‹ Le lièvre; poemeChapitre 12 sur 29 · XII NOTICE · texte numérisé non relu

XII NOTICE

curieux détails suivants : « Jean de Bouffiers, seigneur de Kouverel » , — dit le célèbre jurisconsulte et historien du XVl^ siècle *, — fut un miracle de nature, en ce que n'ayant eu autre eschole que la maison de son père, avec un maistre tel quel il se rendit néantmoins capable d'entendre et de composer tant en prose quen vers latins 3 ; puis, se mettant de soy mesme aux mathématiques et à la théologie, se rendit capable d'en conférer avec les plus versez, et, pour s'y

on trouve ce passage intéressant à signaler : c Bien que le liepyre soit recongnu pour la plus peureuse beste de toutes les autres, si est ce qu'il symbolise avec le superbe lion en ceste manière de dormir. Nature, comme je croy, Payant doué de telle propriété à celle fin qu'en reposant à son giste il apperçoyve tant plus aisément les veneurs et les chiens qui sont tousjours à Ferre pour le surprendre et tourmenter, soit aux bois, soit aux plaines. Du naturel de cest animal est venu le proverbe latin Leparinus somnus, « sommeil de lièvre • , qui se practique, quand l'on veut remembrer celuy qui semble veiller encore qu'il soit sssopy du sommeil. »

I. Jean de Boufflers, troisième fils d'Adrien l^^ de Bouf- ^ fiers et de Louise d'Otron, tige dé la branche des fioui&ers de Rouverel, ne prit le titre de seigneur de Rouverel et de Quigy qu'après un partage fait, le 6 juillet i585, avec son frère Adrien II, de la succession de leur père. (La Chesnaye- Desbois, Dict. dt la NobUsse, art. Bouffiers,)

3. Mémoires des pays, villes, comté et comtes de Beauvais, évesché et évtsques, pairie » commune et personnes de renom de Beauvais et Beauvaisis, Paris, Thiboust, 1617, p. 284 et suiv.

3. A la fin des Plaisirs de la vie rustique et solitaire^ de Claude Binet, on trouve, en effet, une longue pièce de vers latins adressée à l'auteur par Jean de Boujfiers.

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