‹ Le lieutenant général Delort, d'après ses archives et les archives duChapitre 24 sur 45 · NATIONALE · texte numérisé non relu

NATIONALE

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Inspection générale.

Paris, ce i4 pluviôse an lo (*).

Le général Moncejy, i®"" inspecteur général de la gendarmerie nationale, au citoyen Delort, l'^^'cbef aescadron du 22^ régiment de cavalerie, à Mortara (Italie),

J'ai lu avec autant d'intérêt que de satisfaction, mon cher Delort, tout ce que vous me dites d'obligeant et d'amical, en votre nom et en celui du 22^ de cavalerie, par votre lettre du 4 nivôse (*), qui est restée jusqu'à ce jour sans réponse, étant parvenue à Paris dans l'intervalle de mon voyage kLjyon, où j'avais accompagné le Premier Consul. Tout ce qui dépendra de moi auprès du ministre de la guerre, pour accélérer l'accomplissement de vos désirs et faire valoir vos droits, vous pouvez y compter et disposer de mon empressement à faire les sollicitations que vous me désignerez devoir vous être utiles.

J'aurai du plaisir à voir votre frère et à saisir l'occasion de lui prouver combien je vous suis attaché.

Je vous salue, mon cher Delort, de bonne et franche amitié.

J'embrasse votre brave chef.

MONGEY.

(i) Original.

(2) 3 février 1802.

(3) a5 décembre 1801.

Moncey à Delort (*).

INSPECTION OÉNÉRALE

Gendlrmerie RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Paris, ce m germinal an lo (*).

Le général Moncey, V^ inspecteur général de la gendarmerie nationale, au citoyen Delort^ v^ chef d'escadron au 22* de cavalerie, à Noçarre.

J'ai reçu avec bien de la satisfaction, mon cher Delort, de vos nouvelles et les témoignages de souvenir amical du brave aQ%que vous voulez bien m'exprimer et auxquels je serai toujours fort sensible. Puisque vous croyez que je puis contribuer au succès du désir et du besoin qu a le corps de rentrer en France, pour se recruter, croyez que je me réunirai avec plaisir et empressement au général Kellermann^ pour que le Gouvernement vous accorde cette justice.

J'apprends avec intérêt l'avancement que vient d'obtenir le recommandable maréchal des logis chef qui m'est venu visiter à Paris; il n'en est pas de même de l'avis que vous me donnez de la réduction de moitié de la solde supplémentaire aux troupes et de la suppression d'indemnité aux officiers.

Je prends bien part à ce désagrément qui, sans doute, est une conséquence d'un système d'économie et de restauration, motif qui doit faire supporter sans murmure et avec sagesse cette privation que je prévoyais bien devoir, tôt ou tard, avoir heu. Le général Murât, qui se trouve à Paris et que le bien être des troupes touche vivement, ne manquera pas, d'après sa promesse, de faire apporter tous les adoucissements possibles à cette disposition; je chercherai l'occasion de Fen entretenir. Ce sera toujours un nouveau plaisir que me fera votre frère, quand il voudra me donner quelques instants et me parler des officiers du 22® que je vous prie d'assurer de mes sentiments d'estime et d'amitié.

Je vous salue d'attachement, mon cher Delort,

Moncey.

(ï) Original, (a) a avril i8oa.

Nomination au 2^ régiment de cuirassiers (*).

N* 5o54 LIBERTÉ. - ÉGALITÉ

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