SPES ULTIMA
A ce sujet voici ce que nous raconlait
Notre vieux professeur de droit romain. C'était
Un modeste savant
De la prose, M. Fréchette, de la prose, et encore pas de la meilleure. . . .
JEAN-BAPTISTE DE LA SALLE
Je vois une affigie en soutane vCtuc.
D'abord, on ne dit pas vêtu en soutane, mais bien vêtu (Tune soutane.
DK SKS PROPKES AII.ES 1-39
Ensuite, qu'est-ce qu'une effigie, sinon la ressem- "blance de quelqu'un ?
Et comment la ressemblance de quelqu'un peut- «llc être vêtue ou déshabillée ?
liC lauréat a sans doute voulu dire que le personnage dont l'effigie frappa son regard portait, de son vivant, l'habit religieux, et la faute de langue qui se trouve à l'hémistiche de son vers s'explique par le fait que les exigences de l'élision lui ont forcé la main.
LA DEnNIERK IROQIOISK :
L*oiseaa de luiit, quittant sa pose taciturne^ S'envole en tournoyant, et sa clameur vocturnc Va réveiller des bois l'écho retentissant.
Tout est calme; et pourtant, dans le couchant rougedtre, Sinistre précurseur, un wwfigo gnsdtre Etend son voile menaçant.
Comme on l'a vu au commencement de cet article, Charles Fuster reproche ii M. Fréchette d'avoir abusé des épi th êtes dans sa pièce V Amérique.
Mais qu'est-ce ce que le poète parisien dirait s'il voyait cette dernière strophe, où il y a six adjectifs à la rime ?
Encore une fois, tous les vers que je viens d'exhiber sont de M. Fréchette, et ils prouvent que, lorsqu'on rencontre quelquesjolies choses dans son œuvre, elles ne lui appartiennent pas.
Comme les joyaux que j'ai à détacher aujourd'hui des pendeloques littéraires de M. Fréchette sont très nombreux, j'entre brusquement en matière, et je commence mes citations en désenfllant les premières perles qui me tombent sous la main :