‹ Le légataire universel; opéra bouffe en trois actes, d'après Régnard. Poème de Jules Adenis et Lionel BonnemèreChapitre 67 sur 75 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

les mêmes, moins crispin

LISETTE refermant la porte sur Crispin qu'elle :t mis dehors).

Enfin il est dehors !

GERONTE

Ah! quel homme voilà !

LISETTE

Quel neveu vos parents vous ont-ils donné-là?

GÉRONTE

Ce n'est point mon neveu ! Ma sœur était trop

[sage.

Pour élever son fils dans un air si sauvage. C'est un fieffé brutal, un homme des plus lous !

Cependant, à le voir, il a quelqu'air de vous. Dans ces yeux, sur ses traits, un je ne sais quoi

[brille...

Enfin on s'aperçoit qu'il est de la famille.

GÉRONTE

Par ma foi, s'il en tient, il lui fait peu d'honneur. Ah ! le vilain parent!

LISETTE

Et vous auriez le cœur De laisser votre bien, une si belle somme, Vingt mille écus comptant, a ce beau gentilhomme '!

GÉRONTE

Moi ! lui laisser mon bien ? .l'aimerais mieux

[cent Ibis L'enterrer pour jamais !

LISETTE

Ma fui. je m'aperçois Que monsieur le neveu, si j'en crois mon présage, N'aura pas trop gagné d'avoir lait son \,. Et que le pauvre diable, arrivé d'aujourd'hui, Aurait beaucoup mieux fait de demeurer chez lui.

(.1 RONTE

si cVsi sur mon bien seul qu'il fonde sa cuisine Je puis bien t'assurer qu'il mourra de famine Et qu'il n'aura pas lieu de rire à mes dépens

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