‹ Le lauréat: critique des œuvres de m. Louis FréchetteChapitre 46 sur 58 · LE VIEUX PATRIOTE · texte numérisé non relu

LE VIEUX PATRIOTE

Ouï, mes enfants, j'étais un patriote, un vrai ; .Te n'en disconviens pas ; et tant que je vivrai^ L'on ne me verra point m^en vwUer à confesse.

La boutade, de M. Fréchette, qui tend à dire qu'un homme, en s'accusant à son directeur spirituel d'être un révolutionnaire, se rend coupable d'une vantardise, est un véritable four.

M. Fréchette court souvent après l'esprit, mais, comme l'a dit Louis Vcuillot, l'esprit a bonne jambe ....

LA VOIX ]y UN EXILE:

Les rocs ont tressailli jusque dans leurs Yorlt?bres.

Des rocs qui sont vertébrés comme des moutons et des boeufs, comme des baleines et des éléphants î

Des rocs qui tressaillent de sensations suaves ou douloureuses I

Evidemment, le lauréat a quelque chose qui va mal à la moelle épinière.

JEAN-BAPTISTE DE LA SALLE

Ceux qui te béniront sont les races futures,

Ce seront nos neveux dans deux ou trois cents ans.

Une niaiserie et une faute de français.

Une niaiserie, puisque les races disparues ne béniront certainement pas le bienheureux Jean- Baptiste de la Salle.

Une faute de français, puisque dans le premier vers le présent a usurpé la place du futur.

Au reste, le deuxième alexandrin, étant écrit

oorrectcmeiit quant au temps du verbe, prouve la justesse de ma prétention relativement au premier.

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