Cf. Houlbert, op. cit., p. 51-52 et
2. Id., op. cit., p. 55. « Formique, du latin formica, fourmi, pour le radical form, plus la finale chimique ique, indiquant les acides. » (Littré, Dictionnaire.) « Leur singulière àcreté (des fourmis) est constatée par la chimie, qui a su tirer de leur corps le mordant acide formique. Elles le lancent parfois, quand elles sont en péril, comme un venin, à leurs ennemis. Elles l'emploient, dans certaines espèces, à sécher, noircir, brûler presque, les arbres où elles se font des demeures.... »» (Michelet, l'Insecte, p. 260.) « L'acide formique joue un grand rôle dans ces batailles (les batailles que se livrent entre elles les fourmis de différentes espèces).... Les décharges réitérées de ce fluide commencent par étourdir l'ennemi et finissent par l'asphyxier. » (Jules Levallois, l'Année d'un ermite, les Fourmis entre elles, pp. 115-116.) Un poète du siècle dernier, Charles Woinez (mort vers 1880), a célébré, en quatre chants, la Guerre des Fourmis (Paris, Lemerre, 1870; in-18) :
Je ne vois pas pourquoi je ne chanterais pas \ leur tour les Fourmis, ces insectes soldats. Les Fourmis, comme nous, sous leurs toits de pelouses, Ont des instincts cruels et des fureurs jalouses.
Le plus fort a raison chez ces petites bêtes, Comme chez nous, d'après le code des conquêtes. Leur théorie est simple, et les annexions Savent mettre à néant les protestations ;
On peut employer le formol de différentes manières'. S'agit-il d'un local à désinfecter? Voici, d'après le docteur Miquel, à qui l'on doit, en France, Tidée de la désinfection des bibliothèques par l'aldéhyde formique, et dont les recherches eurent lieu en 1805, un résumé de la façon de procéder :
On dissout environ une partie de chlorure de calcium dans deux parties de solution commerciale d'aldéhyde formique, et l'on humecte de ce mélange des bandes de toile qu'on étend dans ledit local, après avoir eu soin d'en fermer toutes les ouvertures. Au bout de vingt-quatre heures, tous les germes ou microbes qu'il renfermait sont anéantis, et il ne reste plus qu'à l'aérer pour chasser les relents pénétrants du formol.
Ce procédé est « infaillible », affirme M. Yve- Plessis2; malheureusement, l'odeur que dégage l'aldéhyde formique prend à la gorge et est des plus désagréables.
Pour désinfecter un certain nombre de volumes.
C«r, ici comme ailleurs, en toute circonstance. La victoire est d'accord avec la Providence. Etc. (Chant I, pp. 17, 19 et 20.)
Virgile, dans le livre IV de V Enéide (vers 402407), et Ln Fontaine, dans son poème de la Captivité de saint Mate (vers 357-365), ont aussi parlé, mais très brièvement, des mœurs des fourmis.
1. Gf. Houlbert. op. cit., p. 50: — Albert Maire, op. cit., p. 91 ; — R. Yve-Plessis, Petit Essai de bibiio-thérapeutique, pp. 11 et suiv.