que tOUt no va pas au gré de nos soir
h testament une fâcheuse clauso.
CRISPIN
t'.t dis-moi, mon enfant, quelle est-elle '
LISETTE
Il dispose,
De son argent comptant, quarante mille écus, Pour deux parents lointains et qu'il n'a jamais
[vus.
Des parents!. . . quels parents ? Conte-moi ça, ma
[fille.
L'un d'eux répond au nom d'Alexandre Chou-
| pille.
CRISPIN
Choupille .'... Un auvergnat?
Non. C'est un Bas-Normand, Gentilhomme, natif d'entre Falaise et Caen. L'autre est une baronne et veuve sans douaire, Qui dans le Maine fait, sa demeure ordinaire, Plaideuse s'il en fut, comme on m'a dit souvent, Qui de trente procès en perd vingt-cinq par an. Il faut, mon cher Crispin, tirer de ta cervelle, Comme d'un arsenal, quelque ruse nouvelle Qui déporte Géronte à leur faire ces legs.
CRISPIN
A-t-il vu quelque l'ois ces deux parents?
LISETTE
Jamais.
Il a su seulement par une lettre écrite Qu'ils viendraient à Paris pour lui faire visite.
Il suffit. J'ai mon plan. Jeté le promets bien, De la succession, ces parents n'auront rien. Oui, je veux que Géronte à ce point les haïsse Qu'ils soient déshérités, de plus qu'il les maudisse Eux et leurs descendants à perpétuité Et tous les rejetons de leur postérité!
(Il sort par la droite.