XXTI VISIONS DU CIEL
N OMBREUSES furent les visites que À le Ciel fit à l'humble Marguerite.
Les relations de quelques-unes nous ont été conservées par ses historiens qui furent ses confesseurs ét à qui, par obéissance ou par prudence, elle dut les révéler. Combien d'autres restèrent le secret de la Pénitente. |
Nous en avons rapporté déjà plusieurs et le charme et la force de cet humble écrit ressortent surtout de ces leçons divines que le Seigneur Dieu veut bien nous donner par l'intermédiaire de Margucrite.
Notre Seigneur apparut plusieurs fois à sa servante sous les traits de son enfance, au sein d'une clarté surnaturelle, il lui découvrit son visage plein de grâce, Son cœur divin, cette beauté infinie qui réjouit le Ciel. Plus d'une fois, elle put reposer sa tête sur la poitrine de Jésus. Si le lecteur tenté de s'étonner d'une telle abondance de grâces accor-
dées à une pauvre pécheresse à peine
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convertie, au'il se souvienne de l'Infinie
Dicu.
miséricorde de
Notre Seigneur lui
recommanda de culte du glorieux St Joseph.
me plaira que tu rendes tous les jours un hommage spécial de louanges au bienheureux et virginal St Joseph, mon très généreux nourricier, Tu k feras en t'entretenant de cette pensée : ‘* Bienheureux les cœurs purs, parce qu'ils verront Dieu."
Dans une autre circonstance elle entendit N. S,. Jui dire :
‘Ma fille, pour mon amour tu t'es dévouée à la louange de tous mes Saints.
En échange je leur ai accordé la faveur de te faire part des vertus et des dons qui ornent chacun d'eux et les distinguent les uns des autres. Outre ce tribut de louanges continuelles que tu ne cesses d'offrir à ma divinité, à mon humanité samte et à la Vierge Mère enrichie de si grandes grâces, tu te plais à honorer encore le Bx St François, ton Père. Ne crains pas d'er agir ainsi, et continue, comme par le passé, à invoquer ton bienheureux Père, après ma Mére et avant tous les autres saints; je me complais à te Voir agir de la sorte vis-ä-vis de mon serviteur qui intercède Pour ton salut avec une vive sollicitude. Ne cesse donc
S de lui accorder, après le culte que tu
dois à la Vierge Mère, le premier rang
dans tes prières et dans tes louanges.”
Marguerite était insatiable de ces
visites pourtant fréquentes que sus lui faisait, et rien de plus touchant que d'entendre les doux reproches qu'ils se font l'un à l’autre. Jésus trouve que Marguerite n'est jamais satisfaite, qu'elle veut
de la terre faire le ciel, qu'elle ne veut que les douceurs du Thabor. Marguerite trouve que Jésus ne vient pas assez SOUuvent, qu'il la délaisse, qu'il ne reste pas assez longtemps.
Après l'une de ces visions, Jésus avai de se retirer veut la bénir comme de cou-
tume :
‘“ Seigneur, je ne désire pas votre
bénédiction, retardez-la un peu, et ne partez pas.” Et se tournant vers Marie :
“ Gracieuse Mère ct Souveraine,
priez donc votre Fils et dites-lui de ne
pas me soustraire la vue de sa félicité, car je ne veux point sortir de cette très joyeuse vision. Et s'il n'écoute pas cette demande, dites-lui, du moins, qu'il me promette de revenir, qu'il me donne l’as-
surance de goûter encore cette délicieuse
consolation.”