BREVET DE CAPITAINE
Détail des services. — Pour Jacques- Antoine- Adrien Delort, né le i6 novembre 1773, sous-lieutenant au 8* régiment d'infanterie le 16 juin 1792, adjoint aux adjudants généraux le i5 juin 1793.
Campagnes, actions, blessures.
Le conseil exécutif provisoire, établi en vertu de la loi du quinze août mil sept cent quatre-vingt-douze, l'an quatrième de la Liberté, prenant une entière confiance dans la valeur, bonne conduite, zèle et fidélité envers la patrie, dont a donné des preuves dans toutes les occasions le citoyen Jacques- Antoine- Adrien Delort^ l'a nommé à la place de capitaine de la compagnie vacante dans l'escadron du département de Seine- Inférieure, créé par le comité de salut public, le 3' aoust dernier (vieux stile), à dater du 28 dudit mois, pour en faire les fonctions, sous l'autorité du conseil exécutif provisoire et sous les ordres des officiers généraux employés auprès des troupes. Mande et ordonne le conseil exécutif provisoire au chef d'escadron Delmothe et en son absence à l'officier qui commande ledit escadron, de le recevoir et faire reconnoître en ladite qualité de tous les officiers, sous-officiers et cavaliers de ladite compagnie. Donné à Paris (vieux stile), le vingt-unième jour du mois de décembre mil sept
(i) Original; parchemin.
^^^% /irMtr^'TÎniM'tmz^, Tan 'ipaxirme «i^- la Rri<4iblïqiie îr%t\f'i%i^té', nnf 0^ uuUM^ûfi^ H le premier jour de nîvos f^rr^ r^fU ïtlif-^ï ne,
Z^ conseil exéeuUf provisoire,
Sat.
Z^ ministre de la guerre.
J. BoucHom.
Iai Société populaire (T Arbois au capitaine DelortÇ)
Arhoi%,ht r5 Honral or iinnée de l'ère répiiMicaiiie(*).
I^ mfiiîM' populaire et républicaine de la commone
i\ Arhoi»
Au iîiUiyen D(*lort, capitaine de cavalerie.
NouH né pouvouH fexprimer, cher concitoyen, toute la joie ((u'a r^'fpandu dan» nos cœurs la copie de la lettre du y^{*uh*i\\ en chef de Tarmée des Alpes que tu nous as fait [parvenir, KUe nous a appris que nos braves défenseurs iravaii^it phis qu*un pas a faire pour planter Tarbre de la Iwiberlé dans le Piémont et nous avons la juste confiance (|ue ce pas est franchi au moment où nous t'écrivons. Nos intrépiaes H('*j)ublicains ne connaissent point d'obstacles lorH(|u*il H*aj(it d'allennir la liberté; non seulement ils nouH ruHHureront, mais ils en feront encore jouir nos voi- HJnH et bieiiUH toute V Europe ne fera plus qu'un peuple de frères. Tout nous l'assure. Courage, cher concitoyen, tu es le dij^ne émule de Pichegru; comme lui tu moissonneniH des lauriers dont les rameaux s'étendront jusque sur lu patrie.
(îoutinue.nous t'en conjurons, à nous instruire des succès <le nos armes; rien ne peut nous être plus agréable. Tu njouleras intlniment à ta reconnaissance que nous te devons.
N'iv<^ lu llépublique!
S(dut et fraternité !
Iai société populaire et républicaine d' Arbois, (îrYON, président; Benoist, secrétaire.
K\\ Aivhlvos «dmlnlstrrtllvos du minist^^e de la guerre. Copie certifiée pur le K''Mit'»rrtl Oub\ot.
\^\ » mut i;\)(.
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Le général Oiibxet^ commandant à Lyon, recommande le citoyen Delort au comité de salut public (*).