thèbes.
ZétllUS [luss] n. m. Genre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, répandus dans les régions tropicales du globe.
ZetOUtt n. m. Bulbe d'une espèce d'iris recherché comme aliment par les indigènes de l'Algérie,
Zetrud-Lumay, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain), près de la Grande Geete ; 1.650 h.
ZeugiteS ou ZygiteS n. m. pi. (du gr. zeugitai; de zeuqos, joug). Anliq. gr. Citoyens athéniens de la troisième classe, d'après l'organisation de Solon. Nom donné aux cinquante-huit matelots qui, dans une trière, maniaient les rames du rang intermédiaire.
zeuglodon n. m. Genre de mammifères cétacés, fossiles dans l'éocène de l'hémisphère nord.
zeugme ou zeugma (mot gr.) n. m. Figure qui consiste à rattacher grammaticalement deux ou plusieurs substantifs à un adjectif ou à un verbe qui, logiquement, ne se rapporte qu'à l'un des substantifs.
Zeugmeister [tsa-ugh'-ma-i-stèr] n. m. (m. allem.; de zeug, matériel d'artillerie, et meister, chef). Maître de l'artillerie ; officier géuéral dans l'armée autrichienne.
ZeUS, dieu suprême des Hellènes, fils de Kronos et de Rhéa, époux de Hêra ; personnification du ciel, père des dieux et des hommes, ordonnateur du monde. Le Jupiter des Latins a hérité de ses attributs. V. Jupiter.
ZeuXÏS [zeuk-siss] , peintre grec, l'un des artistes les plus illustres du monde antique, né probablement dans la Grande-Grèce- Il rechercha surtout la robustesse et la majesté. Son chef-d'œuvre passait pour être un Jupiter su* son trône, entouré de tous les dieux '464-398 av. J.-C).
Zeuxite [sekiksi-te] n. f. Variété de tourmaline ferrifère.
zeuzère n. f. Genre d'insectes lépidoptères bombyciens, renfermant des papillons robustes, à ailes étroites, blanches, variées de noir ou de bleu, et dont les chenilles creusent de profondes galeries dans les troncs d'arbres.
Zévelca [vei] n. m. Tablier que portent les paysannes moldo-valaques. Syn.
FOTA et PESTEI.CA.
Zévort (Charles- Marie), helléniste français, né à Bourges, m. à Paris (1816-1887), traducteur de Thucydide, Diogène Laërce, etc.
zézaiement [aè-man] ou zézayement
[zi-ie-man] n. m. Défaut de celui qui zézaye.
zézayer [zè-ié] v. n. (Se conj. comme balayer.) Prononcer z les articulations j, g et ch : zuzube. pizon, pour jujube, pigeon. V. a. Prononcer en zézayant : zézayer ses mots.
Ziban (les), groupe d'oasis algériennes, de la
région de Biskra (prov. t
de Constantine), au pied ^élT^^-ùlÉ^ ^W^ *? de l'Aurès. Palmeraies. SEbm / "'î^lifJBtefc. ft' / Puissantes sources.
zibeline n. f. (de
l'ital. zibellina, d'origine slave). Espèce du genre marte. Adject. :
marte ou martre zibeline. zibeline.
— Encycl. La zibeline (mustela zibellina) est répandue de l'Europe boréale au Japon et au Kamtchatka. Elle ne dépasse