LE TIERS-ORDRE
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É par l'inspiration et l’expresse volonté de Dieu que Marguerite entra dans le Tiers-Ordre de Saint Fran-
çcois dont elle devait être la Madeleine.
Dieu voulait que sa servante appré-
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ciât hautement cette faveur, aussi plusieurs fois lui rappela-t-il le hienfait de sa vocation dans le Tiers-Ordre de la Pénitence. Margucrite fut vraiment reconnaissante à Dieu; elle aima le Tiers-Ordre, le propagea, et, du haut du ciel, elle le protège encore,
Dieu lui-même nous révèle les sentiments qui animaient le cœur de Marguerite demandant l'Habit du Tiers-Ordre :
‘* Souviens-toi que le feu de l’amour te transforma tellement en moi que tu demandas avec larmes au Gardien des Frères-Mineurs de Cortone l'Habit des Frères de la Pénitence pour être plus près de moi et plus éloigné du siècle.
Ce fut avec larmes, prières et instances que souvent tu le demandas.”?
A genoux aux pieds de la noble dame elle avait autrefois
Manentessa dont
méprisé les bons conseils, la Pénitente lui demanda pardon de $ses scandales.
Touchce jusqu'aux larmes de cet acte
de solennelle réparation, non contente
d'assurer à Ja Pauvre pécheresse que
tout le monle lui pardonnait, elle l'em-
mena dans sa Propre maison, Là, Marguerite, voulant réparer plus entièrement les mauvais exemples de sa vie, se mit à faire, devant cette dame
Ordre de Saint
, l'éloge du Tiers- Francois. Manentessa
l'écouta attentivement avec cdification, et
lui promit de la suivre bientôt sous les
livrées de la pénitence.
Le Seigneur qui presse les Âmes d'entrer dans le Tiers-Ordre de la Pénitence, ne veut cependant pas
qu'on les y admette sans dis ernement.
Dis, ma fille, aux lFrères-Mineurs,
qu'ils ne doivent pas donner l'habit dont ils ont revêtu tes épaules à ceux qui ne voudraient pas vivre sous leur direction
ct selon leur doi trine, et qu'avant de les
en revêtir, ils s'informent ave diligence de leur condition, di leur état, de I ur
âge et de leur « apa ité, ”?