CREME
vénérien a fait ses preuves. C’est au cours de la gestation, et dès le début de la gestation et régulièrement que la femme doit être traités, c’est dès la naissance que le nourrisson doit être soumis au traitement. Bien conduit au cours de la grossesse le traitement anti-syphilitique permet d'obtenir des enfants vivants et curables issus de mères syphilitiques évidentes. M. lle Pr Couvelaire ayant eu un traitement en 1921, 73 femmes enceintes | syphilitiques, a obtenu 65 enfants vivants. Les 8 échecs correspondaient à des femmes n'ayant reçu qu'une série ou moins d’une série de piqüres, vues tardivement, venues irrégulièrement. Au contraire, si l’on attend pour commencer le traitement chez le nourrisson, l'apparition vers le 2° ou 3° mois de lésions viscérales nettes, Île traitement reste sans aucun effet et l’on perd les petits malades d’athrepsie ou d’hypothrepsie. Les moins touchés vivent quelques mois de plus mais finissent par succomber de méningite.
À côté de l'hérédo-syphilis 1l y a un facteur qui joue un rôle important dans la prématuration et la débilité congénitales. C’est le surmenage maternel. La femme qui continue à travailler les derniers mois de sa grossesse, surtout la femme qui a un travail dur, accouche souvent prématurément. On a d’autre part insisté sur la moins value pondérale des enfants nés dans ces conditions.
Nous ne reviendrons pas sur l'étude des troubles
digestifs et l'importance du dispensaire pour les préve-
| Listes V2 TA ES ET DE) Dee)
nir. Nous les avons englobés dans le chapitre de l’allaitement artificiel. Et nous nous arrêterons maintenant sur la lutte contre les maladies infectieuses. Il est évident que par ces conseils d'hygiène le dispensaire pourra éviter certaines contaminations encore que la promiscuité forcée par manque de pièces rend sa tâche difficile. Mais il est une affection qui fait ravage chez les tout petits et contre laquelle le dispensaire peut beaucoup : c’est la tuberculose. Il est évident que la question du virus filtrant pose des problèmes difficiles à résoudre avec les notions actuelles. Mais si avec MM. les professeurs Léon Bernard et Rist nous admettons qu’il n’y a pas d'hérédité tuberculeuse, ni d’hérédité de terrain favorisant le développement de l'affection, on conçoit l’importance que prend le dispensaire dans la lutte contre ce fléau de l’enfance. Le dispensaire infantile paï ses rapports avec les dispensaires anti-tuberculeux de son quartier, par un examen complet et général des femmes enceintes, l'enquête minutieuse de ses infirmières minutieuses, dépistera les tuberculoses en évolution qui menacent le petit être à naître permettra ainsi de protéger en le vaccinant par le B. C. G. en le séparant de son entourage contaminé. D'autant plus que l’on connaît actudllement la gravité des contaminations massives des nourrissons par la mère ayant fait à l’occasion de sa grossesse et de son accouchement une poussée évolutive. Voyons maintenant si dans Îles cas relatés nous pouvons avoir une idée de la contamination des enfants :
Il est incontestable que c'est la mère tuberculeuse avancée et morte d’ailleurs avant son enfant, qu’il a contaminé dans notre observation n° XXX. C’est encore la mère qu’il faut incriminer dans la mort de l'enfant n° XXXI. La contamination n'a pas été retrouvée pour l'enfant XXIX. C’est le père indifférent, insouciant qui n’a jamais voulu se faire suivre pour sa bronchite chronique, qui est responsable de la mort par bronchite du
petit malade n° XXXIII ?