INTRODUCTION XXI
sion, sans le grand nombre de malheureux qui s'acharnent à l'obscurcir en élevant autour d'elle un nuage de poussière.
Mais, assez sur ce sujet, ami lecteur, j'ajouterai seulement, sans que personne nous entende, et sous le sceau du secret ce qui suit : puisque chaque siècle a eu ses questions brûlantes, le nôtre doit nécessairement avoir aussi les siennes. Une d'entre elles, la question des questions, la question majeure, si incandescente qu'on ne peut la toucher d'aucun côté sans en faire jaillir des étincelles, c'est la question du libéralisme.
<c Les dangers que court en ce temps la foi du « peuple chrétien sont nombreux », ont écrit récemment les doctes et vaillants prélats de la province de Burgos, « mais, disons-le, ils sont « tous renfermés dans un seul qui est leur grand « dominateur commun: le naturalisme... Qu'il <( s'intitule rationalisme, socialisme, révolution « ou libéralisme, par sa manière d'être et son <( essence même il sera toujours la négation fran- >< che ou artificieuse, mais radicale, de la foi <( chrétienne et par conséquent il importe de l'évi- « ter avec empressement et soin, autant qu'il im. <( porte de sauver les âmes. »
La question brûlante de notre siècle est officiellement formulée dans cette grave déclaration émanant d'une source parfaitement autorisée. Toutefois, il est vrai de dire que le grand Pie IX avait formulé cette question en cent documents divers, avec plus de clarté encore et une tout