‹ Le livre (volume 2)Chapitre 273 sur 322 · Tome IV, pages 506-307 et 549. (Catalogues · texte numérisé non relu

Tome IV, pages 506-307 et 549. (Catalogues

Un des plus anciens catalogues bibliographiques qui soient parvenus jusqu'à nous est celui de la "bibliothèque de V église de Saint-Emmeran de Ralisbonne; il a été rédioé en 1517....

... Il faudrait, pour en faire une étude complète (des systèmes de classification bibliographique), remonter jusqu'à Aristote (584-522 av. J.-C.),... rappeler le Novum organum du chancelier Bacon (1561-1626), etc.

11 faudrait mentionner aussi le catalogue des livres de la bibliothèque du monastère d'York, dont le diacre saxon Alcuin (755-804), — « l'homme le plus savant de son époque », au dire d'ÉGiNHARD ( Vie de l 'empereur Charles, chap. xxv, p. 55, trad. Teulet; Paris, Didot, 1856), et que Charlemagne avait attiré près de lui et choisi en quelque sorte pour précepteur, — nous a donné la liste. On trouve, sur ce sujet, de très intéressants renseignements dans l'ouvrage de Francis Monnier, Alcuin et son influence littéraire, religieuse et politique chez les Franks, pp. 9-10 (Paris, Durand, 1855; in 8), renseignements qui ont inspiré au Magasin pittoresque (février 1866, p. 59) les réflexions suivantes :

« Qui le croirait? Le premier catalogue, dont la disposition presque érudite mérite ce nom, est une œuvre de poésie, si ce n'est l'œuvre d'un poète. Avant qu'il ne vint en France pour y fonder l'école palatine, Alcuin, élève du savant Elbert, avait eu sous sa garde ce

qu'on pouvait alors considérer comme lune des plu; belles collections de livres qu'il y eût au monde, cell< du monastère d'York1; et il a plu au maître de Charle magne, en un jour de regrets, d'apprendre au mond< quelle était la valeur du trésor intellectuel jadis confit à ses soins. »

Voici l'énumération de ces trésors, telle que la pré sente Francis Monnier (op. cit., pp. 8-9 :

« C'est là que vous trouverez tous les ouvrages de* anciens Pères, tout ce que les Romains revendiquen pour eux, tout ce que la Grèce brillante a transmis au> Latins, toutes les pluies divines qui apaisent la soif du peuple hébreu, toutes ces lumières resplendissantes dont l'Afrique a recouvert ses ouvrages, les traités de Jérôme, d'Hilaire, de levèque Ambroise, d'Augustin, d'Athanase, le livre d'Orose, les enseignements d< Grégoire le Grand, de Léon; la parole éclatante de Basile et de Fulgence; Cassiodore, Jean Chrysostonn puis les doctrines d'Althelme2, de maître Bède, de Yi< torin et de Boëee ; les anciens historiens, [Trogue] Poi pêe, Pline, le pénétrant Aristote, et Cicéron, le grai orateur; enfin les chants de Sedulius". de Juvencus4 d'Alcime, de Clément, de Prosper, de Paulin. d'Arator», de Fortunat, Lactance, Virgile, Stace, Lucain; les écrits des maîtres de grammaire, Probus. Phocasi

1. Cette riche bibliothèque, rassemblée par ks soins de l'archevêque d'York Hegbert ou Egbert et de son paient el élève Elbert, fut malheureusement détruite par un incendie en l'an 1069. (Cf. Le Gallois. Traité des plus belles bibliol/n

de l'Europe, p. 80; Paris, Michallet. 1080; etLAitoi sse. op. rit . art. Egbert.)

2. « ALDHELMUSvel Altiielmus, abbas malmesburiensis. ... . (Ducange, Glossarium..., t. Vil, Index anelorum .)

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