‹ Le lauréatChapitre 29 sur 101 · LA VIE UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

LA VIE UNIVERSELLE

A. M. Guibée, après l'audition desa conférance " L'astronome populaire.''

Mort et désert, à quoi pourrait servir un monde ! Dans l'espace il n'est point de planète inféconde ; Qu'un astre soit brillant, éteint ou rallumé, Le germe de la vie est en lui renfermé; Le rapide soleil, l'étoile la plus lente. Tout ce qui trace au ciel sa courbe étineelante, Eternellement vit, meurt, revit tour à tour, Et. s'il n'est pas peuplé, le sera quelque jour. Oui. la vie est partout : c'est une loi suprême. Regarde : trouve un coin de la terre elle-même

Où nt-' pullulent pas des flots d'êtres vivant.- '. Tout n'est-il pas fécond, les bois, les mers. 1rs vents ? Sous l'herbe et dans le sol, sur l'arbre et sous la feuille, Dans la fleur qui s'entr'ouvre ou le fruit que l'on cueille Grouille la vie. au fond des eaux et dans les airs, la maintenant venx-tu que des astres déserts. Lorsque de se peupler tous les eienx sont avides, Roulent dans l'infini comme des berceaux vides?

H. ROTLLAUD.

" Mais, poussant le cynisme à su limite extrême, il im (H. Koullaud) va jusqu'à dédier cette pièce à " M. Guibée.

" C'est le comble, l'archi-comble, le trës archi-

;; comble."

Et le directeur du Monde Illustré ajoutait en parlant de la dénonciation du Dr C, qui flagellait de la sorte le plagiaire Koullaud :

" Mais, quelqu'un qui va bien s'amuser, en consk- tatant votre attitude d'aujourd'hui, c'est mon " confrère et ami distingué de Paris M. Charles

CD

•• Fuster, rédacteur en chef du Semeur, qui nous •• révéla en termes indignés cet attentat anti-litté- " paire contre la propriété de son collaborateur."

Et c'est ce même Roullaud, ce plagiaire aus>i gauche qu'éhonté, qui vient dire au publie, de la part de M. Fréchette, que le lauréat m'a donné, un jour, mon pain en me faisant entrer à la Patrie comme traducteur et chroniqueur; c'est ce même

ARCADES AMEO ~>~>

Roullaud, dont les instincts de rapines ne le cèdent qu'à ceux de M. Fréchette, qui vient essayer de jeter de la poudre aux yeux de la masse en citant des hémistiches qui appartiennent à tout le mande, et qu'il m'accuse d'avoir filoutés au lauréat ; c'est ce même individu qui répète comme un perroquet une prétendue conversation au cours de laquelle j'aurais, il y a dix ans, demandé à M. Fréchette si je Yenn avais quand je pillais ses vers.

Avec le Dr C, c'est le temps, ou jamais, de dire que ça c'est un très archi-comble.

Xon, M. Fréchette, vous avez beau vous débattre, vous ne parviendrez pas à faire croire que je vous ai volé les hémistiches que votre Roullaud vient d'aligner dans la Mine.vve. Vous n'y parviendrez pas, pour la raison bien simple que ces moitiés! de vers ne sont pas, comme on dit en ternies d» métier, des hémistiches-médailles, des hémistiches portant la marque ineffaçable de l'artiste qui les a eiselés.

Au nombre des citations de votre Roulland se trouve la suivante :

FRECHETTE

Sans vivres, sans souliers, chantant la Marseillais?..

CHAPMAN De charmants tapageurs chantant la Marseillaise,

Je vous avouerai, M. Fréchette, que cette comparaison m'a un peu ahuri, et j'ai cru que ma mémoire pouvait m'avoir joué un mauvais tour. J'allais vous avouer que je vous avais pris — bien inconsciemment, par exemple — l'hémistiche que votre Roulland signale, quand tout à coup mes veux s mt tombés, par pur hasard, sur une p/age de Théodore de Banville, où j'ai lu :

Et, cheveux dénoius, chantant la Marseillaise. '

J'ai compris alors que chanter la Marseillaise est, — dans les vers connue ailleurs. — une banalité, et je ne vous accuse certainement pas d'avoir volé ici Fauteur des Odes funambulesques, pas plus que je ne vous tiens compte «les hémistiches en regard ci-dessous :

VICTOR II! <:<> Fait voir plus elairemcnl la destinée humaine. -

FRECHET] i:

Pourquoi ? mais D'est-ce pas la destinée humaine. FRANÇOIS COPPÉE ttc l>;ir<]!i< | erduc entre le ciel et l'eau. '■' FRECHETTE Berce de] uis l'enfance entre le (riel >'t Veau.

i Les Occidentales, I2ième strophe du Sih 'tille.

I .--V Feuilles d\ ititomne, 32Îème vers de la poésie XI lème

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