Le Léman, monographie limnologique
En terminant ce troisième volume de ma Monographie du Léman, je dois remercier mes collègues et amis MM. M. Bedot k Genève, H. Blanc à Lausanne, R. Chodat à Genève, Th. Studer à Berne, E. Wilczek à Lausanne, qui ont eu l'obligeance de reviser et corriger les épreuves de la partie biologique de mon livre; je remercie encore tous les collaborateurs dont on trouvera les noms dans ce volume qui depuis trente ans et plus ont étudié avec soin les êtres vivants de la population de notre lac.
Pour la partie historique et économique, j'ai dû m'appuver sur l'amitié et l'obligeance des spécialistes qui seuls pouvaient venir en aide à mon incompétence; MM. les archivistes d'Etat A. de Crousaz et A. Millioud à Lausanne, D' H. Tùrler à Berne, D'' Louis Dufour à Genève. Max Bruchet à Annecy m'ont largement ouvert les collections qu'ils dirigent et m'ont guidé dans mes recherches. Pour les Palafitteurs, je suis, hélas! le seul et dernier survivant de la génération qui en 1854, — il y a cinquante ans de cela, — a commencé l'étude de ce magnifique chapitre de l'histoire antéhistorique suisse; tous mes maîtres d'alors ont disparu. MM. Th. Studer à Berne et A. Schenk à Lausanne m'ont aidé à résumer les questions d'ethnographie ; pour les constructions navales M. l'ingénieur H. de Morsier à Genève, et M. A. Naef, archéologue cantonal à Lausanne; pour la pêche, MM. A. Perdrizet à Thonon, E. Covelle et H. Oltramare à Genève, E. Muret à Lausanne m'ont fourni des documents et des conseils. A eux et à tous les amis que j'ai mis à contribution pour des renseignements, détails historiques ou faits techniques, à tous ceux qui m'ont aidé de leur précieuse assistance, j'adresse ici l'expression de ma reconnaissance.
L'impression de mes trois volumes a duré très longtemps ; pendant des mois et des années les épreuves qui réclamaient les corrections obligeantes de mes amis ont circulé dans les cercles intéressés. Pour le cas où il en serait résulté quelque publication simultanée de faits ou d'idées qui pourraient avoir apparu entre temps chez d'autres auteurs, je dois donner ici les dates de la mise en train de l'impression et de la mise en vente de chaque volume. Du reste, la plupart des faits publiés dans la présente monographie avaient déjà été portés à la connaissance du public par mes publications antérieures.
Début de l'impression. Mise en librairie^
Volume I 2 février 1891 août 1892.
» II 2 février 1893 décembre 1894.
» III 1'"'' livraison janvier 1900 septembre 1901.
» 2e » V avril 1903 mai 1904.
Et maintenant, je dis adieu à mes lecteurs. S'ils ont trouvé dans les dix-neuf cents pages de ces trois lourds volumes la réponse à quelques-unes des questions que soulève l'étude de notre lac, mon but aura été atteint.
D'- F.-A. FoREL,
professeur à rUiiiversilé de Lausanne.
Morges, mai 1904.
Noms et termes locaux indigènes ou peu connus.
ABYSSAL, qui se rapporte aux abîmes, aux Lrrands fonds d'un lac ou de la mer.
Antenne, la vergue d'une voile latine.
Appoustis, coursives ou galeries latérales des galères et des barques du Léman.
Bacallas, les consoles qui portent les appoustis.
Beine, terrasse littorale immergée.
Berfoux, nom indigène du verveux, sorte de nasse.
Bise, vent du Nord-Est.
Brick, Brigantin. barques pontées de faible tonnage.
•CAMPAGNARDES (eaux), masses d'eaux stagnantes ou courantes dans le bassin d'alimentation, en dehors des eaux lacustres : rivières, marais, étangs, etc.
Carène, la quille d'une galère ou d'une barque du Léman.
climatique, pour climatologique (voir la note de la p. 296 t. II).
CoGHÉRE, barque marchande non pontée.
GossoN, poissonnier, revendeur de poisson.
•Crannoge, palalilte des marais de l'Irlande.
Gygnet, jeune cygne.
Drisse, les cordages qui supportent la vergue.
EscAUME, le crochet auquel on attache une rame.
EsTROP, la corde qui attache la rame sur l'escaume.
Etire, la perche ferrée qui sert à pousser la barque.
Fa VA, terme indigène qui désigne les grandes plantes phanérogames submergées du littoral.
Inlandsis, glacier en nappe, étendu sur le continent du Gronland. Itague, la grosse corde d'une drille.
K.tœkkenmœddixg, débris de la vie journalière devant les huttes j)réhistoriques du Danemark.
Limicole, qui habite le limon.
LiouETTE, petite nacelle de pècheui-.
Maille, la cordelle avec laquelle on tire une barque.
MiLLECANTON, MiLCANTON, fretin de Perche.
Mont, talus de la beine (v. T. I. p. 77.
Naue, barque de type primitif du Léman et des lacs suisses.
NuNATAK, îlot rocheux de l'inlandsis du Gn'inlaiid.
■ocuLÉ, muni d'yeux, en opposition à aveugle.
Omblière, lievi de fraie de l'Omble-clievalier.
Palafitte. ruine d'un village antique bâti sur le pilotis, dans le lac.
Palafitteurs, les habitants des palafittes.
Pierres vertes, roches serpentinoïdes, néphritoides, etc.
Plancton, l'iMisenible des organismes nageant et flottant dans la région pélagique.
'QuESTE, droit de pêche.
PiEBUSE, retour de froid au printemps.
SuBMERSE, plante qui est submergée.
Sudois, vent du Sud-Ouest.
Ténevière, haut-fond pierreux submergé, dans la beine.
Vaudaire, vent du Sud-Est, le P'ohn des Allemands.
ViVA, fretin de poisson-ljlanc.
(Pour les termes spéciaux de la pèche et de la navigation, voir l'index aliihabé- ■tique à la fin de ce volume).