II).. O/i rit., p
."». Chaque femelle pond une soixantaine d'oeufs environ: et comme la plupart du temps cette espèce vit dans «les milieux artificiellement chauffés et d'une température de !•• à 20 degrés, elle continue à se développer pendant les mois d'hiver, et produit quatre pontes par an. ce qui, pour une seule vrillette femelle et en une seule année.
feuillets, en choisissait les endroits les plus favorables à l'évolution de leur postérité, comme, par exemple, une fissure étroite, une érafiure, l'abri offert par une feuille de garde imparfaitement collée sur ses bords. Aussitôt qu'elles sont écloses, ce qui arrive au bout de cinq à six jours en été, les jeunes larves pénètrent dans l'intérieur du livre en suivanl toutes les directions où elles rencontrent de la colle de pâte: leurs galeries s'agrandissent à mesure que leur taille s'accroît. Petit à petit leurs mandibules deviennent suffisamment fortes pour attaquer la reliure: elles y pénètrent et y vivent un temps plus ou moins long en se nourrissant de la substance même du carton, du cuir ou du bois. Lorsque ces larves sont sur le point de se transformer en nymphes, elles se rapprochent de la surface extérieure, et la seule étendue libre qui leur soit laissée, lorsque les livres sont rangés côte à côte sur les rayons d'une bibliothèque, est la surface dorsale.
« Les larves se confectionnent alors, tout près de cettr surface libre, une petite chambre un peu plus large que les galeries ordinaires et tapissée à l'inlé-
donne l'énorme chiffre de 1 620 000 individus. (En supposant qu'il y ait la moitié de femelles à chaque génération, nous avons : lrp génération : 50 femelles; 2e génération : 50X-50 = 000 femelles ; — 5e génération : 000 x 50 = 27 000 femelles ; — 4e génération : 27 000x50 = 810000 femelles; soit, en supposant un nombre égal de mâles. 810 000 x 2 = 1 020 000 individus.) (Cf. Houlceut, op. rit., p. 58.)
rieur de quelques fils de soie; c'est dans cette chambre étroite que la petite larve se transforme en nymphe. L'insecte parfait éclôt au bout de quinze à vingt jours, et, pour devenir libre, n'a qu'à percer, avec ses mandibules, la mince pellicule qui le sépare du dehors; alors il s'envole, si la température est favorable.
« Les trous circulaires que l'on voit quelquefois en si grand nombre sur le dos des vieux livres reliés sont donc des trous de sortie et non des trous de pénétration.
« Ces trous peuvent évidemment, dans la suite, servir à de nouvelles pontes, les femelles trouvant là un abri tout préparé pour leur postérité; mais la première invasion, c'est là un point important à retenir, se fait par des larves nées à la surface même des reliures, et qui pénètrent dans les volumes par des trous absolument imperceptibles l. »
La vrillette, grâce à la force de ses mandibules, peut aisément traverser plusieurs volumes rangés d'affilée ; Gabriel Peignot a trouvé jusqu'à vingtsept volumes percés en ligne droite par une même larve2. L'épaisseur des couvertures, qu'elles soient en carton ou en bois, n'est nullement un obstacle à ces dégâts; au contraire, on a remarqué que les livres brochés sont moins fréquemment atteints