‹ Le Léman, monographie limnologique (volume 2)Chapitre 66 sur 157 · VOLUME DU LAC · texte numérisé non relu

VOLUME DU LAC

TEMPÉRATURE

368 millions

Au-dessous de l'isobathe 300'" entre 250™

Soit un volume total, au-dessous de l'isobathe de 100"^ de 36 496 millions de mèti'es cubes, ayant emmagasiné une quantité de 190 944 milliards de calories au-dessus de 0'\

Si nous mélangeons ces deux masses d'eau, nous obtenons une température moyenne de 5.59'^, soit 5.6°.

Par conséquent, par le fait seul de l'entrée de l'eau du Rhône et de sa descente dans les profondeurs du lac, pendant l'été de 1886, la température des couches profondes se serait réchauffée de 0,6», en passant de 5.0» à 5.6<3. Ce calcul nous montre que malgré son apparence paradoxale, la formule est exacte, qui dit : Le Rhône, fleuve glaciaire, réchauffe les couches profondes du Léman. Cette formule est exacte ; car c'est parce qu'il est fleuve glaciaire, que le Rhône est chargé de limon et amène en été ses grandes eaux qui sont plus lourdes que celles du lac. 11 réchauffe le lac parce que, alors même qu'il est un fleuve glaciaire, ses eaux d'été se sont assez réchauffées dans la traversée du Valais pour être plus chaudes que les eaux profondes du Léman, avec lesquelles elles vont se trouver en contact.

Une seule chose doit nous étonner, c'est la valeur considérable de l'élévation de tempéi'atui'e que nous indique ce calcul : 0.6" c'est beaucoup plus que le taux normal du réchauffement que nous ont montré les sondages thermométriques; ceux-ci nous ont donné pour l'élévation de température des couches profondes d'une année à l'autre 0.1, ou 0.2,. ou au plus 0.30. Il doit donc y avoir, pour contrebalancer le puissant réchauffement de la convection hydi'ostatique, une cause de refroidissement que nous avons jusqu'à pi'ésent négligée. Nous la trouveronsplus loin lorsque nous étudierons le refroidissement de la région littorale en hiver.

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