Stuart Mill, Princ, d'écan. pol., t. UI, ch. vu, g
DU PRIX. 27g
Que, dans un temps et dans un lieu déterminés, la demande de la monnaie se compose de la totalité des choses qui se trouvent sur le marché; tandis que, réciproquement, Voffrede la monnaie se compose de la totalité des pièces de monnoie qui se trouvent en circulation sur ce marché-là *.
Plus grande est, sur ce marché-li, la quantité de marchandises, par rapport à la quantité de pièces de monnaie, plus vaut chaque pièce de monnaie, moins vaut chaque marchandise et vice versa.
€ La monnaie et les marchandises se recherchent pour être échangées ; elles sont réciproquement Toffre et la demande les unes des autres '. »
Ce serait se tromper, néanmoins, de penser qu'il existe, sur chaque marché, un nombre de pièces de monnaie précisément égal au nombre des objets à échanger. Chaque pièce de monnaie, en passant de main en main, peut opérer successivement un nombre indéterminé d'échanges, entre le premier et le dernier, c'est-à-dire, entre la première vente et la dernière. Si elle a suffi à dix échanges, elle a fait l'office de dix pièces de monnaie, et, sous ce rapport, elle équivaut à dix pièces de monnaie.