‹ Le lauréatChapitre 24 sur 101 · VICTOR DE LAPRADE · texte numérisé non relu

VICTOR DE LAPRADE

Faisant dire, comme eux, par vos vertus guerrières : " Quand Dieu frappe un grand coup, c'est de la main des

[Francs." l

FRECHETTE

Qui dit que, lorsque Dieu frappe Tort dans l'histoire, C'est toujours par la main des Francs.

VICTOR HUdO

Aiiant Dieu pour couronne et l'honneur pour cuirasse. -

FRECHETTE

N'eut que sa voix pour glaive et son cor] s pour cuirasse.

J'avouerai qu'ici M. Fréchette n'a fait que

prendre le moule de Victor Hugo, ce qui est bien différent pour les vers qui suivent :

VICTOR BUGO

Amis! c'est donc Rouen, la vide ans vieilles rues, .1 ux vieilles tours. '■'•

i. •' Aux Canadiens-Français, soldats de Pie IX," Revue Canadienne de

1S68, page 282,

2. \J Annîe terrible, 6oième vers de A prince prince et demi.

3. Les Feuilles d\ lutomne, iicre strophe de la poésie XXVII.

FLECHETTE

Sun- 1. s murs de Québec, la ville aux vieilles tours.

Mais depuis quand Québec s'appelle-t-il la ville aux vieilles tours f

Probablement depuis que M. Fréchette a lu Victor Hugo, qui a écrit que Rouen possède ce qui manque absolument à la vieille capitale.

Citons toujours :

THEOPHILE GAUTIER

Un sourire infernal crispait ma pâle bouche. l

FRECHETTE

Fa sourire infernal se crispait sur sa bouche.

VICTOR HUGO

Le jour baisse; on atteint quelque colline chauve. 2

Le soir tombait ; au loin, sur les collines chauves.

VICTOR HUGO

Et je pleure! et la strophe éclose de ma bouche Bat mon front orageux de son aile farouche. 3

El j'ajoute à ma lyre une corde d'airain. 4

FRECHETTE

L'amertume toujours attriste mon refrain. Les paroles d'amour se glacent sur ma bouche. El puis je n<i sens plus sous mon ongle farouche

Frémir que «les cordes d'airain.

i. Poésies complètes, sième vers du sonnet VI. 2. La - Châtiments, 37ième vers de la Caravane.

'■s Châtiments, 5<.yième et 6oième vers de Floréal. 4. Les Feuilles d'Automne, dernier vers de la poésie XL.

AUDACES FOBTUXA JUVAT 47

CREMAZIE J 'ai promené longtemps ma course vagabonde. ] FRECHETTE

Où l'avait promené sa course vagabonde .

VICTOR HUGO

Cites de V aquilon, du couchant, de V aurore. 2

FRECHETTE

Du sud à V aquilon, du couchant à Vaurore.

LECONTE DE LISLE

L'esprit de la tempête, avec ses mille bouches. •"•

FRECHETTE

L'hydre de ta tempête ouvre toutes ses bouches.

LECONTE DE LISLE

L'espHt de la tempête, avec ses mille bouches

Les appelant, souillait dans ses trompes farouches. 4

FRECHETTE

et la tempête embouche

Des grands froids boréaux la trompette farouche.

JAMES DOXXELLY

Quand, le front couronné de ta verte guirlande. Le ciel te lit sortir du sein de l'océan. 5

FRECHETTE

Quand, te front couronne de tes arbres géants. Tu sortis, vierge encor, du sein des océans.

i. Le Retour de /' Abeille, 6ième vers.

2. Les Feuilles d'Automne, 4ième strophe de A mes amis /.. D. et S. D.

Page 1