‹ Le lieutenant général Delort, d'après ses archives et les archives duChapitre 26 sur 45 · BUREAU · texte numérisé non relu

BUREAU

des

Troupes à cn^al

Paris y le 22 brumaire an 12 de la République (').

Le ministre de la guerre au citoyen Delort, chef d'escadron à la suite du 2* régiment de cuirassiers.

Je vous annonce avec plaisir, citoyen, que le Premier Consul vous a nommé, par arrêté du de ce mois, major du 9* régiment de dragons et vous a donné par là une nouvelle preuve de sa confiance et de la satisfaction qu'il éprouve de vos services.

Vous vous rendrez sans délai à votre destination; le régiment où vous êtes nommé est à Compiès'ne. J'informe le commandant de ce corps de votre nomination et lui mande de vous faire recevoir aussitôt votre arrivée.

Je vous salue.

Berthier.

enlin sous les numéros ai et ai. s'est constamment distingcué par son instruction, sa tenue, sa discipline et sa subordination. La journée de Nervingue rappellera toujours le souvenir de votre valeur et de vos exploits militaires ; vous vous êtes concilié dans tous les cantonnements où vous avez séjourné, et au degré le plus éminent, l'estime, l'affection et la considération des habitants du pays ; la commune de Lendinara, dans la Polésine de Rovigo, vous en a offert un témoignage bien flatteur et bien authentique en vous décernant, pour prix de votre bonne conduite au milieu des désordres de la guerre, un drapeau aux couleurs nationales portant pour inscription ces mots : Discipline et gloire. Le ministre de la guerre vous a lelicités, au nom du gouvernement français, d'avoir mérité et obtenu cette marque distinguée, et peut-être unique, de l'amitié et de la bienveillance des peuples. Vous présentez en ce moment le spectacle de l'harmonie la plus parfaite et de l'union la plus intime L'amitié la plus tendre vous attache les uns aux autres, et votre dissolution devient pour tous les individus qui composent le régiment un événement bien pénible et bien affligeant. Original, imprimé.

(i) Original.

(a) 14 novembre i8o3.

Louis Bonaparte à Delort (*)

A Paris, le 29 brumaire an 12 (*).

Le général de brigade Louis Bonaparte au major Delort,

J'ai reçu, citoyen, la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m' écrire. J'apprends avec plaisir la justice que l'on vous a rendue, j'en suis d'autant plus flatté que votre nomination au 9® dragons, qui fait partie de la brigade que je commande, me procurera souvent l'occasion de me trouver avec vous.

J'ai l'honneur de vous saluer.

Louis Bonaparte.

Murât à Delort Ç).

Au gouvernement de Paris, le 5 ventôse an 12 de la République (*).

Le général en chef, gouverneur de Paris, au citoyen Delort, major au 9*= régiment de dragons à Compiègne.

Le Premier Consul a lu avec satisfaction et avec sensibilité, citoyen major, la lettre que vous m'avez adressée. L'expression de vos sentiments contre les ennemis de la France et de votre dévouement au chef de l'Etat est digne d'un officier d'autant plus attaché à son pays qu'il a pu le bien servir.

Je vous salue affectueusement.

J. Mur AT.

Au citoyen Delort, major du 9* régiment de dragons.

(i) Origrinal.— (2) ai novembre i8o3. — (5) Original. — (4) a5 février 1804.

xxxm

Louis Bonaparte à Delort (^).

A Paris, le 8 floréal an i3 (*).

Le général de division Louis Bonaparte au citoyen Delort, major au 9* régiment de dragons.

J'ai reçu, citoyen major, la lettre que vous m'avez fait ITionneur de m'écrire, j'ai reçu également les objets d'armement que vous m'avez envoyés, je vous en fais mes remerciements. Je serai fort aise de vous voir lorsque vous vous rendrez à Paris.

J'ai l'honneur de vous saluer.

Louis Bonaparte.

Moncej à Delort (').

Paris, 13 prairial an 12 (*).

Le maréchal de l'Empire Moncejy au major du 9* régiment de dragons.

Vos félicitations, mon cher Delort, à l'occasion de l'honneur que vient de me faire Sa Majesté Impériale, en me conférant le titre de maréchal de l'Empire, sont du nombre de celles qui me font le plus de plaisir. Je connais vos sentiments, et quand on apprécie comme vous le point d'honneur, on est flatté d'être complimenté par un officier qui parle d'après son cœur. C'est d'après le mien aussi, mon cher Delort^ que je vous embrasse affectueusement.

MONCEY

M. Delort à Versailles,

(I) Original. — (2) a8 avril 1804. — (3) Original. — (4) i" juin 1804.

Murât à Delort (*).

Au gouvernement de Paris, le 7 frimaire an i3 (*).

Le maréchal de l'Empire, gouverneur de Paris, A M. Delort, major du 9* régiment de dragons à Versailles.

J'ai reçu la lettre que vous m'avez adressée, Monsieur, le 3 frimaire. Je suis également sensible aux choses honnêtes que vous me dites et à la demande que vous me présentez en votre nom et au nom de Messieurs vos camarades. Je vous prie de vouloir bien leur exprimer mes remerciements et leur dire que ce sera avec bien du plaisir que je les verrai réunis auprès de moi le jour du couronnement de Sa Majesté.

J'ai l'honneur de vous saluer.

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