INDICE DE RÉFRACTION DU LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN
Cette mesure est extrémemenl facile à faire par l’appareil de Ferdinand Jean ou celui de Zeiss. Le liquide centrifugé est introduit dans l’appareil et une simple lecture donne le degré de réfraction à une température donnée. Nous poursuivrons sur ce point des recherches avec le professeur Ville (1911).
Déterminations chimiques.
A. — DOSAGES GLOBAUX.
ALCALINITÉ.
Bien qu’au sens absolu (méthode électrique), le liquide céphalo-rachidien, comme le sérum et la plupart des humeurs, soit neutre (il l’est également vis-à-vis de la phtaléine à froid), on lui décrit une alcalinité.
Celle-ci, constituée par une partie plus ou moins grande des bases salifiées par des acides faibles ou volatils (CO'2), se définit par la méthode même qui sert à la déterminer.
Alcalinité à la phtaléine à chaud ou au tournesol à froid.
Alcalis des carbonates, bicarbonates, et du troisième OH des phosphates.
Phtaléine. — Cinq centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien sont portés à l’ébullition avec un peu d’eau et 5 cc. d alcide sulfurique n 10. Après quelques instants* d’ébullition, on titre l'acide restant par une solution de soude n/10 en présence d’une goutte ou deux de phtaléine (solution 1 p. 100 dans l’alcool à 50°). N étant le chiffre lu à la burette (5 — n) X 0,80 représente en grammes par litre l’alcalinité exprimée en NaOH.
Tournesol. — Quelques auteurs ont employé le tournesol comme indicateur; on opère alors à froid, versant directement un acide fort (acide tartrique : Cavazzani ; acide chlorhydrique : de Buck) dans un volume déterminé de liquide céphalo-rachidien. Les chiffres obtenus sont plus forts que les précédents, le phosphate disodique étant alcalin au tournesol ainsi qu’un certain nombre de sels organiques dont les acides n’agissent que médiocrement sur lui.
ACALINITÉS, EXTRAIT, CENDRES
Pour ces raisons, les chiffres obtenus avec la phtaléine ont une signification mieux définie, moins équivoque que ceux fournis parle tournesol ; toutes mes alcalinités ont été faites à la phtaléine.
EXTRAIT SEC (Substances fixes totales).
Quatre centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien, exactement mesurés, sont introduits dans une capsule de platine à fond rond de 6 centimètres de diamètre. La capsule et son contenu sont portés au bain-marie bouillant jusqu’à poids constant, ce qui est obtenu en 20 à 30 minutes. Le chiffre trouvé multplié par 250 donne en grammes par litre l’extrait sec cherché.
CENDRES (Substances minérales totales).
L’extrait sec obtenu ci-dessus, incinéré au voisinage du rouge, fournit les cendres correspondant à la prise d’essai.
Le chiffre par litre s’obtient en multipliant le poids trouvé par 250. Avant d’effectuer les pesées successives de la capsule et de son contenu, avoir soin de bien essuyer cette dernière et de la laisser complètement refroidir au dessiccateur à acide sulfurique.
Le poids des cendres obtenu est exact lorsqu’il s’agit d’un liquide peu albumineux, d’une incinération facile.
Dans le cas contraire, la surchaulîe nécessaire pour brider complètement le charbon peut entraîner des pertes assez notables de KCl. Une correction est alors nécessaire. La perte en chlorure des cendres est calculée en chlorure de potassium dont on ajoute le poids aux cendres.
En pratique, les différences ne sont jamais grandes et je n’ai pas effectué cette correction dans la plupart de mes analyses.
ALCALINITÉ DES CENDRES.
Totalité des alcalis du liquide céphalo-rachidien. Alcalis des carbonates, bicarbonates ; de tous les acides organiques et de la troisième basicité des phosphates.
Pour déterminer l’alcalinité des cendres, reprendre les cendres par 10 cc. d’acide sulfurique n/l(î, porter à l’ébullition et verser une solution de soude n/10 jusqu’à virage de la phtaléine préalablement ajoutée au liquide.
N étant le chiffre lu à la burette, la différence (10 — n) donne par simple lecture en grammes l’alcalinité totale exprimée en NaOH par litre. Cette différence multipliée par 1,40 exprime l’alcalinité en CO^Na'^.