‹ Le lièvre; poemeChapitre 25 sur 29 · AU PEUPLE DE BEAUVOIS · texte numérisé non relu

AU PEUPLE DE BEAUVOIS

Le Lièvre oulin mon gré s'est produit en lumière. J'empeschois, obstiné, sa trop viste carrière. Croyant que, s'il tomboit ^ mains des mocquereaux^ Qu'ils le dechireroint en cent mille morceaux : Mes fidèles amis luy ont ouvert la porte.

Maintenant il s'en court où son dessein le porte ; Mais, peuple, il ne m'en chault, pourveuque sans venin Tu dardilles sur luy ton ail doux et bénin :

Ce sera Veguillon, qu'en la saincte escriture Fera guinder mon vol, pour donner nourriture De pain spirituel à tes fils et nepveux.

Leur traçant un chemin pour arriver aux deux.

ACROSTICHES FEMININS

A MONSIEUR DE BULLANDRE

Sortez, Muses, sortez, sortez, trouppe sacrée. Il faut abandonner la jumelle terrace, Misérable terrace, où le Turc vous menace.

Où le More barbare a planté son trophée.

Nous avons à Beauvois la maison d'un Orphée, Bastie au plus haut lieu comme un nouveau Parnasse Venez y habiter, prenez là vostre place.

Les fourriers d'Apollon desja vous l'ont marquée,

L'Orphée dont je parle est vostre fils Bullandre, A qui ses doux accents font son haut los espandre Non borné de la Seine y ains du large univers.

De laurier il est ceinct, son accorte science Kespand de son gosier un fleuve d'éloquence.

En cédant à personne, ou en prose ou en vers,

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