‹ Le lieutenant général Delort, d'après ses archives et les archives duChapitre 16 sur 45 · ARMÉE DU RHIN LIBERTÉ. - ÉGALITÉ · texte numérisé non relu

ARMÉE DU RHIN LIBERTÉ. - ÉGALITÉ

Au quartier général de Berne, le 33 floréal an 8° de la République française une et indivisible (*).

Le général de division Moncey, lieutenant général

(I) Original. — (a) i3 mai i8oo. — (3) Original. — (4) i3 mai i8oo.

commandant VHelvétie, au chef d'escadron Delort, commandant le 1T rég^ de cavalerie, à SoJeiire,

J'ai reçu vos deux lettres, citoyen commandant. Un ordre daté de Basle que j'ai reçu du ministre de la guerre, le jour de votre départ, m'avait mis dans le cas d'arrêter votre régiment, jusqu'au passage de ce ministre a Berne, à son retour du quartier général de l'armée du Rhin. D'après l'état qui vient de m'être remis par le ministre, qui a passé cette nuit, votre régiment ne faisant pas partie de la cavalerie qui doit m'arriver (ce qui me paroissoit devoir être, puisque vous étiez encore sur les lieux), je m'empresse de vous envoyer ci-joint l'ordre de continuer votre route pour Tarmée et vous renvoie le petit détachement que j'avais conservé, vu que rien n'est plus nuisible à un corps que d'avoir sa troupe disséminée. J'aurais eu bien du plaisir, mon cher camarade, à faire la campagne avec vous et je vous témoigne tous mes regrets.

Je vous salue.

MONCEY

J'aurois désiré vous mettre en route demain, mais le détachement qui vous rejoint ayant besoin de ferrer ses chevaux, ce qui oblige au retard de 24 heures.

Moncey à Delort (^)

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