TAUX DE MORTALITÉ DE L'ÉCOLE DE PUÉRICULTURE
1924 1925 1926 1927 Nombre d'inscrits ... 2.510 2.001 2.407 252 b Nombre de décès . ..… 64 53 70 43 Taux de mortalité :
HAE ans) OR 2 2 02 00 MI 70 ES (de 0 à J an) .... - 6 Go 3,42 4,4 % LES
Par contre les chiffres de mortalité infantile du dispensaire sont bien loin du chiffre de la mortalité générale infantile de l'enfance qui est de 8,9 %. Dès lors, en comparant notre taux à la mortalité totale, nous voyons que la mortalité des enfants surveillés n’est plus que de je 3,32,/8,9 égal c’est-à-dire au 1 //3 de la mortalité des enfants non surveillés,
Mais ce rendement déjà appréciable est encore bien au-dessous de l'idéal réalisable. Nous avons vu chemin faisant dans l'étude que nous avons faite, des facteurs de mortalité, même parmi Îles enfants surveillés combien il subsiste de causes évitables de décès. Il faut élargir l’action médico-sociale du dispensaire. Dans l'état actuel des choses, seules les mères qui désirent s’instruire, sont suivies et visitées à domicile, et pourtant les Insouciantes
Lédecns2es mt es os
LurS DES
bénéficieraient le plus de l’aide de la visiteuse. (Mile Mamette). Pour le moment le dispensaire essaye d’attirer ses dernières en leur donnant des layettes, des bons alimentaires de secours. Mais ces moyens sont insuffisants. Ce qu'il faudrait, c’est rendre ces consultations gratuites, obligatoires, et demander par une loi que tout enfant comme l’a si bien dit Mile Labeaume soit pourvue d’un carnet d'élevage.
D'autre part il faudrait pouvoir associer à la lutte contre l'ignorance une lutte beaucoup plus énergique contre la misère, élargir la portée de l'assistance sociale.
Les bons conseils des médecins, le dévouement in- Îlassable des infirmières visiteuses ne suffisent pas aux familles misèreuses ; ce qu'il faudrait c’est pouvoir améliorer leur condition d’existence : leur offrir une habitation saine, par la création partout de nombreuses cités ouvrières, permettre à la mère de famille de rester chez elle et de s'occuper de ses enfants.
Or, le taux des indemnités allouées 1,75 par jour (loi Strauss) plus 1,50 de prime d'allaitement est vraiment dérisoire. L'assistance sociale telle qu’elle est actuellement, est pratiquement inexistante. La loi offre à la femme le repos contre une allocation inutilisable, et la condamne ainsi à travailler. Tous les efforts des législateurs doivent tendre à améliorer cette situation, et pour sauver chaque année, des milliers de vies humaines permettre à la femme suivant l'expression heureuse de Liagneau « la nourrice payée de son enfant ».
CASA M EE SN ler ta LU : TR vire ï LE