‹ Le Léman, monographie limnologique (volume 2)Chapitre 21 sur 157 · ICI · texte numérisé non relu

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D'où nous obtenons la durée moyenne de la seiche entière de ^C) ^'.> minutes. Il est vi*ai que l'observation n» VIII de Vaucher nous donne des valeurs bien diirérentes, une durée moyenne de 8 minutes pour la seiche entière. Mais ces seiches appartiennent évidemment à un type tout différent; laissons-les de côté pour le moment. (Voir P^ étude, p. 280.) Nous verrons du reste que la durée réelle des seiches ordinaires de Genève est beaucoup plus grande que cette valeur de 2H i/-.> minutes, obtenue jmr quelques observations isolées de Vaucher; elle est en réalité de 7o minutes.

ture que celles du vent ; ce ne sont pas, comme les vagues du vent, des vagues d'oscillation progressive. Ce sont donc des vagues d'oscillation fixe. Ce sont des vagues de balancement, analogues à celles qui se développent dans une cuvette, dans une baignoire, dans un bassin quelconcfue dont l'eau est mise par un cboc en état de balancement pendulaire; l'eau s'élève à une extrémité du vase pendant qu'elle baisse à l'autre, et vice-versa.

Si ceLa est, les seiches de durée différente de Genève et de Morges doivent correspondre à un balancement dift'érent, ou oscillant suivant des axes différents du lac. J'ai supposé que les seiches à longue période de Genève seraient dues au balancement du lac suivant sa longueur, dans le sens Villeneuve-Genève et retour; rpie les seiches de Morges seraient dues au balancement du lac suivant sa largeur, de la côte suisse à la côte savoyarde, de Morges à Evian et retour.

Cette supposition, très simple, demandait à être développée et vérifiée.

Pour cela, j'ai cherché à étudier les vagues de balancement dans les conditions où je pouvais les obtenir, à savoii' dans le bassin fermé du port de Morges, et dans une auge à expérience.

Dans le port de Morges, bassin de 200'" environ de longueur, les vagues de balancement ont une durée de 22.5 secondes. ( ')

Dans une auge d'expérience, analogue à celle des frères Weber,

(') Penilatit riiiver de 1869 à 1870, les eaux du lac étant tort liasses, l'angle nord <lu port de Morges présentait une petite grève dont la pente était si peu inclinée que les moindres dénivellations de Teau s'y faisaient voir à merveille, le calme absolu du bassin fermé de toutes parts facilitant encore l'observation. .Te i-emarquai que fréquemment on pouvait y reconnaître des oscillations rythmiques de l'eau qui s'élevait et s'abaissait suivant une périodicité régulière. J'en mesurai la durée, et trouvai comme valeur moyenne, en secondes :

Date. Vent.

() janvier léger m orge t

7 — légère bise

■) mars —

12 — léger sudois

Durée moyenne générale, 22.5 secondes. Cette durée est tellement supérieure à

celle des plus grandes vagues du vent (4 à 5 secondes en tempête), qu'il n'y a pas

moyen que la nature en soit la même. Toutes les observations ont du reste été

faites par un vent assez faible pour que l'eau du port fût au calme presque parfait,

.Te n'ai pas liésité à reconnaître dans ces oscillations un mouvement de balance-

Noml

ire

Durée moyenne

i'ûsinllat

ions.

d'une oscillation.

IS

j'ai pu obtenir les vagaes de halanceineiit pour diverses profondeui's d'eau et pour ditlérentes longueurs du bassin. J'en ai tiré les lois de l'oscillation de j^alancement que je résumerai plus loin.

Les faits jusqu'alors recueillis me donnaient les résultats généraux suivants pour la durée en secondes de l'oscillation de l'eau : Oscillation de balancement dans une auge de

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