‹ Le Laurier noirChapitre 29 sur 32 · STANCES A PARIS · texte numérisé non relu

STANCES A PARIS

O Paris, j'ai suivi, dans tes nuits sans lumière, Tes quais mystérieux,

Comme dans la douleur de ton visage austère Tu m'apparaissais mieux !

Dépouillé du plaisir qui couronnait tes rives, J'étais entre tes bras

Pareil à cet enfant qu'une mère attentive Toujours protégera.

no LE LAURIER NOIR

Quels cris contre ton ciel mais quel songe en ton ombre !

Silencieusement, Plus beau d'être plus nu, plus grand d'être plus sombre,

Ton cœur, ce noble amant,

Perçait l'obscurité des façades du Louvre.

Sur le lit des jardins Il répandait l'odeur dort les femmes se couvrent

Aux lueurs des matins.

Je l'entendais malgré cette promesse close Qui l'avait revêtu,

Il me disait : « L'hiver ensevelit les roses, Mais toujours la vertu

Du printemps ressuscite et les fleurs et les flammes.

La cendre que tu voies N'est que la serre oîi dort le cortège des âmes

Qui grelottent de froid.

Le soleil prend son tour aux saisons de la guerre.

S'il est encor couché C'est pour mieux rayonner lorsque sur notre terre

Il viendra se pencher ».

O Paris, j'ai suivi, dans tes nuits, ton courage,

Notre-Dame priait.

Et tes mains écartaient le sang de tes rivages

Quand je m'agenouillais.

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