VIVE LA FRANCE
Seule^ et voulant donner un exemple à Vlmtoirey Paris, ce boulevard de dix siècles de gloire. Orgueil et désespoir des rois et des césars.
Foyer de la science et temple des beaux-arts. Folle comme Babel, saMe comme Solime, En un jour transformée en guerrière sublime, Le front haut, l'arme au bras, narguant la trahison, Par-dessus ses vieux forts regardait Vliorizon.
Huit vers de douze pieds pour dire que Paris
166 LE LAURSAT
regardait seul l'horizon par-dessus ses vieux forta pour donner une leçon à Thistoire !
Si ces huit vers ne sont pas ce qu'on nomme en; littérature une lenteur^ je voudrais bien savoir ceque c'est.
Et puis, comment Paris pouvait-il, rien qu'à regarder seul l'horizon par-dessus ses vieux forte^ donner une leçon à l'histoire ?
Quoi qu'il en soit, M. Fréchette, ouvrez le premier petit traité de littérature venu, et vous y verrez qu'il ne faut pas faire les phrases trop longues, parce que l'esprit se fatigue à suivre cette multitude d'incidentes qui les surchargent et suspendent troj) longtemps l'attention, — qu'on ne doit présenter à l'esprit que l'image exacte de ce qu'on veut exprimer. . . . et pardonnez-moi cette période qui ne prêche certainement pas d'exemple.