AU PEUPLE DE BEAUVOIS
Le Lièvre oulin mon gré s'est produit en lumière. J'empeschois, obstiné, sa trop viste carrière. Croyant que, s'il tomboit ^ mains des mocquereaux^ Qu'ils le dechireroint en cent mille morceaux : Mes fidèles amis luy ont ouvert la porte.
Maintenant il s'en court où son dessein le porte ; Mais, peuple, il ne m'en chault, pourveuque sans venin Tu dardilles sur luy ton ail doux et bénin :
Ce sera Veguillon, qu'en la saincte escriture Fera guinder mon vol, pour donner nourriture De pain spirituel à tes fils et nepveux.
Leur traçant un chemin pour arriver aux deux.
ACROSTICHES FEMININS
A MONSIEUR DE BULLANDRE
Sortez, Muses, sortez, sortez, trouppe sacrée. Il faut abandonner la jumelle terrace, Misérable terrace, où le Turc vous menace.
Où le More barbare a planté son trophée.
Nous avons à Beauvois la maison d'un Orphée, Bastie au plus haut lieu comme un nouveau Parnasse Venez y habiter, prenez là vostre place.
Les fourriers d'Apollon desja vous l'ont marquée,
L'Orphée dont je parle est vostre fils Bullandre, A qui ses doux accents font son haut los espandre Non borné de la Seine y ains du large univers.
De laurier il est ceinct, son accorte science Kespand de son gosier un fleuve d'éloquence.
En cédant à personne, ou en prose ou en vers,