‹ Le lauréat; critique des œuvres de Louis FréchetteChapitre 23 sur 83 · I. \.et <'hàliiiii-tit.(, fÀ'-mKSiro\)\\c i\e Toulitit · texte numérisé non relu

I. \.et <'hàliiiii-tit.(, fÀ'-mKSiro\)\\c i\e Toulitit

a. L'Annie ttrrihU, SeAtin, chant V, 4^i''me vers.

3. Les ('h,ilinifnt<, 7!, -me siroplw? de .7 I oh/isuince passivf.

AUDACES FORTUKA JUVAT 45

(le Vogue, membre de l'Académie française, disait récemment dans sa critique des Trophées :

Vous avouerais-ji' enfin «iiic jo veux rayci* sur mon exemplaire un sonnet, le seul indigne de vous, le Jltuliier de Nazareth.

Mais poursuivons toujours le iil de nos comparaisons :

VICTOR DE LAPUADE

Faisant dire, eonime eux, par vos vertus guerrières : " (luaiul Dieu frappe un grand coup, c'est de la main des

[FrancH." ^

FRECIIETTE

Qui dit (jue, lursi-ite Die i( frappe fort dans l'histoire, Cent toujours par la main des Francx.

Ayant Dieu pour couronne et l'honneur j>oh>- cuirasse. -

FREClIinTE X'etit que sa voix ponr glaive et son coTYapour cuiroMe.

J'avouerai qu'ici M. Fréchette n'a fait que prendre le moule de Victor Hugo, ce (pii est bien d)tf('rent pour les vers qui suivent :

VICTOR in(iO

Amis! c'est donc Rouen, /(/ viUc au.r dcilles rues, Anx lieilles tours. '•'•

1. •' .tux L\i»ai{ieiis-J-'raiii;iiis, soldats de Pie IX," Revue Cui.it'it'iinc de iS68, page 282,

2. \.'AnHi'e terrible, ôoième vers de A prince prince et demi.

3. I.cs FitclUs d'.-iutomne, lière strophe de l.i poésie XXVII.

FRECHETTE Sous les nuirs de QuCbec, la rille aux rieilles tours.

Mais depuis quand Québec s'appelle-t-il la ville <tux vieilles tours f

Probablement depuis que M. Fréchette a lu Victor Hugo, qui a écrit que llouen possède ce qui raanque absolument à la vieille capitale.

Citons toujours :

THEOriIILE GAUTIER

l'a noitrire infernal iiiifjtail ma ]:âlo hanche. ^

FRECHETTE

Un sovrire infernal se cri^imit sur sa bovclie.

Le jour baisse ; on atteint quelfiue colluic chanre. '^

FRECHETTE

Le soir tonilmit ; au loin, sur les tvUinn chaureti.

VICTOR HUGO

Et je pleure! vt la stroplie t'close de ma bouche Bat mon front t)raf;eux de son iùlc farouche. -^

Et j'ajoute à ma lyre une corde d'aimin. '

FKECHETTE

L'amertume toujours attriste mon refrain. Les parolf» <ramour se glacent sur via bouche, Et puis je ne sens plus sous mon ouf^lo farouche Fr^'jnir que des cordex d'airain.

I. Poisiti (ompUUi, sii-me virs tlii sonnet VI. a. Les Chjtimtuts, 37ièmc vers de la Ctravinif.

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