MARGE L
Non pas! c’est toi, tu es aveugle; l’oncle...
JULIEN
Ahl de quoi me parles-tu? Il s’agit bien...
MARCEL
Il s’agit de çâ avant tout. Sois aimé de la marquise pour hériter; hérite poilr épouser la marquise!
JULIEN
La marquise est au-dessus...
M ARC E L
De toute cupidité, je le sais; mais le monde, qui la condamnerait si elle épousait un pauvre peintre, l’absoudra si elle épouse un honnête millionnaire. Et toi-même, oserais-tu accepter si main, si lu n’avais que privation et misère à lui offrir? Non, va, les mariages d’amour sont une belle chose, je n’en disconviens pas : j’aime ma femme, je travaille, elle épargne, ça nous occupe et nous lie..3Iais, quand on est l’époux d’une marquise, il faut pouvoir la dispenser de l’économie, qui serait pour elle un sup- ^ plice et une honte. Il faut l’entourer de bien-être et de dignité, il faut être riche, c’est moi qui te le dis,^et tu es riche, j’en réponds. Avant trois jours, l’oncle et moi ferons si bien, que la marquise écoulera les propositions qu’elle a rejetées ce matin.