‹ Le livre (volume 2)Chapitre 222 sur 322 · Tome II, page 290, note 5. (Les femmes et les livres · texte numérisé non relu

Tome II, page 290, note 5. (Les femmes et les livres

II convient de rappeler, comme... exemples de femmes bibliophiles, les noms dlsabeau de Bavière, d'Anne de Bretagne....

En tête des femmes bibliophiles mentionnées dans cette note, ajouter les noms de Marguerite de Flandre et de Yolande de France.

Marguerite de Flandre (1550-1405). comtesse de Flan dre et duchesse de Bourgogne, épouse du duc de Bour gogne Philippe le Hardi, « ... partageait les nobles goûts de son époux, avait sa bibliothèque à part, où les Belles-Lettres comptaient 54 volumes, dont 50 romans: la Théologie, 45; les Sciences et Arts, 26; l'Histoire et la Jurisprudence, chacune 6 ». (Gustave Mouravit. le Lier, et la Petite Bibliothèque d'amateur, p. 415.)

Yolande de France (1454-1478), fille de Charles Vil, sœur de Louis XI, femme d'Amédée IX, duc de Savoie, enlevée par Charles le Téméraire après la défaite de Morat, était grande amie des livres, du luxe et des arts. Elle « faisait venir ses robes de Paris ». et avait en quelque sorte à ses gages un orfèvre et un enlumineur de missels. Les livres de sa bibliothèque, contenus dans trois coffres qui la suivaient partout, sont dignes d'une âme qui ne craignait pas « de se blesser aux épines de la vie pour leur dérober une Heur », comme disait si joliment le rimeur Marquet. On voyait, dans cette bibliothèque, les Epîtres de Sénèque, les Tuscv lanes de Cicéron, Valère Maxime, Dante, saint Bernard, le Vieil Digeste, la Consolation de Boèce, les Chroniqw de Savoie, le livre de la Belle Hélène, les Cent Nouvelles en toscan, quatre Bibles, et quantité de missels à miniatures. (Cf. Commines, Mémoires, p. 760; édit* Chante-

lauze; Paris, Didot, 1881 ; — et le Magasin pittoresque, avril 1869, p. 111.)

Voici, en outre, quelques détails sur Isabeau de Bavière bibliophile: « La trop fameuse Isabeau de Bavière [1571- 1455]... ne se séparait point de ses livres en voyage, et en avait un tel souci que, dans l'espace de deux ans, nous voyons portés généreusement sur ses comptes, à deux reprises différentes, les frais d'un « coffre fermant à « clef pour transporter ses livres et romans ». (Cf. Gustave Mouravit, op. cit., p. 578.) « Isabeau de Bavière fit mettre un exemplaire de la Somme des vices et des vertus en « l'église des Innocens à Paris, afin que ceste « matière fust sceue comme souveraine de touz ceulx t qui là le vouldroient lire. » Ce fut encore pour la reine Isabeau que fut faite, en 1598, une traduction de la passion, dont il y a trois exemplaires.... » (Léopold Delisle, le Cabinet des manuscrits, t. I, p. 50.)

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