I -• • 32ième vers du chant III de Vldole
AUDACES FOHTUXA JUVAT 41)
On croit entendre dans l'éclat sonore et palpitant de son ïambe magistral non uas seulement le bruit
(rniH' cavale lancée à tonte bride sur un champ de bataille, mais celui de tout un escadron écrasant, dans sa course vertigineuse, les lourds carrés d'infanteries : il nous semble ouïr les clameurs dn canon, • •ris saccadés des commandants, le cliquetis des épées, le crépitement de la fusillade, la voix des blessés qui se traînent, tout sanglants, sur le sol labouré par les obus, criant : .L boire ! A boire ! 'par pitié !
M. Frécbette, lui. voulant, après avoir escroqué une des plus belles idées du fougueux Barbier, faire voir tout l'éclat triomphant qui a resplendi dans les plis du drapeau tricolore, fait tranquillement paon plutôt glisser un haillon troué sur le ventre. . . . du monde.
L'effort que le lauréat a déployé pour imiter le grand poète tramais me rappelle la grenouille qui avait voulu se grossir à la taille du bœïïFët dont le ventre, (pli n'avait rien de commun avec le ventre du monde, se dégonfla si brusquement et d'une si triste façon.
En tout cas. puisque M. Frécbette n'a pas encore éprouvé le sort de la prétentieuse et stupide grenouille, j'aimerais savoir ce4 qu'il faut bien lui faire pour le dégonfler.
Lui remettre sousdes yeux la Bastid f
Qu'il se tienne bien ! ça viendra.