Tome II. pages 292 et s. (Les femmes et les livres
Comme correctif à ce qu'ont dit des femmes et de leur antipathie si fréquente pour les livres, — les bons «>t vrais livres, — MM. Octave Uzanne, Paul Eudel, li.-ll. Gausseron, Porel, le bibliophile Jacob, Alkan aîné, René Vallery-Radot, etc., une de mes lectrices (Madame M.-M.-M.) m'a fait l'honneur de m'adresser les lignes suivantes, empreintes de justesse et de bon sens :
• ... Il se peut que les femmes n'aiment ni ne respectent les livres. Est-ce seulement de leur faute? Apprit-on jamais à l'enfant à aimer son livre, à le soigner ? C'est à l'école, dès le premier jour, qu'il en faudrait donner l'habitude, et plus tard l'homme aurait l'amour et le respect du livre. Initiée, la femme ne verrait dans le livre qu'un ami, et cela créerait une génération non de bibliophiles, ce qui est un peu effrayant au premier abord, mais de lectrices et de « conservatrices ». Alors les cheveux blancs pourraient impunément survenir; l'isolement, l'ennui seraient hôtes inconnus à la plupart d'entre nous.... »