SCÈNE XVIII
les mêmes, MISTRAL, MAUDUIT , en commandant de dragons , mais dans un uniforme visiblement trop étroit. — Il passe devant la table et va regagner sa place. — Mistral le suit en le brossant.
tous, se levant.
Ah! bravo! très-bien!
SARA-
Superbe!
PAILLETTE
Éblouissant ! (Tout le monde se rassied.)
SARA
Maintenant, pour que l’illusion soit complété , chante-nous , Commandant, ta chanson de régiment... ta chanson favorite.
MAUDUIT
Jamais je ne pourrai me souvenir...
Tu pourras!...
' MOUCHERON
Faut-il nous mettre à vos genoux, général?
PAILLETTE
A vos pieds, mon empereur!
* Mistral, Moucheron, Morieux, Sara, Mauduit, Paillette, Prosper.
MAUDUIT
Songez qu’elle a quatorze couplets, et qu’elle est très-libre,
PROSPKR.
Et qu'on boit à chaque couplet.
saba, gu» a allumé une cigarette.
Tu n’en chanteras que trois.
Les plus libres I
prosper.
MAUDUIT
Voyons. — Les vicissitudes d'un dragon perdu pendant trois jours dans le bois de Boulogne avec la femme de son sous-lieutenant.
Air : de 31. J. Nargeot.
Un sous-lieutenant accablé de besogne, Laissa sa femme un jour emboîter 1’ pas,,, Eli' partit seul’ pour le bois de Boulogne, En emportant un dragon sous son bras!
Piano. Drinn! Drinn ! Drinn!
CHŒUR
Drinn! drinn ^drinn!
MAUDUIT
Deuxième couplet.
D’un’ teil’ confianc’ le dragon était digne :
Pendant trois jours il fut très-empressé.
Y en a qui dis’nt qu’ils pêchaient à la ligne,’,.
Moi, je soutiens au ils ont herborisé.
Piano. Drinn! arinn ! drinn !
CHŒUR
Drinn! drinn, drinn!
MAUDUIT
Troisième couplet.
Le sous-lieut’nant, le désespoir dans l’âme,
Au bois d' Boulogne accourut tout inquiet...
Mais l’ malheureux, quand il r’trouva sa femme,
Fut parfait’ment convaincu qu’il était..'.
'Piano. Drinn ! drinn! drinn !
CHŒUR
Drinn ! drinn ! drinn! etc.
La première partie du chœur te chante piano, et la seconde fortissimo en frappant avec un couteau sur les verres.