‹ Le lauréat; critique des œuvres de Louis FréchetteChapitre 43 sur 83 · LES RABACHAGES · texte numérisé non relu

LES RABACHAGES

(iiiaïul M. Fréchette nouille pas les poètes tï-uiu;ais et canadiens, il se pille Ini-nieme.

Croit-il avoir t'ait un bon liémistielie, exprime l)a88ablenient l'idée d'un confrère, il les répète à satiété.

Quel(juefois il promène des vers tout entiers d'une pièce à l'autre.

N'y aurait-il que ces répétitions pour prouver l'infécondité du poète national^ que cette preuve serait déjii accablante.

On pourrait, ù la rigueur, pardonner à Victor Hugo, qui a écrit quatre-vingt-dix gros volumes, de s'être répété, — ce qu'il n'a cependant [>as fait, — tout simplement parce qu'il aurait, pour ainsi dire, épuisé la somme d'idées qu'un cerveau humain peut contenir, et qu'il n'aurait pu se rappeler tout ce qu'il a disséminé dans des ouvrages si nombreux et si disparates.

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Mais peut-oii pardonner à M. Frécliette, qui n*a publié que quatre volumes, — dont on pourrait facilement ne faire qu'un seul, — de rabâelier sans trêve, de se servir toujours des mêmes expressions, des mêmes hémi'sticlies, du même vocabulaire ?

Je n'en finirais pas si je mettais sous les yeux de mes lecteurs toutes les répétitions qu'on remorque dans les vers du lauréat, et quelqu'un qui se donnerait la peine de cataloguer ce musée littéraire ferait un travail sinon intelligent du moins très drolatique.

Je me bornerai donc à mettre ici en relief les rengaines qui se rencontrent le plus communément cliez M. Fréchette, et ce que j'en ferai voir prouvera surabondamment qu'il n'est qu'un rimeur toujours à l'étroit, toujours à bout d'balcine.

Je cite :

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