HUMIDITÉ DE L’AT.MOSPHÈRE
kx température de l’air et avec son état de saturation. Je donnerai les chifTres de l’Observatoii'e de Genève, d’après les années 1849 à 1875.
Je présente le tableau de l’humidité absolue de l’air sous deux formes : en exprimant la tension de la vapeur d’eau par le nombre de millimètres de mercure dont l’état d’humidité de l’air élève la colonne barométrique; (') puis en traduisant ces chifl'res, ce qui sera plus facile à saisir, dans le nombre de grammes de vapeur d’eau que contient un mètre cube de l’air.
Tension de
Grammes de vapeur d'eau
la vapeur d’eau.
par d’air.
Décembre
.lanvier
Février
ilars
.ivril
liai
.Tuin
Juillet
AotU
Septembre
N 0 vembre
L’humidité relative de l’air s’exprime parla fraction de saturation, c’est-à-dire le rapport entre la quantité de vapeur d’eau que contient réellement l’air et celle qu’il contiendrait à la même température s’il était saturé. Elle est en moyenne à Genève (^) (1849-1875) :
Fraction de saturation.
Décembre
Janvier
hiver
Février
Mars
Avril
printemps .
Mai
Anne'e
Juin
J uillet
été
Aotlt
Septembre
Octobre
automne
Novembre
(*) E. Planlamour, II, 180.
P) E. Planlamour, II, 181.
CLIMATOLOGIE
Comme poui’ la température de l’air, l’humidité exprimée par les moyennes ne donne pas l’état réel des choses. D’un jour à l’autre, d’une heure à l’autre, l’humidité varie au-dessus et au-dessous de ces moyennes. Dans les jours froids, la quantité absolue de vapeur d’eau est ordinairement plus faible, mais sa quantité relative est plus forte que la moyenne, et vice-versa ; il en est de même dans les heures froides du cycle journalier. C’est ainsi que, au point de vue de la fraction de saturation, l’air est le plus humide entre 4 et 6 heures du matin, et le plus sec entre 2 et 4 heures du soir. Quant à la quantité absolue d’humidité de l’air, ses variations ont des allures plus compliquées : De novembre à janvier il y a un maximum au moment le plus chaud de la journée, un minimum au moment le plus froid. Mais dans les neuf autres mois, il y a un double minimum, l’un à l’heure la plus chaude, l’autre à l’heure la plus froide de la journée; le double maximum est aux heures intermédiaires.
Pour les détails de ces variations de l’humidité dans le cycle annuel et journalier, je renvoie le lecteur aux mémoires originaux de Plantamour. Je me contente de donner ici les valeurs extrêmes de ces variations. Les extrêmes dans l’état d’humidité de l’air ont été à Genève pendant la même période, (*) 1849-1875 :
Humidité absolue, maximum 20.34“'™ 29 août 1853
» minimum 1.05 15 avril 1875
Humidité relative, maximum, saturation fréquente.
» minimum 0.11 15 avril 1875.
D’une station à l’autre sur les bords du lac, les difl'érences ne sont pas bien considérables. On en jugera par le tableau suivant qui donne l’humidité relative en tant pour cent. Je le dois à l’obligeance de M. R. Bilhviller pour les stations de iMorges 1850-54 et 1864-66, de Lausanne 1874-86 et de Montreux 1864-77 et 1888-90. Je mets en regard les
chiffres de Genève 1849-75.
Genève
Marges
Lausanne
Montreux
décembre
janvier
février
mars
avril
mai
(*) E. Plantamour, II, 190.
LA VAPEUR d’eau A L’ÉTAT VÉSICULAIRE
Genève
Morges
Lausanne
Montreux
juin
juillet
août
septembre
octobre
novembre
printemps
été
automne
année
L’humidité la plus forte est à Lausanne en hiver et en automne (station élevée), à Morges au printemps et en été (voisinage du lac) ; la plus faible est à Montreux en hiver, au printemps et en automne (régime alpin), à Genève en été (climat continental).