PRIMATES
L'Homme, Homo sapiens L., n'est pas une espèce essentiellement aquatique; il ne le devient que par ses occupations professionnelles. Les métiers de pêcheur, de batelier, de lavandière, les exercices du bain, etc., amènent bon nombre d'hommes à une vie semi-lacustre, et en feraient presque une espèce erratique dans la faune du lac. Nous n'insistons pas sur cela.
D'une autre part l'industrie de l'Homme ie conduit à intervenir dans l'économie du lac ; il bâtit des ports et des quais, il endigue les affluents, il barre l'émissaire, il déverse dans le lac les produits de ses usines, les égouts de ses villes, les cendriers de ses bateaux à vapeur, etc. Toutes ces actions modifient les conditions physiques du lac et interviennent directement ou indirectement dans les faits biologiques de ses habitants. Il exerce plus que tout auti"e animal une action puissante sur la nature et les êtres qui l'entoui'ent. Sous ce rapport il doit être rangé dans la classe des espèces adventices de toute société biologique, et nous l'inscrirons dans la classe des espèces adventices de la faune du Léman.
C'est dans la race blanche, sous-race indo-germanique, variété gauloise, sous-variété helvétienne et allobroge. que nous devons
(1) Nous nous appuierons pour ce chapitre sur la Faune des Vertébrés de la Suisse, par le D'' V. Fatio de Genève, Genève 18(J9àl8'J9; cet excellent traité de faunistique est presque complet, il n'y manque plus, en 19U0, que la seconde livraison dee Oiseaux.