ACTE 1, SCÈNE Xll
MORIEUX.
Et qui restera sans imitation. Sara, la folle Sara, est à la tète de ses protectrices,
MAUDUIT
Bonne fille !
MORIEÜX.
Que je te dise : Cette après-midi, en venant, ma voiture s’est croisée avec la sienne sur les boulevards, a Où vas-tu? m’a-t-elle dit.
— Je vais chez Mauduit. — Il est donc retrouvé ? où demeure-t-il ?
— A Juvisy, dans son château. — Eh bien! dis-lui que j’irai aussi ce soir souper chez lui avec Prosper et deux de mes amies.
MAUDUIT
Je la reconnais bien là 1... Trois minutes après elle Dépensait plus à moi, j’en suis sûr.
MOBIEUX.
Elle a toujours eu pour toi une vive affection...
MAUDUIT
Que d’extravagances n’avons-nous pas faites ensemble ? Est-elle sage maintenant ?
MORIEUX.
Oui... elle veut se faire épouser par un vieux marquis de Haut- Coudray, et tu comprends que devant le monde... Mais dans le petit ce nvté elle est toujours amusante au possible.