Cf. id., op. cit., pp
5. « De toutes les substances gazeuses employées aujourd'hui,^ meilleure et Tune des plus actives est certainement le sulfure de carbone. » (Id., op. cit., p. 257.)
leur de la station d'essais chimico-agronomiques de Goritz (Autriche), dont le mémoire a obtenu le premier prix au concours ouvert, en 1 900. par le Congrès international des bibliothécaires1.
Ainsi, pour les blattes ou cancrelats, « des vases ouverts, contenant une certaine quantité de sulfure de carbone, sont répartis dans les différentes pièces infestées parles cancrelats; le liquide s'évapore très rapidement, et, au bout de vingt-quatre heures, toutes les blattes sont détruites et, par surcroît, tous les autres insectes qui pouvaient se trouver dans la pièce, soit à l'état parfait, soit à l'état de larves.
« Il va sans dire que l'on devra prendre soin de fermer les appartements, après avoir bien calfeutré toutes les jointures des portes et des fenêtres: ces précautions sont indispensables, attendu que les vapeurs toxiques se dissipent très rapidement -. » et que si les pièces qu'on se propose de désinfecter n'étaient pas bien closes, l'action de ces vapeurs ne produirait qu'imparfaitement son effet sur les insectes.
S'agit-il seulement de quelques volumes infectés ou suspects, on les enferme dans une boîte spéciale, « une boîte en bois garnie à l'intérieur d'une feuille métallique et fermant très hermétiquement. Dans
1. Cf. Mémorial tic la librairie française, i septembre 1002, pp. 493-494; — et supra, p. 2k2, note 1.
k2. IIOULBF.RT, O}). cit., p. 1 iô.
un coin de la boîte, vers la partie supérieure, — car les vapeurs du sulfure de carbone sont beaucoup plus lourdes que l'air (densité de vapeurs de CS2 2,645), — est placé un flacon à large orifice contenant quelques centimètres cubes de sulfure de carbone, ou simplement un tampon de mousseline imbibé de ce même liquide. La grandeur des boî-
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I AISSE EN 1501S POl l! LA DESINFECTION OES LIVRES PAR LE SULFURE DE CARBONE.
tes varie, bien entendu, avec les dimensions des volumes à désinfecter, et chaque bibliothèque pourra faire construire un matériel en rapport avec ses besoins.... La boîte rectangulaire en bois léger est doublée intérieurement d'une feuille de zinc soigneusement soudée aux jointures ; le rebord de la boîte porte, vers l'intérieur, une gouttière proportionnée aux dimensions de l'appareil ; on verse
de l'eau dans cette gouttière. D'autre part, le couvercle, également en bois garni de zinc, porte, en dessous, sur tout son pourtour, une lame verticale qui plonge dans l'eau : la fermeture de la boîte est ainsi absolument hermétique, et il n'y a pas à craindre que les vapeurs de sulfure de carbone puissent s'en échapper.
« Les volumes à traiter sont placés soit sur des châssis, à l'intérieur, soit simplement sur le fond de la boîte La pénétration des vapeurs de sulfure de carbone est si considérable que quelques heures suffisent pour une désinfection complète ; rien ne résiste à leur action, œufs, larves, nymphes, insectes parfaits sont asphyxiés en un temps très court. Il n'y a d'ailleurs aucun inconvénient à prolonger la fumigation, tout au contraire ; on sera ainsi plus certain de son efficacité.... Nous pensons qu'un délai de trente à trente-six heures est largement suffisant; cela dépend évidemment aussi de la masse des volumes et de leur état plus ou moins perméable1. »
Ajoutons que le sulfure de carbone ne décompose pas, comme le chlore, les substances organiques: il est donc absolument inoffensif pour le papier des livres et pour les reliures : cependant sa manipulation est des plus délicates, parce que ses vapeurs sont toxiques et très inflammables. Il faudra donc bien se garder d'ouvrir la boite près d'une lampe ou